Françoise Férat défend l'enseignement agricole
Publié le 29/01/2009
Françoise Férat, Sénateur de la Marne, porte au Sénat le flambeau de l’enseignement agricole. Elle en défend le budget tous les ans, et fait la promotion de ce secteur d’excellence qui souffre malheureusement d’un déficit de notoriété et de préjugés tenaces. Lors de la discussion du budget, Françoise Férat a fait adopter, après un long combat, un amendement augmentant sensiblement les crédits de l'enseignement agricole, ce qui permettra d'éviter des fermetures de classes.
Elle est particulièrement attachée à la défense de cette filière originale. L'enseignement agricole présente en effet de nombreuses spécificités. Enseignement « technique », il relève du Ministère en charge de l’Agriculture depuis la création de celui-ci en 1881. Il représente, par le nombre d'élèves, d'apprentis, d'étudiants et de stagiaires en formation continue, la deuxième communauté éducative en France et occupe une place originale au sein du paysage éducatif français. C’est un enseignement de grande qualité. Il la doit à ses particularités (pluralité de ses missions, petite dimension), mais surtout aux valeurs sur lesquelles il se fonde et à sa dynamique d'innovation. Il apporte une plus value à l'ensemble de notre système de formation, par ses destinataires, ses objectifs et son actualité. En effet, il n’est pas seulement destiné aux enfants d’agriculteurs, qui forment aujourd’hui moins de 17% de ses effectifs.
Solidement ancrés dans les territoires, les établissements d'enseignement agricole participent à l'animation et au développement des espaces ruraux. Ils peuvent apporter des réponses adaptées à des besoins très divers : « remettre sur les rails » des élèves en situation d'échec dans le système général, et dispenser une formation d'excellence, dans des établissements équipés d'un matériel scientifique de pointe. Preuve de l’étendue de ses missions, il forme à quatre grandes « familles » de métiers : la production, la transformation (industries agroalimentaires), l'aménagement (travaux paysagers, protection de l'environnement, gestion et maîtrise de l'eau) et les services en milieu rural (services aux personnes et aux entreprises, commerce, tourisme).
D’autre part, l’enseignement agricole a bâti son identité sur un projet clair, reposant sur un double objectif de promotion scolaire et sociale, et un objectif « technique » d'accompagnement du développement de l'activité du secteur agricole et des évolutions de l'agriculture française. Il a dû – et il a su – s’adapter aux nombreuses mutations du monde rural. Car l'agriculture renvoie aujourd'hui à des questions et des défis qui concernent notre société et notre avenir commun. Dès lors, l’enseignement agricole apparaît comme profondément adapté aux enjeux actuels. La conception même du développement de l'agriculture a sensiblement évolué, passant d'une pratique essentiellement « productiviste » à des objectifs plus complexes. Le monde agricole doit prendre en compte à la fois le souci de l'environnement, de la protection de la nature, de la qualité alimentaire et sanitaire des produits, et de l'insertion des agriculteurs au sein de la société.
Les questions éthiques sont également ressenties comme une exigence de plus en plus forte chez les consommateurs, avec notamment le développement des OGM. Fort de ses spécificités, l’enseignement agricole peut ainsi disposer d’une plus grande réactivité pour s'adapter aux besoins des secteurs professionnels et des territoires, en proposant des réponses complémentaires et variées aux besoins de formation et de qualification.








