Dépenses publiques: pour la gauche c'est faites ce que je dis et pas ce que je fais
Les sénateurs du groupe de l'Union centriste et républicaine ont exprimé jeudi 13 octobre 2011 "leur inquiétude quant à la nouvelle gouvernance du Sénat" dénonçant "un accord bilatéral" entre l'UMP et le PS.
« Cet accord bilatéral, outre les premières conséquences budgétaires et politiques néfastes qu'il produit, ne fait que renforcer ce que nous, centristes, dénonçons comme une dérive de la démocratie : la bipolarisation de la vie politique », déclare le président du groupe François Zocchetto dans un communiqué. Les sénateurs centristes s'alarment notamment « de la création de nouveaux groupes politiques et de nouvelles commissions entraînant des frais de fonctionnement accrus ». « Au moment où chacun sait bien qu'il faut être économe, où l'on demande des efforts à tous les Français, où l'on attend des élus qu'ils soient exemplaires, voici des mesures pour le moins étonnantes et inquiétantes », souligne François Zocchetto.
Petits arrangements - Dénonçant « la bipolarisation renforcée » « des plus alarmantes », le sénateur de la Mayenne estime que « les réformes dont notre pays a besoin ne pourront aboutir dans un affrontement, ou dans de petits arrangements, camp contre camp ». M. Zocchetto avait écrit mercredi au nouveau président socialiste du Sénat, Jean-Pierre Bel, pour protester contre une « iniquité » dans la répartition des rapports parlementaires.
Avec le basculement du Sénat à gauche lors des dernières sénatoriales du 25 septembre, le groupe centriste a perdu le rôle d'arbitre qu'il occupait précédemment alors que l'UMP n'avait pas à elle seule la majorité absolue. Il possédait les présidences de deux commissions permanentes, Jean Arthuis à la commission des Finances et Muguette Dini à la commission des Affaires sociales.
Deux nouvelles commissions - M. Arthuis a été remplacé par l'ancien rapporteur général du budget, le sénateur UMP Philippe Marini en vertu d'un accord de gouvernance global passé entre le groupe PS et UMP, et Mme Dini par la sénatrice communiste Annie David. Jean-Pierre Bel a souhaité la création de deux nouvelles commissions, de la Défense et du Développement durable ainsi que l'abaissement du seuil de constitution des groupes de 15 à 10 membres pour notamment satisfaire les demandes des dix sénateurs écologistes.








