Indemniser mieux et plus justement les chômeurs.
Les dernières réformes apportées au système de retraites français ne sont que des colmatages cherchant à résoudre les problèmes de court terme mais ne sont en rien des solutions de long terme, le financement à long terme n'est pas résolu et rien ne permet de penser que nous sommes à l'abri d'autres crises qui mettront définitivement en péril le financement des retraites.
L'Alliance Centriste préconise de mettre en place un système par points plus simple et plus équitable qui est présenté synthétiquement ci-dessous et détaillé dans le dossier suivant.
Télécharger le dossier sur la réforme des retraites préconisée par l'Alliance Centriste en cliquant ici.
Dossier : Retraite (Septembre 2010)
Le projet de loi du gouvernement
1ère proposition :
Augmenter la durée d'activité de manière « progressive et juste »
- L'âge légal de départ à la retraite sera de 62 ans en 2018, à raison de 4 mois par an à partir de 2012. Cela concerne les personnes nées après le 1er juillet 1951.
- Cette mesure concernera les salariés du secteur public et du secteur privé.
Modernisons l'Hôpital
Au milieu de la polémique concernant la loi HPST : hôpital, patient, santé et territoire, il est temps de faire des propositions de modernisation des organisations du travail avec l'ensemble des acteurs de santé.
L'inquiétude des médecins sur la gestion des hôpitaux confiée au directeur est un faux problème empêchant la réalisation de propositions objectives.
L'hôpital est riche de compétences, de métiers, tous ces acteurs doivent trouver leur véritable place au sein de l'institution de façon équitable et sans gâchis.
Le déficit financier est souvent lié à des failles d'organisation et à de mauvaises répartitions de moyens, il est nécessaire de moderniser le management, des solutions sont possibles :
Prenons quelques exemples, le regroupement de consultations, et des laboratoires autour d'un seul secrétariat, le partage des blocs opératoires, la réorganisation interservices : transports, coursiers, brancardage ..., une planification des activités plus rigoureuse : visite médicale effectuée de bonne heure le matin afin de répartir les soins directs et indirects plus rapidement dans les différents secteurs : examens de laboratoire, préparation en diététique, commandes pharmaceutiques .... Si ces nouvelles organisations engendrent des économies, en aucun cas elles se feront au détriment des soins aux malades.
Ces activités relèvent de la responsabilité des cadres de santé, mais pour se faire, ils doivent être autonomes et responsables, leur place doit être reconnue par le corps médical.
En effet les cadres de santé, les cadres supérieurs de santé, et la Direction des soins peuvent trouver aussi une place dans cette nouvelle loi, ils ont un rôle essentiel, une connaissance des rouages et sont les interlocuteurs et représentants de l'ensemble des personnels paramédicaux. Tous ces personnels participent à l'élaboration des projets si nous voulons les motiver et ne pas les considérer comme des simples exécutants. Les acteurs s'impliquent dans le changement s'ils y trouvent un sens en participant à la conception et à l'organisation du travail.
Partant du principe que le projet médical fusionne avec le projet de soin allant vers le projet des patients, les investigateurs principaux se retrouvent ainsi au comité de direction. Il serait dommageable de parler stratégie d'établissement, technologies de compétences médicales, d'offres de soins, sans parler de l'organisation générale des soins, de la qualité et de la sécurité des soins à l'hôpital.
Indemniser mieux et plus justement les chômeurs.
Au regard des conséquences sociales, la véritable crise n'est pas la crise de la finance mais celle de l'emploi avec son corollaire, le chômage. Il reste l'un des plus élevés d'Europe.
Les plus touchés sont les moins qualifiés, et parmi eux, les jeunes, et le plus souvent ceux issus de l'immigration. S'il faut préserver l'emploi, il faut aussi renforcer les dispositifs de protection sociale, faute de quoi le risque est grand de connaître un sévère appauvrissement de la population. Notre responsabilité est de favoriser la formation aux emplois de demain, de renforcer les actions contre le chômage de longue durée et surtout en faveur des jeunes à qualifiés ou non qualifiés à qui pourraient ne jamais connaître de leur vie les avantages d'un emploi stable.
Avec la crise, ce sont en premier lieu les emplois précaires qui ont été détruits : CDD, intérim,... (ils représentent 70% des entrées au chômage). Or nous savons que les indemnités chômage liées à ces emplois sont souvent très précaires, puisque relatives à la durée de cotisation en période d'emploi. Les mesures prises actuellement tendent à privilégier les chômeurs issus des plans sociaux (à peine 30% des entrées au chômage) des grandes entreprises (Continental, ...) qui bénéficient d'une représentation syndicale forte. Il serait plus juste que des mesures soient prises en faveur des chômeurs les plus vulnérables, que l'on peut nommer comme les « laissés-pour-compte ».
Diminuer la pauvreté.
L'instauration du RSA a été une mesure efficace pour améliorer le sort des exclus du travail ainsi que ceux qui sont en situation de pauvreté tout en travaillant, surtout à temps partiel.
Selon l'approche relative de la pauvreté, on estime qu'une hausse de 100 chômeurs conduit à une augmentation d'environ 43 pauvres au seuil de pauvreté à 60% ainsi qu'environ 22 ménages allocataires du RSA. Les dépenses de RSA augmenteront d'environ 10% sous le seul effet de la conjoncture économique d'ici fin 2010, ce qui pose problème au niveau des finances des collectivités territoriales qui sont compensées par l'Etat avec retard au titre de ces dépenses.
Les bénéficiaires du RSA qui ont un emploi l'exercent, pour la plupart, à temps partiel subi, et concentré dans quelques branches d'activités : distribution de proximité, commerce, services à la personne... Une incitation à travers des charges sociales allégées dans ces secteurs pourrait avoir pour conséquence de diminuer fortement le nombre de bénéficiaires du RSA.
Villes et banlieues : renforcer un habitat social HQE et attrayant en favorisant la mixité sociale.
Le problème ne se situe pas dans l'espace rural et les communes petites et moyennes où la démographie se maintient et où la fracture numérique est en train de disparaître. Les communes rurales et les villes moyennes satellites des grandes villes ont été suffisamment équipées, de telle façon que dans la plupart des cas les paysages ont été enlaidis.
Le problème se situe dans les très grandes villes et leurs banlieues, ces cités de relégation où le lien social est distendu, où les commerces et les administrations publiques ont disparu pour laisser place aux barres d'immeubles inhospitaliers, quels que soient les efforts des uns et des autres sur le terrain ; ce système de « débrouille » accentue l'impression d'exclusion, voire « d'exception nationale » alors devenue synonyme d'exemption : les lois sont pour les autres. « Ici c'est notre loi ». Cela ne peut plus durer. Ce schéma produit ses effets à moyen terme sur les générations suivantes, surprises, malmenées et incomprises, sources de malentendus qui obèrent durablement l'unité nationale.
Ces viviers de nouvelles générations, doivent accéder à et les territoires doivent y concourir à à la connaissance et à la réalisation personnelle.
Alors la pénurie inadmissible et durable de l'habitat social doit être enrayée. Nos engagements doivent être clairement affichés en faveur d'un habitat social de haute qualité basée sur les critères environnementaux les plus exigeants. L'idée de mixité sociale et géographique est incontournable. Un habitat social accueillant contribuera à éviter toute forme de discrimination en faveur d'une intégration nécessairement réussie.








