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Communiqué sur l’emploi de Michel Champon – Secrétaire général en charge du projet et des études

« Un slogan français pour traiter la question de l’emploi : AUX GRANDS MAUX, L’ABSENCE DE REMEDES ! » NOUS NE POUVONS PAS L’ACCEPTER ! »

Le sujet emploi – chômage en France a une réalité : 5.000.000 de chômeurs et de précaire !
Son traitement, par d’ailleurs une multitude parfois non identifiée d’acteurs et de structures, a une apparence: l’inertie !
Et son approche politico syndicale a une triste logique : le dialogue de sourds !

A noter d’ailleurs que, suivant les intervenants, qui viennent souvent de la sphère publique ou de « l’expertise intellectuelle », les solutions préconisées slaloment allègrement entre : « Il faudrait tout revoir, la fiscalité, les régimes sociaux, les retraites, etc. » et les incantations d´un passé révolu qui se jettent à la figure les vieilles caricatures des «patrons voyous, de la fièvre inextinguible du profit à tout prix, de l’exploitation de classes, et pour les autres des salariés qui en veulent toujours plus, il faut partager le travail ».
Au-delà de ces brillantes analyses, certes passionnantes au plan philosophique mais dont le réalisme échappe au commun des mortels, la triste réalité de notre pays se résume hélas aux constats suivants :
– La France est et reste à la traine ;
– Elle a fait et fait le choix de l’acceptation du chômage de masse au lieu de la dynamique du travail ;
– Elle prend donc le risque insensé à la fois de diviser le pays au fond et de porter atteinte, à terme, a la protection sociale ;
– Elle s’enfonce dans des déficits publics abyssaux qui ne résisteront pas à des hausses de taux d’intérêts !

Les acteurs institutionnels, quant à eux, s’en tiennent benoitement à des discours ou des postures toutes faites et pré établies :
– L’ETAT, pour sa part s’arc boute sur des enjeux de pouvoir illusoires et dépassés mais bien ancrés chez les ayatollahs de service, notamment les fonctionnaires du ministère du «travail ».
– Les syndicats -tout au moins les technostructures syndicales souvent issues de la sphère publique -qui s’en tiennent à défendre ceux qui sont déjà protégés au détriment de ceux qui n’ont rien. Et qui, surtout, se trouvent investis dans les discussions avec le gouvernement d’une compétence politique qu’ils n’ont pas et qu’ils n’ont pas à avoir ! et ceci pour une raison simple c’est qu’ils sont IRRESPONSABLES… Ça compte en démocratie.
– Les organisations officielles d’employeurs ne sont pas exemptes non plus de critiques avec leurs demandes souvent pathétiques, peu imaginatives et arc boutées de façon quasi obsessionnelle sur le licenciement !
Ont-ils donc si peu confiance dans leurs entreprises et leur capacité managériales ?

Bref ; on perd du temps sur des faux semblants ou des dialogues de sourds inopérants et stérilisants !
C’est donc là que le politique doit se retrouver et prendre ses responsabilités !
Comme le disait DANTON à la tribune de la CONVENTION : « vu l’importance du problème il faut DE L’AUDACE, ENCORE DE L’AUDACE ET TOUJOURS DE L’AUDACE ! »
Si on considère que des choix clairs doivent être fais pour rétablir la confiance -qui est la base de la dynamique économique –  pour favoriser l’emploi en ouvrant les portes et les fenêtres soit en libérant les énergies, il faut y aller carrément !
Mais, dans cette optique, il faut DECIDER sans tenir compte des chausse trappe, chantages ou blocages venus de sphères non démocratiques et irresponsables.
Le cas échéant, un gouvernement digne de ce nom ne devra pas hésiter à soumettre ses options au referendum car il faut assumer ses responsabilités.
Et le pays jugera au résultat ! c’est la logique et rien n’est irréversible …

Pour un mouvement social, libéral, démocratique et européen comme le nôtre, nous pouvons déjà afficher des options claires, nettes et précises telles que :
– La simplification du contrat de travail ;
– La prise en compte des nouvelles formes d’emplois, participatif et parfois non salarial ;
– Le droit à l’expérimentation suivant la zone géographique, ou le secteur d’activité, ou la taille de l’entreprise par exemple sur les seuils sociaux ;
– L’organisation du travail laissée libre à la négociation d’entreprise – y compris la durée du travail ;
– L’officialisation des referendums d’entreprises

Ces mesures, essentiellement politiques, et d’autres biens sûr, sont de vraies et belles responsabilités pour des partis ou des personnes qui ont l’ambition de gouverner notre beau pays !
Il faut donc y aller, fort et vite !

Michel Champon                                                                                                                                                               
Secrétaire général en charge du projet et des études

Philippe Folliot

Président exécutif de l’Alliance centriste
Député du Tarn