Le nucléaire attend une gouvernance mondiale
Publié le 16/03/2011
Les Japonais nous impressionnent par leur dignité, leur calme et leur courage face à la catastrophe. La crise nucléaire qui les affecte est devenue une nouvelle crise mondiale, pas seulement technique mais politique, une crise de confiance. Voici un thème majeur, imprévu, qui s’invite au G20 présidé par la France.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit en débattre et mandater l’Agence internationale de l’énergie atomique pour procéder à une expertise transparente des événements japonais. Elle doit recevoir la compétence et les moyens requis pour évaluer chacun des 400 réacteurs en fonctionnement dans le monde.
La France, deuxième parc nucléaire du monde, derrière les Etats-Unis et devant le Japon, et l’Union européenne, dont Euratom est l’un des piliers historiques, ont le devoir d’organiser l’indispensable débat public. Les autorités nationales de sûreté nucléaire, à l’exemple de celle de la France, sont appelées à y jouer un rôle essentiel par la franchise de leur expression. Tous les risques pesant sur le nucléaire doivent être évalués, notamment le terrorisme et les maintenances sous-traitées. Enfin, le renforcement des efforts de recherche pour renforcer la sécurité des réacteurs, voire empruntée par la France avec l’EPR, constitue une priorité absolue. A l’instar de la finance, le nucléaire attend une gouvernance mondiale.








