
Les propos de Nicolas Sarkozy de ce soir sur la nécessité de privilégier la production avant que de promouvoir la consommation sonnent juste. La priorité est bien sûr la compétitivité. Elle seule conditionne la fin des déséquilibres commerciaux et budgétaires. L'allégement des charges sociales pesant sur le travail permet d'espérer la sortie du chômage. Mais pourquoi si peu et si tard ?

Notre manque de compétitivité se solde, en 2011, par un déficit commercial de 75 milliards. Pour inverser cette tendance, la TVA sociale constitue l'un des moyens de produire à des prix moins élevés, d'exporter plus facilement et de faire contribuer les importations. Mais il faut aussi plus de flexibilité, plus de capacités à innover, plus de financement pour les PME, plus de vrai dialogue social dans les entreprises.

Le premier forum de l'agenda 2012-2020 de François Bayrou était consacré au « redressement durable de la France ». Les débats, au sein des trois tables rondes ont été riches du fait de la diversité et des parcours personnels des intervenants. Nous avons évoqué une large palette de mesures à mettre en oeuvre pour redresser notre pays, miné par les dettes publiques et l'affaiblissement de son potentiel de production.


