Communiqué de presse de Jean Arthuis : l'insécurité frappe d'abord dans le monde du travail, il ne faut pas se tromper de priorité
Publié le 02/09/2010
Arthuis (centriste) vent debout contre le "virage sécuritaire du gouvernement"
3 septembre 2010
Le président centriste de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, est vent debout contre "le virage sécuritaire" du gouvernement et assure qu'il ne peut "suivre" ce dernier "lorsqu'il prend de tels chemins", vendredi dans un communiqué.
Alors que le débat sur le texte sur la sécurité, Loppsi 2, débute le 7 septembre au Sénat, le sénateur également président de l'Alliance centriste estime qu'"il n’est pas nécessaire de modifier à nouveau l’arsenal répressif car il existe suffisamment de dispositions dans notre droit pour sanctionner les crimes et les attentats qui nous affligent".
"La +dénaturalisation+ souhaitée par le président de la République des personnes d'origine étrangère qui auraient volontairement porté atteinte à la vie d’une personne dépositaire de l’autorité publique et l'agitation médiatique autour des Roms stigmatisent nos concitoyens d’origine étrangère", dénonce-t-il.
"Qu’il soit clair que nous ne pouvons pas suivre le gouvernement lorsqu’il prend de tels chemins", prévient-il.
Il critique "le lien arbitraire entre délinquance et immigration mis en exergue par le gouvernement" et "propose de faire respecter les règles en vigueur plutôt que de légiférer une nouvelle fois".
Il "rappelle que les circonstances de retrait de la nationalité sont déjà inscrites dans notre Code pénal" et déclare qu'"en allant plus loin, le gouvernement prendrait le risque de créer des apatrides".
Pour lui, "la surenchère sécuritaire devenue largement incantatoire ne fait qu'accroître les tensions entre les Français alors qu'ils ont besoin d’apaisement et de solidarité dans un contexte économique et social difficile".
Pour le sénateur de la Mayenne, "l'insécurité frappe d’abord dans le monde du travail, et il ne faut pas se tromper de priorité".
Lire le communiqué de presse en entier :
Jean Arthuis, inquiet du virage sécuritaire opéré par le gouvernement
Alors que le débat sur la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité (LOPPSI 2) doit commencer au Sénat le 7 septembre prochain, Jean Arthuis, président de l’Alliance Centriste, s’inquiète du virage sécuritaire du gouvernement.
Pour le sénateur de la Mayenne, il n’est pas nécessaire de modifier à nouveau l’arsenal répressif car il existe suffisamment de dispositions dans notre Droit pour sanctionner les crimes et les attentats qui nous affligent.
La « dénaturalisation » souhaitée par le Président de la République des personnes d’origine étrangère qui auraient volontairement porté atteinte à la vie d’une personne dépositaire de l’autorité publique et l’agitation médiatique autour des Roms, stigmatisent nos concitoyens d’origine étrangère.
Jean Arthuis critique le lien arbitraire entre délinquance et immigration mis en exergue par le gouvernement. Il propose de faire respecter les règles en vigueur plutôt que de légiférer une nouvelle fois. Il rappelle par exemple que les circonstances de retrait de la nationalité sont déjà inscrites dans notre Code pénal. En allant plus loin, le gouvernement prendrait le risque de créer des apatrides.
La surenchère sécuritaire devenue largement incantatoire ne fait qu’accroître les tensions entre les Français alors qu’ils ont besoin d’apaisement et de solidarité dans un contexte économique et social difficile. Pour Jean Arthuis, l’insécurité frappe d’abord dans le monde du travail, et il ne faut pas se tromper de priorité.
« Qu’il soit clair que nous ne pouvons pas suivre le Gouvernement lorsqu’il prend de tels chemins. »
Jean Arthuis, Président de l’Alliance Centriste
Le président centriste de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, est vent debout contre "le virage sécuritaire" du gouvernement et assure qu'il ne peut "suivre" ce dernier "lorsqu'il prend de tels chemins", vendredi dans un communiqué.
Alors que le débat sur le texte sur la sécurité, Loppsi 2, débute le 7 septembre au Sénat, le sénateur également président de l'Alliance centriste estime qu'"il n’est pas nécessaire de modifier à nouveau l’arsenal répressif car il existe suffisamment de dispositions dans notre droit pour sanctionner les crimes et les attentats qui nous affligent".
"La +dénaturalisation+ souhaitée par le président de la République des personnes d'origine étrangère qui auraient volontairement porté atteinte à la vie d’une personne dépositaire de l’autorité publique et l'agitation médiatique autour des Roms stigmatisent nos concitoyens d’origine étrangère", dénonce-t-il.
"Qu’il soit clair que nous ne pouvons pas suivre le gouvernement lorsqu’il prend de tels chemins", prévient-il.
Il critique "le lien arbitraire entre délinquance et immigration mis en exergue par le gouvernement" et "propose de faire respecter les règles en vigueur plutôt que de légiférer une nouvelle fois".
Il "rappelle que les circonstances de retrait de la nationalité sont déjà inscrites dans notre Code pénal" et déclare qu'"en allant plus loin, le gouvernement prendrait le risque de créer des apatrides".
Pour lui, "la surenchère sécuritaire devenue largement incantatoire ne fait qu'accroître les tensions entre les Français alors qu'ils ont besoin d’apaisement et de solidarité dans un contexte économique et social difficile".
Pour le sénateur de la Mayenne, "l'insécurité frappe d’abord dans le monde du travail, et il ne faut pas se tromper de priorité".
Lire le communiqué de presse en entier :
Jean Arthuis, inquiet du virage sécuritaire opéré par le gouvernement
Alors que le débat sur la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité (LOPPSI 2) doit commencer au Sénat le 7 septembre prochain, Jean Arthuis, président de l’Alliance Centriste, s’inquiète du virage sécuritaire du gouvernement.
Pour le sénateur de la Mayenne, il n’est pas nécessaire de modifier à nouveau l’arsenal répressif car il existe suffisamment de dispositions dans notre Droit pour sanctionner les crimes et les attentats qui nous affligent.
La « dénaturalisation » souhaitée par le Président de la République des personnes d’origine étrangère qui auraient volontairement porté atteinte à la vie d’une personne dépositaire de l’autorité publique et l’agitation médiatique autour des Roms, stigmatisent nos concitoyens d’origine étrangère.
Jean Arthuis critique le lien arbitraire entre délinquance et immigration mis en exergue par le gouvernement. Il propose de faire respecter les règles en vigueur plutôt que de légiférer une nouvelle fois. Il rappelle par exemple que les circonstances de retrait de la nationalité sont déjà inscrites dans notre Code pénal. En allant plus loin, le gouvernement prendrait le risque de créer des apatrides.
La surenchère sécuritaire devenue largement incantatoire ne fait qu’accroître les tensions entre les Français alors qu’ils ont besoin d’apaisement et de solidarité dans un contexte économique et social difficile. Pour Jean Arthuis, l’insécurité frappe d’abord dans le monde du travail, et il ne faut pas se tromper de priorité.
« Qu’il soit clair que nous ne pouvons pas suivre le Gouvernement lorsqu’il prend de tels chemins. »
Jean Arthuis, Président de l’Alliance Centriste








