Nous suivre ? Fermer
 

Education : vers plus d'autonomie des maîtres et des établissements

Education : vers plus d'autonomie des maîtres et des établissements

 

Il faut revenir aux bases : garantir à chaque élève un ensemble de connaissances et d'aptitudes lui permettant d'accéder à une réussite scolaire puis professionnelle.

Il faut que chaque maître organise son travail en fonction des besoins de ses élèves avec un tronc commun de connaissances à acquérir, des classes de soutien ou des établissements adoptant un système pédagogique adapté, parfois en internat.

 Il faut réduire de façon drastique l'échec scolaire. De ce point de vue, chaque établissement devrait être libre de conduire la politique qu'il désire. De nombreuses expériences pilotes ont donné des résultats mais n'ont pas été autorisées par le ministère.

 Il faut préserver les écoles rurales en assouplissant les règles d'ouverture et de fermeture. Encourager les regroupements d'école et favoriser, en milieu rural, la coopération entre école publique et école privée implantées sur un même site.

 De même réduire la violence dans les collèges passe par plus d'autonomie pour les éducateurs. On sait que les élèves déstabilisés sont issus de familles elles-mêmes déstabilisées où l'autorité et les repères font défaut. Dans ces collèges, il faut renforcer le nombre et la qualité des éducateurs et leur permettre d'exercer une autorité stabilisatrice en coordination avec le principal de ces établissements.

 Offrir à tous les lycées de France un accès égal aux classes préparatoires et aux autres filières sélectives. L'argent mis dans les programmes pour les banlieues devrait être mobilisé en premier pour aider les élèves des ZEP à accéder aux meilleures écoles.

 Il faut revaloriser l'enseignement initial technique et agricole et favoriser les partenariats entre PME, localités, recherche et enseignement professionnel.

 Suppression de la carte scolaire : les parents doivent rester libres d'inscrire leurs enfants dans l'établissement de leur choix. Jusqu'à présent la carte scolaire n'a pas empêché les ghettos, la préserver ne résout pas le problème dont la solution se trouve dans une urbanisation où la mixité sociale est respectée.

 Renforcer l'apprentissage des langues en commençant plus tôt et en accentuant l'évaluation orale. Les Français n'ont pas acquis assez tôt la pratique orale des langues, l'apprentissage français est basé sur l'écrit, ce qui décourage beaucoup d'élèves qui pourraient faire leurs preuves à l'oral mais qui sont rapidement découragés par des notes écrites médiocres.

 Introduire les universités dans la compétition académique

L'Université ne doit plus être le parent pauvre de l'enseignement supérieur. C'est la fierté et l'avenir de notre Pays que d'avoir une formation universitaire reconnue et engagée à égalité de moyens et d'actions sur le territoire. Nous devons veiller à supprimer les « doublons »  et les inégalités. A terme, les « grandes écoles », spécificité française, devront s'allier à l'université, afin de ne pas être isolées dans le système universitaire européen et mondial.

 Augmenter les moyens de l'université pour atteindre, par étudiant, le niveau concurrentiel nécessaire avec  les autres  grands pays développés.

 Assurer une plus grande autonomie des établissements universitaires, grâce à des élections collégiales de présidents et directeurs tout en assurant un contrôle extérieur régulier.

L'industrie française manque d'ingénieurs et de chercheurs dans beaucoup de filières.

 Les étudiants des grandes écoles, y compris par exemple ceux issus de Polytechnique, choisissent la finance ou le commerce. Il faut encourager l'orientation vers des études et la recherche scientifiques afin d'assurer une plus  grande maîtrise par la France de ses secteurs de pointe. Bien entendu la recherche de notre point de vue ne vaut que si elle est partagée et exercée en communauté scientifique au niveau européen. Une recherche ambitieuse et opérationnelle favorise  à l'évidence le tissu industriel français. Les brevets déposés en France sont en nombre et en qualité parmi les premiers du monde. Pourquoi leur exploitation est elle conférée à d'autres pays ? Recherche et industrie ne peuvent plus s'ignorer.

 Formation et orientation professionnelle : La décentralisation a augmenté la part prise en charge par les collectivités territoriales dans le coût du système scolaire. Les projets des établissements éducatifs doivent donc se faire en partenariat avec la collectivité. Ce partenariat pourrait aboutir à une formation davantage liée aux besoins des collectivités et assurer un emploi à l'élève grâce à la formation en alternance.

 La formation en alternance réconcilie les élèves avec l'école et répond à un besoins réel d'activités.

 



L'aspect concret de la formation en alternance réconcilie les élèves avec les études. Pendant tout le contrat de formation, le jeune a le temps d'évaluer l'attrait du métier et son employeur de mieux connaître celui qui sera peut-être son salarié. La formation en alternance est donc un long processus de recrutement qui évalue les capacités humaines et techniques.

 

Toute formation en alternance correspond à un besoin réel de l'activité économique, elle est le plus souvent créée à la demande de l'industrie.

 

L'alternance n'est pas réservée aux métiers les plus simples puisque beaucoup de techniciens supérieurs dans des domaines tels que l'informatique ou la chimie viennent de l'alternance, certaines formations aboutissent in fine au métier d'ingénieur.

Le salaire, encadré par la loi, que reçoit l'alternant est une motivation certaine qui le met dans une situation plus saine que celle du stagiaire rémunéré à la discrétion de son employeur.



  • Jean ARTHUIS interviendra ce soir mercredi 16 mai sur LCI à 20h. Il sera l'invité d'Emmanuel Kessler..          
                  
  •  Dorothée PINEAU, candidate aux législativess dans le 92, consultez son blog de campagne : www.dorotheepineau.fr

    +
  • Dans un communiqué de presse, Jean ARTHUIS et François ZOCCHETTO, président du groupe centriste du Sénat et sénateur Alliance centriste annoncent leur décision de voter Sarkozy au second tour des élections.
                
  • La fédération AC de la Loire vient d'être créée. Jean-Marie PABEAU, Président, et les membres du bureau vous attendent sur leur blog.

  • La fédération AC du LOT est heureuse de l'élection de son président, Michel ROUMEGOUX, au Conseil général du Lot.

  • LE LIVRE DE JEAN ARTHUIS. Présentation dans les médias, cliquer ici

  • Le blog de Jean ARTHUIS est de nouveau actif. Lisez sa dernière chronique en cliquant ici.

  • La fédération Alliance centriste de Paris a procédé au renouvellement de son bureau, cliquer ici pour en prendre et connaissance.
.