Romain Grau

 

Romain Grau est l’actuel député de la 1ère circonscription des Pyrénées-Orientales sous l’étiquette La République En Marche (La R.E.M.) et conseiller départemental du même département pour le canton du Moulin à Vent. 

Il est né à Perpignan le 21 juin 1974. Fils de viticulteurs de Villelomaque, il garde toujours en lui l’amour du monde rural et de la terre. Aujourd’hui encore, il poursuit l’activité de ses parents et fait porter le fruit de ses vignes à la cave coopérative de Passa.

Après l’obtention d’un diplôme de l’I.E.P. (Institut d’Études Politiques) de Paris en 1996, il entre en 2002 à l’E.N.A. (École Nationale de l’Administration) où il rencontre Emmanuel Macron, qu’il fréquente durant sa scolarité et à la C.F.D.T. (Confédération Française Démocratique du Travail). Comme celui-ci, il effectue son stage en Afrique et suite à cette expérience, tous deux militent pour baptiser leur promotion « Senghor », en hommage au grand humaniste. De cette période naît une amitié qui perdure encore à ce jour.

La carrière politique de Romain Grau débute avant son entrée à l’E.N.A. : entre 1997 et 1998, il est déjà attaché parlementaire du député socialiste Henri Sicre, puis du député socialiste, aujourd’hui écologiste, Jean Codognès, de 1999 à 2002.

À l’issue de ses études, il s’installe en tant qu’avocat en droit des affaires et en droit fiscal, d’abord dans les Hauts-de-Seine en tant qu’associé au sein du cabinet international TAJ, puis à Perpignan à partir de 2011, suite aux élections municipales de 2008 et à la demande de Jean Codognès, alors affilié Divers Gauche, qui le choisit comme colistier.

L’élection de 2008 est perturbée par l’« affaire des chaussettes » – le président d’un bureau de vote cachait des bulletins dans ses chaussettes pour faire basculer le scrutin. Une nouvelle élection est donc organisée en 2009. Romain Grau repart en campagne aux côtés de Jean Codognès, qui refuse l’alliance avec la socialiste Jacqueline Amiel-Donat au premier comme au second tour. C’est finalement la liste Jean-Paul Alduy, affilié U.D.I. (Union des Démocrates et Indépendants), que les électeurs reconduisent. Romain Grau devient donc conseiller municipal d’opposition avant de rallier la majorité. Il obtient alors le poste de vice-président responsable du développement économique au sein de la communauté urbaine, qu’il occupera jusqu’en 2014.

Afin de préparer les élections municipales de 2014, après avoir suivi Jean-Paul Alduy chez Les Républicains, il crée et préside l’association et groupe de réflexion « Perpignan 2020 », apparenté à droite, qui prône « la consultation citoyenne et la confrontation des idées ».

En 2014, il figure donc sur la liste de Jean-Marc Pujol (Les Républicains) et devient premier adjoint à la mairie de Perpignan, chargé des finances. Durant son mandat, il parvient à réduire la dette de la ville et à assainir ses finances. Pressenti pour diriger l’agglomération Perpignan Méditerranée Métropole en 2014, avec le soutien de Jean-Paul Alduy, il devient finalement conseiller communautaire chargé des affaires économiques.

La même année, en compagnie de plusieurs partenaires, dont Philippe Chabalier, président de la société d’ingénierie documentaire STUDEC, il est à l’initiative de l’unique offre de reprise envers la société EAS Industries, spécialisée dans la maintenance aéronautique, l’un des fleurons industriels des Pyrénées-Orientales, alors en liquidation judiciaire. À la demande des actionnaires, il en devient le Directeur Général. C’est seulement à la suite de son élection en tant que député en 2017, après avoir assaini et redressé les comptes de l’entreprise et maintenu 230 emplois sur 250, qu’il démissionne de ses fonctions, « afin que [sa] vie politique n’interfère pas dans celle de l’entreprise ».

En 2015, il est élu conseiller départemental des Pyrénées-Orientales, sous l’étiquette Les Républicains, dans le canton du Moulin à Vent avec sa binôme Isabele de Noell Marchesan. Il appelle à faire barrage au Front national lors du deuxième tour des élections cantonales, contrairement à son parti politique qui ne donne aucune consigne de vote. Après l’élection à la présidence de la socialiste Hermeline Malherbe, il devient un opposant farouche, tout particulièrement sur les questions financières et budgétaires.

Lors de la primaire de la droite et du centre pour l’élection présidentielle de 2017, il fait campagne pour Alain Juppé. Le 30 juin 2017, pour se conformer à la loi sur le cumul des mandats, il démissionne de son mandat de premier adjoint au maire de Perpignan ainsi que de celui de conseiller communautaire à la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole mais conserve, conformément à la loi, son mandat de conseiller départemental.

Spécialiste des questions fiscales, expérience développée en qualité de Commissaire du gouvernement en charge du contentieux fiscal pour le département des Hauts-de-Seine au sein du Tribunal Administratif de Versailles de mars 2004 à décembre 2007, ainsi qu’en qualité de Maître de conférence à l’I.E.P. de Paris où il enseigne la fiscalité dans le cadre du Master Affaires Publiques de Sciences Po dès 2005, il s’attache en tant que parlementaire membre de la Commission des Finances à poser de nombreuses questions écrites sur ce thème, toutes consultables sur le site de l’Assemblée Nationale.

Les questions économiques et sécuritaires sont au centre de ses préoccupations : il a ainsi été rapporteur spécial sur le budget de la police et de la gendarmerie nationales, avec sa collègue Nadia Hai, et soutient la candidature de Perpignan dans l’expérimentation de la Police de Sécurité du Quotidien.