Pérégrinations autour d’un mot : FRATERNITÉ

J’aime la Fraternité, j’aime son caractère chaud et altruiste.

Si la liberté et l’égalité sont les murs porteurs de notre édifice républicain, la fraternité en est le toit, le fédérateur. La liberté, ou plutôt les libertés, tout comme l’égalité ou les égalités, ne seraient que froids et tristes portants sans le couvert de la fraternité. Ce caractère fraternel, à l’heure où l’égoïsme, la réussite individuelle voire le chacun pour soi sont portés au pinacle, est immensément important.

Allant de pair avec la fraternité, je dirais qu’il y a l’empathie, cette capacité que nous pouvons avoir à, si ce n’est aimer l’autre, tout au moins le respecter et le valoriser.

Il y a bien entendu ces grands moments de fraternité collective, par exemple lors de la célébration de grands événements sportifs qu’ils soient nationaux (une coupe du monde de football…) ou locaux (un bouclier de Brennus…), ces moments, où le temps se suspend, où les barrières sociales, religieuses, ethniques, d’âge… tombent, pour tous ensemble se rassembler, fêter voire… communier !

Il y a bien entendu ces grands moments de fraternité collective, notamment après les attentats, la perte des enfants de la Nation que sont les militaires tombés au champ d’Honneur de la défense de nos valeurs et de la lutte contre le terrorisme… Tous ces moments où le peuple de France sait, fraternellement, se retrouver pour manifester douleur, peine, résilience voire colère, afin de défendre l’essentiel des valeurs qui nous rapprochent, toujours plus fortes que les fermants de la division.

Il y a bien entendu ces grands moments de fraternité collective, notamment quand chacun se sent concerné par le danger du moment qui, sous la forme d’un virus, touche indistinctement pour mettre en œuvre « la Grande Faucheuse ». Drapeau blanc ou applaudissements de 20h, c’est le soutien fraternel du peuple de France aux soignants qui s’exprime, au même titre que pour nos militaires en OPEX qui sont en première ligne pour nous défendre et protéger.

J’ai la naïveté diront certains, l’optimisme d’autres, la sagesse j’espère, de croire en l’Homme, en sa capacité à relever les défis les plus improbables, à se surpasser à certains moments pour tendre la main vers son prochain.

Je vous disais que liberté et égalité sans fraternité étaient orphelines, quoi de mieux que ces quelques mots de Shimon PEREZ pour résumer ma pensée : « La France a résumé en trois mots les choses essentielles à mes yeux, la liberté, l’égalité, la fraternité. Et c’est le leg de la France au monde, car ces trois valeurs sont des valeurs d’humanité, du monde dans son ensemble, et c’est la France qui les a apportés aux êtres humains. Le monde sans ces trois valeurs serait juste une catastrophe globale ».

Puisse-t-il être entendu…

Amitiés,
Philippe FOLLIOT

 

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