Régionales 2010: Le choix du Nouveau Centre obère son avenir
Publié le 30/11/2009
Le choix du Nouveau Centre, un mauvais coup porté au CENTRE
Les débats actuels à l’Assemblée Nationale et au Sénat sur le budget 2010, la suppression de la taxe professionnelle au profit d’autres dispositions fiscales qui inquiètent les élus locaux soucieux de pouvoir poursuivre leurs tâches sans cesse accrues avec des moyens suffisants, le bien fondé ou non du grand Emprunt, la réforme des collectivités territoriales, etc sont autant d’occasions pour les élus qui se réclament du Centre d’exprimer des réserves significatives sur les textes que leur présente le gouvernement à l’instigation du Président de la République. Les uns après les autres, tous les amendements qu’ils proposent sont soit rejetés soit acceptés à minima pour juguler leur grogne et les convaincre de « voter pour ».
Ceci démontre, à l’évidence, qu’existent des différences significatives sur le plan économique et social d’une part et dans la vision de la gouvernance de notre pays d’autre part entre la majorité UMP aux ordres du Président de la République et celles et ceux qui prétendent défendre les valeurs et la vision du « Centre ».
Sans casser la majorité ou rejoindre l’opposition dans ses critiques systématiques, tous ceux qui se disent « au centre » devraient s’unir pour mieux se faire entendre et constituer de véritables partenaires audibles et respectés du Parti du Président.
C’était l’ambition de « Rassembler les centristes » que de faire naître le plus rapidement possible la grande formation libre et indépendante, exigeante mais loyale vis-à-vis de ses alliés, dont notre pays a besoin pour assurer un véritable équilibre entre des conceptions différentes mais compatibles, s’il y a respect mutuel et volonté de synthèse, de la gouvernance de notre pays et de mise en œuvre des réformes de fond dont il a besoin.
Les élections régionales de mars 2010 constituaient une extraordinaire opportunité de construire ce rassemblement et d’offrir aux Français, qui refusent la gauche sous toutes ses formes, un choix alternatif leur permettant d’exprimer leurs préférences.
Les leaders du Nouveau Centre, en refusant la main tendue des autres sensibilités du Centre, n’ont pas voulu saisir cette opportunité de faire entendre leur différence, préférant continuer à vivre dans l’ombre de leur allié dominateur, en échange de places, marchandées certes mais « octroyées », leur donnant l’illusion d’exister parce qu’ils auront « leurs élus ».
Ce faisant, ils oublient l’adage « Qui t’a fait roi » (en l’occurrence qui t’a permis d’avoir des élus) qui leur sera opposé chaque fois qu’ils auront des velléités de se différencier significativement.
Le choix de l’indépendance au premier tour dans le cadre de listes de rassemblement de tous les centristes leur aurait permis de retourner à leur profit cet adage, en disant à leur partenaire. « Qui t’a permis d’être élu et de gagner sinon « nous » » ? D’obligés, ils devenaient « créanciers » et les élus qu’ils auraient eus correspondraient à la réalité de leur poids, ou plus exactement à celui de tous les centristes et non au leur, seul, qui est sûrement bien modeste car la stratégie de « défense de leurs postes » n’est guère appréciée, les électeurs ne voyant pas en eux une force politique réelle.
Ce faisant, ils auraient préservé leur propre avenir et conforté celui du Centre auquel ils disent appartenir (mais qui ne leur appartient pas à eux seuls) mais que leur comportement fragilise, permettant en outre aux citoyens de notre pays d’avoir une alternative au moment de voter entre les 2 composantes de la majorité présidentielle,- l’UMP et une grande formation de rassemblement de la famille Centriste-, de poids politique comparable.
Michel LOPEZ Alliance centriste Paris Daniel CAYOL Alliance centriste Paris








