François ZOCCHETTO, sénateur Alliance Centriste, alerte sur le trafic de médicaments
Publié le 11/01/2011
Communiqué de Presse
François Zocchetto, sénateur de la Mayenne, groupe Union centriste, interpelle la secrétaire d’Etat à la Santé sur le trafic de médicaments : « Ce trafic est entre les mains de mafias. En France, nous devons montrer l’exemple. »
Mardi 11 janvier 2011, François Zocchetto, sénateur de la Mayenne, groupe Union centriste, a interpellé la secrétaire d’Etat à la Santé, Nora Berra, sur le trafic de médicaments. Pour le sénateur, « Trafic de drogue et trafic de médicaments sont aussi odieux l’un que l’autre. A de nombreux égards, ils sont d’ailleurs comparables. »
François Zocchetto, inquiet de la prolifération du trafic de médicaments, qui, s’il est toujours endémique dans les pays en développement, n’épargne plus personne avec l’Internet, a rappelé qu’un double appel avait été lancé pour la mise en place d’un cadre répressif international à la mesure de l’enjeu : le premier de la Commission à une législation spécifiquement européenne en la matière, le second, de Jacques Chirac pour la signature d’une Convention internationale de lutte contre les faux médicaments.
Le sénateur regrette que, pour l’heure, ces deux appels n’aient pas rencontré le même écho : si, le 7 décembre dernier, le Conseil de l’Europe a adopté la convention MEDICRIME, tout premier outil juridique international ouvert à la signature d’Etats non membres du Conseil de l’Europe qui criminalise la contrefaçon de produits médicaux, il n’existe pour le moment pas de Convention internationale.
François Zocchetto a demandé au Gouvernement que la France pèse de tout son poids pour qu’une telle convention soit signée en 2011. Sur le plan interne, il a plaidé pour la mise en place d’équipes pluridisciplinaires pour enquêter et lutter contre ce trafic.
Le trafic de médicaments en quelques chiffres
200 000 décès estimés par an, souvent des personnes fragiles et défavorisées. Selon l’OMS, le trafic de faux médicaments représenterait 10 % du marché pharmaceutique mondial, soit 45 milliards d’euros. En 2009, Interpol estimait que le marché des médicaments contrefaits vendus sur Internet était bien plus rentable que le trafic de drogue.








