Malgré ses nombreuses interventions à la tête du gouvernement, notre sénatrice Françoise FERAT désespère de voir l'enseignement agricole mis à l'écart
Publié le 27/10/2011
Enseignement agricole : Chronique d’une mort annoncée ?
Quid du budget à compter de l’année scolaire 2011-2012 ?
L’enseignement agricole accueillera cette année 173 000 élèves et étudiants au sein de 838 établissements secondaires publics et privés.
Si Françoise FÉRAT se félicite du succès de cette filière d’excellence, elle reste cependant inquiète suite aux conclusions du rapport sur l’évolution de l’économie nationale et sur les orientations des finances publiques qui prévoit que le programme 143 – enseignement technique agricole – soit transféré vers la mission agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales.
Rapporteur du budget de l’enseignement agricole au sein de la Haute assemblée, Françoise FÉRAT a fait part à de nombreuses reprises de ses plus vives inquiétudes quant à ce transfert.
La mise en place de la mission interministérielle dans le cadre de la mission enseignement scolaire était le fruit d’une volonté politique et institutionnelle afin de mettre en place des objectifs communs, en vue d’une plus grande efficacité quant au fonctionnement des institutions accueillant l’ensemble des élèves du secondaire.
L’éducation secondaire agricole forme ainsi aujourd’hui un ensemble cohérent, tel que le prévoit l’article 7 de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF).
Si la coordination interministérielle est à améliorer – la Cour des comptes a d’ailleurs préconisé la mise en place d’un chargé de coordination – la décision de retrait du programme 143 de la mission enseignement scolaire n’est aucunement fondée.
Au sein de cette mission, l’enseignement agricole dispose de l’attention et de la visibilité qui lui sont nécessaires ; en le transférant vers la mission agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales, ce ne sera plus le cas. Que survienne une crise au sein du monde agricole – elles y sont malheureusement nombreuses et fréquentes – et le budget de l’enseignement technique agricole sera pénalisé comme il l’était avant la mise en place de la LOLF.
Elle s’est donc étonnée de cette décision, prise sans concertation des parlementaires et qui ne permettra ni d’améliorer le fonctionnement de l’enseignement secondaire, ni de faire d’économies (l’enseignement agricole ne représente que 2 % de la mission enseignement scolaire). Dés lors, comment le Gouvernement peut-il justifier sa décision ?
Après être intervenue directement et à plusieurs reprises auprès de Luc CHATEL – ministre de l’éducation nationale – et de François FILLON – Premier ministre – et n’ayant pas obtenu de réponse satisfaisante, elle a de nouveau adressé un courrier à François FILLON, Luc CHATEL, et François BAROIN – ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat – pour leur faire part de ses plus vives inquiétudes ; courriers qui restent à ce jour en attente d’une réponse…








