Devoir d'actions : la nécessité de rassembler les centristes (Jean Arthuis)
Publié le 29/01/2009
Ainsi, le constat est-il sans appel : la France décroche de la mondialisation.Ainsi, le besoin de réformes est-il évident.
Mais, avoir une vision claire de la situation actuelle de la France et de l’Europe, est-ce suffisant ? Avoir conscience du besoin urgent de réformes structurelles dont notre pays nécessite, est-ce suffisant ? Est-ce suffisant de faire le bon constat et d’entrevoir les solutions qui s’imposent, si l’on ne peut se faire entendre ?
En l’état actuel de notre famille politique, comment les centristes pourraient-ils peser sur le devenir collectif ? Comment pourraient-ils être en mesure de redevenir acteurs et responsables ? Comment pourraient-ils, même, porter les valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes qui sont les leurs ? En l’état actuel de notre famille, les centristes n’ont plus d’autre alternative que l’impasse et le silence.
Question encore plus embarrassante : lorsque l’on croit en ses valeurs, lorsque l’on fait un constat aussi alarmant que le nôtre, lorsque l’on pense pouvoir avancer un projet salutaire, a-t-on le droit de ne rien faire ? Parce que l’UDF a mis son expression politique en sommeil pour trois ans à Villepinte le 30 novembre 2007, allons-nous nous résigner à trois ans de silence ?
Allons-nous supporter que notre courant de pensée soit laissé en jachère ? Devons-nous renoncer à travailler le fond, exprimer notre vision, formuler notre projet et nos propositions en déclinant les valeurs qui nous identifient ? Poser ces questions, c’est déjà y répondre : la nécessité de nous rassembler s’impose à nous, quelles que soient nos appartenances actuelles, parce que nous n’avons pas un droit, mais un devoir d’action. Alors, comment rassembler ? Certainement pas en créant un nouveau parti. Un de plus. Certainement pas en divisant davantage une force politique déjà émiettée.
Non, nous devons créer les conditions du rassemblement.
Ces conditions, créons-les, ensemble.








