Budget : La rigueur n'est pas au rendez-vous
Publié le 07/11/2010
Lire l'interview de Jean ARTHUIS dans le JDD du 7 novembre 2010PARIS, 6 novembre (Reuters) - Le projet de budget 2011 que les sénateurs s'apprêtent à examiner ne reflète pas la rigueur budgétaire promise par le gouvernement et une augmentation de la fiscalité est inévitable, estime Jean Arthuis, le président centriste de la commission des Finances du Sénat, dans un entretien au Journal du dimanche (JDD).
Jeudi, la commission des Finances du Sénat a souligné l'important écart entre les promesses du gouvernement en matière de réduction des dépenses et la réalité. (voir [ID:nLDE6A3109])
"J'entends le gouvernement dire que le déficit public passera de 7,7% à 6% du PIB en 2011 et qu'il s'agit d'un effort sans précédent. Il ne faut pas se payer de mots", a déclaré Jean Arthuis au JDD.
"La réduction du déficit de l'Etat s'explique pour l'essentiel par la fin des mesures de relance, du Grand Emprunt et de la réforme de la taxe professionnelle. L'effort proprement dit reste très modeste."
Jean Arthuis juge donc "inévitable" une hausse de la fiscalité.
"Il faudra augmenter la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale - NDLR) et instituer un taux intermédiaire de TVA entre 10% et 12% dans la restauration et le bâtiment", précise-t-il.
"Pour la justice, il faut donner le coup de grâce à l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune - NDLR) et au bouclier fiscal, en compensant la perte de recettes par une tranche d'impôt sur le revenu à 45%, un relèvement des impôts sur les plus-values ainsi que des droits de succession, pour financer notamment la dépendance et le cinquième risque." (Marc Angrand)
Libération, 8 novembre 2010
Jean Arthuis cherche en vain la rigueur dans les dépenses de l'état
Jean Arthuis, le président centriste de la Commission des finances du Sénat, ne croit pas du tout à la capacité du gouvernement à réduire significativement le déficit public l'an prochain. "Le compte n'y est pas, souligne-t-il dans une interview au Journal du dimanche. Le gouvernement a fixé l'objectif de réduire de 5 % les dépenses de fonctionnement et d'intervention de l'Etat. Or, nous constatons dans le projet de loi de finances que les premières baissent de 0,5 % et les secondes de moins de 1 %", poursuit-il. Pour le sénateur de la Mayenne, "la rigueur promise n'est pas au rendez-vous". Il juge en conséquence "inévitable" une hausse d'impôts "compte tenu de notre incapacité à réduire les dépenses".








