Si seulement existait un fédéralisme européen de l'énergie
Publié le 12/04/2011
"C'est un sujet qui nécessiterait une concertation" mais qui "n'en a pas fait l'objet", a déclaré Philippe Marini, rapporteur général de la commission des Finances du Sénat, la chambre haute du parlement français, lors d'une rencontre avec la presse.
"Nous avons perçu que nos interlocuteurs (allemands) sont encore sous le coup de l'émotion" mais "il va falloir en sortir", a estimé pour sa part le président de cette commission, Jean Arthuis, ancien ministre de l'Economie et des Finances.
Il a souligné que l'Allemagne avait pris "des décisions contradictoires".
"Le gouvernement allemand a davantage réagi que placé la question dans une perspective de long-terme", a dit pour sa part Aymeri de Montesquiou, vice-président de la commission.
La chancelière Angela Merkel, qui vient d'ordonner l'arrêt au moins temporaire des plus vieux réacteurs allemands après la catastrophe de Fukushima, avait il y a quelques mois seulement décidé d'allonger la durée de vie de ces mêmes centrales.
"Nous respectons les décisions (de l'Allemagne) mais elles vont poser un certain nombre de problèmes dans le contexte européen et peut-être dans la relation franco-allemande", a indiqué M. Marini, exprimant la crainte que la décision allemande ne tire à la hausse les prix de l'électricité en Europe.
Interrogé sur les conséquences de la volte-face allemande sur le nucléaire français, M. Marini a affirmé qu'il n'y avait "pas de fédéralisme de l'énergie" en Europe, et maintenu que la France devait "préserver l'atout de compétitivité (que représente) la filière nucléaire".









