En Pays de la Loire, les élus de l'Alliance Centriste se regroupent pour contester la gouvernance régionale
Publié le 20/09/2010
Centristes : une Région « trop nantaise ».
18 septembre 2010
Trop nantaise. L'Alliance centriste voit la main de Nantes et de son maire, Jean-Marc Ayrault, sur nombre de décisions du conseil régional. À commencer par l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Déjà, les centristes y étaient opposés. Mais quand il a été question de fermer, du coup, l'aéroport d'Angers-Marcé, ils ont vu rouge. « Il faut faire attention à l'équilibre des territoires. »
Trop urbaine. La main de Nantes, encore, derrière la politique de la Région vis-à-vis des agriculteurs. « En juin, lors du vote du budget supplémentaire, les aides habituelles leur ont été accordées. Il n'y a pas eu d'effort supplémentaire pour faire face à la crise du monde agricole. »
Trop politicienne. Le conseil régional passe trop de temps à « critiquer la politique du gouvernement et à préparer 2012 », dénonce l'Alliance centriste. Avec des répercussions « politiciennes » dans les Pays de la Loire. Et de citer la suppression de subventions à la ville de Cholet pour cause de mésentente entre le maire (CNI) et un élu d'opposition (PS). De rappeler l'échec de l'installation d'un complexe touristique (Center Parc) dans le Maine-et-Loire : « Le conseil régional n'a pas soutenu le projet. Tout cela parce qu'il était porté par Christophe Béchu », le président, UMP, du département.
Trop idéologique. L'exemple, pour les centristes : la décision d'implanter un lycée public à Beaupréau, dans le Maine-et-Loire. « Le réservoir démographique n'est pas suffisant. » Au contraire, les centristes militent pour une ouverture à Carquefou, dans la banlieue nantaise. « L'idéologie prend le pas sur le pragmatisme. »








