Nomination du nouveau gouvernement d’Emmanuel MACRON

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Paris, le 17 mai 2017

 

 

L’Alliance centriste se félicite de la nomination du nouveau gouvernement dirigé par Edouard PHILIPPE paritaire, équilibré et résolument tourné vers l’Europe.

Avec Jean ARTHUIS, nous avons été les précurseurs du centre-droit à rejoindre Emmanuel MACRON, à œuvrer pour la recomposition politique et nous nous réjouissons de ce premier acte!

Il est désormais primordial de confirmer le choix des françaises et des français en donnant une bonne majorité parlementaire à notre Président et son Premier Ministre, pour leur permettre d’appliquer le programme du redressement de la France.

Les 11 et 18 juin, En Marche pour la majorité présidentielle !

 

Philippe FOLLIOT – Président                                                                                                           

Philippe GRIGY – Délégué général

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Emmanuel MACRON élu Président de la République

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Communiqué de l’Alliance centriste

Paris, le 7 mai 2017

 

L’Alliance centriste se félicite de la large victoire d’Emmanuel MACRON à l’élection présidentielle 2017.

Seule composante de l’UDI à l’avoir soutenu, nous sommes fiers d’avoir participé à l’élection du seul candidat véritablement porteur des valeurs centristes, humanistes, sociales et européennes, qui sont si chères à notre mouvement.

A présent, nous avons comme nouvel objectif de mettre en œuvre le programme de notre nouveau Président de la République. Il est donc impératif d’avoir une Majorité présidentielle aux prochaines élections législatives, qui permettra de conduire toutes les réformes nécessaires au redressement de notre pays.

Plus que jamais soutenons ce projet porteur d’espoir et de renouveau. La France est désormais En Marche !

 

Philippe FOLLIOT  – Président                                                                                               

Philippe GRIGY – Secrétaire général

                                                                                                                               

 

                                                                                                                                    

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Communiqué de l’Alliance centriste au lendemain du 1er tour des présidentielles 2017

Communiqué de l’Alliance centriste

 

 

Paris, le 24 avril 2017

 

L’Alliance centriste se félicite qu’Emmanuel MACRON soit arrivé en tête avec 23,75% des voix, au 1er tour de l’élection présidentielle.

Seule composante de l’UDI à l’avoir soutenu dès le mois de février, nous pensons qu’il est le  candidat porteur des valeurs centristes, humanistes, sociales et européennes que notre parti défend depuis sa création.

Au lendemain de ce 1er tour, l’Alliance centriste appelle toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans les idées du centre et du progrès, à nous rejoindre pour soutenir Emmanuel MACRON qui est le mieux à même, autour d’un projet porteur d’espoir, de rassembler les français pour redresser notre pays.

L’avenir de la France est En Marche ! Alors mobilisons-nous pour que le 7 mai la victoire soit la plus large possible !

 

Philippe FOLLIOT – Président

Philippe GRIGY – Délégué général

                                                                                                                              

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L’Edito de Philippe FOLLIOT #En Marche!

Il est des moments particulièrement importants et cruciaux pour l’avenir du pays. Ce dimanche 23 avril, la France sera à la croisée des chemins. Face au réel risque de l’aventure de l’extrémisme, du repli et de la faillite (LE PEN et MELENCHON),  jamais le vote d’un premier tour n’aura été si important, si utile. Alors que nombre de candidats ont fait campagne CONTRE l’euro, la justice, les médias, la finance, les migrants, l’armée, les syndicats… Emmanuel MACRON a, lui, apporté du positif, de la fraîcheur et de la vision dans ce débat, en étant le seul POUR:

 

POUR une vraie rupture avec l’actuel quinquennat, non pas dans une alternance tic-tac de plus mais pour une véritable alternative dans l’union afin d’engager réellement le redressement du pays…

 

POUR une vraie relance de notre économie en favorisant la valeur travail, en réduisant les déficits et en libérant les initiatives…

 

POUR une vraie et positive reconstruction de l’Europe autour d’un couple franco-allemand rééquilibré et consolidé, et une sauvegarde de l’euro…

 

POUR une vraie sécurité renforcée au quotidien avec 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires et l’objectif de 2 % du budget pour nos armées…

 

POUR une vraie justice sociale avec la refonte totale des retraites dans un régime unique égalitaire et universel, ou la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des foyers…

 

POUR une vraie moralisation de la vie politique avec une loi ambitieuse dès le début du quinquennat…

 

POUR une vraie réforme de l’Education en faveur des élèves les plus fragiles avec une limitation à 12 élèves par classe dans les zones très défavorisées…

 

POUR une vraie politique d’aménagement du territoire avec un plan de relance de 50 milliards d’euros pour l’investissement, une meilleure prise en compte de la ruralité (numérique…) et un soutien actif à notre agriculture…

 

Enfin POUR… gouverner efficacement, le futur Président devra être estimable et respectable de par sa probité, son sens de l’honneur et du devoir…

 

Après avoir soutenu NKM puis le vainqueur de la Primaire, face aux affaires cumulées, au parjure de celui-ci et à une droitisation regrettable de sa campagne, j’ai choisi de ne pas suivre les circonvolutions, reniements et virages à 180° du Président de l’UDI, du reste en totale contradiction avec sa base militante. Je comprends le trouble de certains de mes amis mais, moi, j’ai assumé de prendre le risque de sortir d’un accord électoral UDI/LR protecteur pour, avec l’Alliance centriste et quelques autres élus et parlementaires UDI dont mon ami Philippe BONNECARRERE, sénateur du Tarn, sauvegarder l’honneur du centre, la fidélité à nos convictions humanistes, sociales et européennes.

 

Comme des centaines de milliers de nos concitoyens, nous avons rejoint « En Marche » et Emmanuel MACRON car il est le seul des candidats présents à incarner l’unité et le rassemblement. Dans des moments difficiles que nous traversons, face aux dures épreuves que nous aurons à surmonter, nous devons sortir des logiques partisanes et politiciennes pour privilégier le seul intérêt général et national.

 

Les cartels électoraux de l’ordre ancien sont en train d’imploser car au-delà du logo d’appartenance au même parti,  socialiste pour HAMON et VALLS… Républicain pour JUPPE et SARKOZY… comme les in fine funestes primaires l’ont montré, ils ne sont d’accord sur rien ou si peu de choses (même pas une photo commune), si ce n’est sauvegarder leurs écuries partisanes et le système !

 

À 39 ans, Emmanuel MACRON incarne la jeunesse, le dynamisme et le renouveau dont notre pays a tant besoin. Il a quasiment le même âge que KENNEDY ou GISCARD D’ESTAING quand ils sont devenus présidents ou que les Premiers ministres RENZI en Italie ou TRUDEAU au Canada au moment de leur entrée en fonction… Ils se sont tous avérés plus que capables d’incarner le pouvoir tout en modernisant la pratique.

 

J’ai pu, lors de récents entretiens avec Emmanuel MACRON, apprécier son amour des livres et de la culture, sa lucidité face aux défis à venir et à l’exercice du pouvoir, sa capacité d’écoute et de synthèse, son énergie à impulser et à décider, sa vision de la France maritime et ultra-marine… Il me paraît prêt à assumer cette fonction présidentielle, pierre angulaire de nos institutions!

 

Chacune et chacun est libre de son vote, et c’est heureux ainsi mais nul ne peut ignorer le fait que vue la configuration, cette élection se joue dès le premier tour et nul ne peut prendre le risque d’une « gueule de bois » collective le matin du 24 avril …

 

 

Amitiés

Philippe FOLLIOT

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Philippe Folliot rencontre les agriculteurs dans le Tarn

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Le député Folliot rencontre les agriculteurs

Philippe Folliot est dans la bergerie, encadré par les jeunes Roque, David et Olivier.
Philippe Folliot est dans la bergerie, encadré par les jeunes Roque, David et Olivier.

Philippe Folliot s’est déplacé aux champs pour visiter l’exploitation familiale du GAEC de la Métairie-de-Félines. En compagnie du maire Daniel Vidal, le député a été accueilli par les trois associés de la famille Roque (Olivier, David et Christian). Cette exploitation, d’une superficie de 170 hectares (dont 30 ha de céréales pour les animaux), produit principalement du lait de brebis pour le Roquefort et des plaquettes forestières pour chaudière automatique. Elle compte 650 brebis de race Lacaune et 40 vaches allaitantes limousines pour la production de broutard et de la vente directe. Philippe Folliot a profité de cette rencontre pour visiter l’exploitation et faire le point avec les trois associés sur leurs conditions de travail et sur leur activité. Leur préoccupation est simple : ils essaient de vivre normalement de leurs productions malgré les difficultés liées à la crise de l’élevage. Après avoir échangé avec eux, il les a félicités pour la qualité de leur travail, leur engagement au quotidien et les a assurés de son soutien.

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« Osons l’Archipel France » – Tribune de Philippe Folliot – Le Marin

Dans l’édition du jeudi 30 mars 2017 du journal Le Marin, hebdomadaire des gens de mer et de l’économie maritime, Philippe FOLLIOT, auteur de « France-sur-mer, un empire oublié », a publié une tribune relative à son projet « Archipel France ».

Il y expose sa vision sur la politique maritime et ultra-marine française pour les prochaines années. Deuxième Zone Economique Exclusive au monde et présente sur quatre continents et sur toutes les mers chaudes et froides, la France doit être fière de son économie maritime et de ses territoires, et doit adopter une stratégie maritime ambitieuse validée à l’issue d’états généraux de la mer dès 2017. Pour valoriser cet atout formidable, il propose notamment de renforcer les moyens de surveillance des zones maritimes, de refonder la politique commune de la pêche, de promouvoir la préférence communautaire en matière maritime, de bâtir un « Airbus de la mer », de réaliser l’autonomie énergétique durable à horizon 2030, de transformer l’Ifremer en « Nasa de la mer » ou encore, pour la jeunesse, de créer un « service civique de la mer » et un « Erasmus de la mer ».
« La France est maritime et mondiale à la fois. Outre-mer et économie bleue ensemble sont un atout. Pour porter ce projet gaullien, je propose de créer un grand ministère des Outre-mer et de la Mer. »

Retrouvez l’article en cliquant ici: Tribune Philippe Folliot – Le marin

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Communiqué de l’Alliance Centriste

Comité exécutif de l’Alliance centriste du samedi 18 mars 2017

L’Alliance centriste, composante fondatrice de l’UDI, a lors de son COMEX ce samedi, constaté la désastreuse situation politique du moment, plus particulièrement liée aux affaires qui touchent le candidat François FILLON.
Jamais le Front national n’a été aussi proche d’accéder au pouvoir avec les néfastes, pour ne pas dire funestes, conséquences pour notre pays. Très majoritairement, à 66% des votes, l’Alliance centriste soutient la candidature d’Emmanuel MACRON (18 % François FILLON et 16% non-participation). Son programme incarne le mieux les valeurs du centre, est porteur d’espoir pour l’avenir de la France et est le plus proche de nos convictions profondément européennes, libérales, sociales et humanistes.

Philippe FOLLIOT
Président

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Edito de Philippe FOLLIOT

TURBULENCES

 C’est un fort avis de turbulences qui souffle sur cette campagne présidentielle, complètement folle, que nous vivons.
En cas de grand coup de vent, il existe trois postures :

–          Aller dans le sens du vent quitte à changer de position, comme nombre de ceux qui, après l’annonce de la probable puis avérée mise en examen de François FILLON, l’ont tout d’abord violemment critiqué avant d’effectuer un virage à 180 degrés, suite à la manifestation du Trocadéro et sa ferme reprise en main… faisant ainsi comme si de rien n’était.

–          Aller aux abris en se réfugiant dans un silence aussi lourd de calculs que de sous-entendus…

–          Aller au front face au vent dominant pour défendre ses idées et  convictions… par exemple en refusant de voter la motion « chamallow » du bureau exécutif de l’UDI, qui a pour conséquence de gommer le « i » de « indépendant », certes pour obtenir un bon accord d’investitures aux législatives mais cela aussi, au mépris de nombre de nos valeurs centristes.

J’ai été loyal envers le vainqueur de la Primaire aussi longtemps que j’ai pu. J’ai défendu ardemment sa présomption d’innocence mais face à un parjure caractérisé doublé d’une certaine dérive droitière, il est un moment où, en cohérence et en fidélité avec ses idées, il faut savoir dire stop.
Je ne sous-estime pas le risque encouru et les conseils d’amis qui me disent « Tu soutiens FILLON et ta réélection aux législatives sera assurée ». A supposer que je sois candidat, ils ont peut-être raison mais ce serait faire fi d’une certaine cohérence, idée de la morale et de l’honnêteté en politique. Pour moi, c’est certain, je ne réintégrerai pas l’équipe de campagne de François FILLON et le samedi 18 mars prochain, nous arrêterons avec mes amis de l’Alliance centriste une position que personnellement je souhaite claire et en adéquation avec nos valeurs tant nationales qu’européennes, d’équilibre, de liberté, d’ouverture et de solidarité.
Amitiés.

Philippe FOLLIOT
Président de l’Alliance centriste
Député du Tarn

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Communiqué de l’Alliance centriste

Les évènements de ces dernières heures sont un séisme politique d’autant plus que dès le début de l’affaire, François Fillon a affirmé publiquement que mis en examen, il ne serait plus en mesure d’être candidat.
Ce probable fait judiciaire change profondément la donne et si notre mouvement a été loyal jusqu’alors, la question du maintien de notre soutien à sa candidature mérite d’être posée pour des raisons autant d’ordre moral que politique.
En conséquence, je demande aux fédérations de l’Alliance centriste de se réunir d’ici la fin de la semaine pour débattre du soutien à François Fillon ou à un autre candidat.

 Philippe FOLLIOT
Président
Député du Tarn

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Mon Plaidoyer pour « L’Archipel France »

Outre-mer et Mer  sont deux atouts stratégiques qui, ensemble, doivent être valorisés. En effet, la France n’est pas continentale et européenne, elle est maritime et mondiale. Aussi avec le projet « Archipel France » que je propose, il s’agit d’affirmer la dimension universelle de la France qui ne doit plus être réduite au seul territoire hexagonal. L’Etat doit repenser sa relation à l’outre-mer et à la mer. Il s’agit de continuer à assumer nos missions régaliennes, mais mieux !  et, surtout, à consacrer plus d’efforts à l’économie, bleue en l’occurrence ! Il faut donner une inspiration gaullienne pour une politique de long terme en la matière, pour ce, je propose de créer un grand Ministère des Outre-mer et de la mer.

La France est une nation « maritime et mondiale » à la fois.
Les défis majeurs du 21ème siècle passeront par une exploitation raisonnable et raisonnée des ressources des mers et des océans (alimentation, énergies renouvelables, eau …etc.). Avec plus de 11 millions de km², notre pays possède le deuxième domaine maritime au monde (dont 97 % grâce à l’Outre-mer). D’ailleurs, la France est le seul pays au monde présent sur quatre continents et sur toutes les mers chaudes et froides. Il est impératif de prendre la mesure de l’atout considérable que représentent à la fois les Outre-mer et notre domaine maritime et d’y préserver notre souveraineté nationale. Il s’agit aussi d’apporter une réponse économique aux problèmes que connaissent les Outre-mer qu’à défaut, on ne pourra que subir (l’immigration clandestine, la montée de la radicalisation, la lutte contre la pêche illégale ou le pillage de nos ressources minérales, chômage endémique et son traitement social…).
Reconnaître cette double caractéristique de notre Nation, « maritime et mondiale », c’est  s’appuyer résolument sur trois piliers.
o Premier pilier : une souveraineté plus affirmée
La France doit adopter une  stratégie à la fois ferme pour défendre notre souveraineté, comme cela a été illustré avec le combat que j’ai mené en faveur de l’île Tromelin, et dynamique, pour éviter l’abandon de vastes zones économiques (cas de Clipperton qui regroupe une ZEE de 450 000 km² contre 345 000 km² pour la France métropolitaine). Qu’on songe à la politique chinoise dans les îles Spratleys : pourquoi l’Empire du milieu a-t-il si bien compris l’enjeu maritime du 21ème siècle, et pourquoi, à l’opposé, observons-nous ici l’incroyable renoncement de certaines élites françaises qui poussent à de véritables « Munich » maritimes et ultramarins ?
Posséder la deuxième ZEE mondiale donne des droits mais aussi des devoirs, et des devoirs « écologiques » de transmission aux générations futures: il faut renforcer nos moyens de surveillance de notre ZEE (moyens nautiques, satellitaires, par drones…en sortant de l’insuffisance criante actuelle: c’est comme si l’équivalent de la surface de l’hexagone était surveillée par deux véhicules de police). Une souveraineté plus affirmée, ce sont aussi des politiques plus assumées : la France doit achever sa délimitation des plateaux continentaux (St Pierre et Miquelon);  la France doit prendre la tête d’une refonte de la PCP, dans laquelle l’association des « producteurs de la mer » devienne crédible, et défendre vigoureusement les droits de nos pêcheurs face au Brexit ; la France doit mieux défendre la spécificité ultramarine face à « la machine à uniformiser » communautaire ; la France doit mieux défendre son industrie maritime, construction navale et transport maritime, face à une concurrence mondiale dérégulée et une Europe insuffisamment vigilante sur la préférence communautaire ; la France doit garantir nos intérêts nationaux sensibles : transport sous pavillon français d’approvisionnements stratégiques, par une réforme de la loi de 1992, comme en matière de construction navale, le fleuron STX devant se voir garantir que son capital restera détenu à plus du tiers par l’Etat et pourquoi pas un « Airbus de la mer » civilo-militaire STX/DCNS?
o Deuxième pilier : une croissance bleue durable
S’il est un constat partagé par tous les acteurs économiques de la mer depuis 30 ans et plus, c’est bien que notre pays n’a pas une politique de la Mer à la hauteur de son vaste domaine maritime et de ses atouts, alors qu’il dispose de nombreuses entreprises leaders mondiaux dans l’économie bleue (TOTAL, CMA-CGM, STX, CGG-Veritas, DCNS, Bourbon, Bénéteau, CFTO, Comex, etc.) et que son économie reste insulaire et dépendante de la mer, par l’accès à nos grands ports de commerce . Cette lecture est encore plus vraie Outre-mer : dépendance des approvisionnements par la mer, préservation des ressources halieutiques largement inexploitées, voire pillées, et implication de nos pêcheries doivent être amplifiées en Polynésie et à Saint Pierre et Miquelon, à l’instar de ce qui a été réalisé dans les Terres australes françaises avec la légine ; réflexion plus globale de stratégie de développement maritime à partir de nos points d’appui en développant l’exploitation de nodules polymétalliques (Wallis et Futuna) ; d’hydrocarbures (Juan de nova, Guyane) ; d’énergies marines renouvelables (EMR) (La Réunion, Polynésie, Antilles et la Nouvelle Calédonie). Le caractère stratégique de la flotte de commerce sous pavillon français doit être enfin pleinement reconnu, y compris pour sa capacité à sécuriser les approvisionnements, notamment énergétiques, des collectivités d’outre-mer.
Une véritable planification des usages de la Mer, du littoral jusqu’aux plateaux continentaux, s’impose, développée sur 15 ans. C’est le chantier le plus urgent à conduire, décliné par façades et par territoires ultramarins, aux termes de véritables « Etats-généraux de la mer » dès 2017 qui peuvent s’inspirer du Grenelle de la Mer sous le précédent quinquennat. Investisseurs et usagers doivent connaître l’affectation des activités humaines et écologiques en mer sur une longue durée pour qu’« économie bleue durable » ait un sens. Une loi de programmation doit sécuriser juridiquement cette planification pour les 15 ans à venir.
o Troisième pilier : une vision « gaullienne » en faveur d’une économie bleue, métropolitaine et ultra-marine, et fière de l’apport de 10 économies ultramarines
« Outre-mer » et « Mer » c’est le mariage de deux économies fortes, injustement méconnues Sait-on qu’il existe 50.000 entreprises à la Réunion, 43.000 en Guadeloupe, contre seulement 28.000 en Limousin ou 33.000 en Corse ? Sait-on que l’économie maritime, c’est 289.300 emplois directs, 72 milliards € de valeur de production, comparés aux 185.000 emplois directs de l’aéronautique et spatial français et 46,8 milliards de CA consolidés ? Que serait le spatial français, souvent cité en modèle, sans Kourou et la Guyane ? L’outre-mer et la mer ont donc bien des atouts humains et économiques, il faut en finir avec leur absence de mise en valeur! Des atouts qui vont doubler pour peu d’être au rendez-vous. Selon un rapport de l’OCDE (mai 2016), le chiffre d’affaires de l’économie bleue devrait doubler à l’échelon mondial d’ici 2030 (objectif de 3000 milliards $). Transposée à la France, cette tendance mondiale pourrait générer d’ici 15 ans, selon un rapport du Cluster maritime français (rapport 2016-2017), nous le citons : « 150 milliards € et 1 million d’emplois ». La croissance « ultramarine bleue » peut donc profiter, avec volontarisme, de la création d’ici 15 ans d’au moins 200 000 emplois en Outre-mer liés au seul levier de la croissance bleue.
Ce plan en faveur d’une économie bleue et ultramarine doit s’articuler autour des trois axes suivants :

la recherche & le développement, en transformant l’IFREMER réuni avec d’autres entités en « NASA de la mer »,  et en instaurant une déconcentration de ses moyens (situés aujourd’hui à 95% en métropole !), en consolidant la flotte océanographique ainsi qu’en lançant un partenariat ambitieux de recherche avec les universités en hexagone et ultra-marines, regroupées au sein d’un « cluster universités bleues »; d’ici la fin du quinquennat, un tiers  des moyens de l’IFREMER doivent être affectés outre-mer, avec un navire de recherche dédié à temps plein dans le Pacifique et un autre dans l’océan indien, lancés en partenariat public-privé.

une fiscalité stable, orientée vers des aides à l’économie bleue : l’objectif 100 % des ports ultramarins et hexagonaux d’intérêt régionaux alimentés en courant à quai (en lançant un label « port vert ») ; un plan de relance des ports maritimes métropolitains et ultramarins, avec un effort particulier pour les ports des Antilles, de l’océan indien et de Saint-Pierre-et-Miquelon ; le renouvellement et la modernisation de la flotte de commerce sous pavillon tricolore, ultramarin inclus, grâce à une garantie publique , avec notamment pour objectif le passage au CO2 pour un navire du futur économe en C02 ; le développement du registre de Wallis et Futuna, pavillon français dédié à la croisière ; le renouvellement de la flotte de pêche de pêche française ; des « ports francs » pour être compétitifs; la consolidation des exonérations « concurrence internationale » aux navires et marins français, la relance des énergies marines ; un crédit recherche « innovations bio marines »; la relance de l’aquaculture et l’algoculture)… ;

le tourisme de séjour et de croisière et les sports nautiques, en organisant des événements sportifs ou culturels (Tour de « l’Archipel France » par mer, par air) comme vecteur de promotion; lancement dans les Antilles d’une nouvelle extension du Louvre; en dynamisant les territoires et en rénovant les infrastructures pour rendre les destinations et escales plus attractives. 15% des Français partent en vacances hors hexagone. Si l’on veut que le vivre ensemble national ait un véritable sens, peut-on se satisfaire que la destination à l’étranger demeure de très loin supérieure à l’objectif de visiter, au moins une fois dans sa vie, nos paysages ultramarins tricolores?
Ce projet national a un nom, osons « L’Archipel France » !
Car la République française est un archipel, un archipel méconnu que nos compatriotes doivent s’approprier par une acculturation ultramarine. Cette nouvelle culture « Archipel France » doit s’identifier, depuis les cours de géo des collégiens aux Infos télévisuelles du 20H. La France n’est pas l’hexagone ! Cette vision inédite nous permet d’engager un autre rapport avec les Outre-mer en proposant des mesures novatrices, simples et efficaces. Il faut par ailleurs réfléchir à un « plan Marshall » pour rendre plus d’attractivité à ces territoires en s’appuyant sur quatre leviers:
o Premier levier : Une économie plus dynamique, adaptée aux territoires : 200 000 emplois bleus au moins d’ici 2030
Accélérer les réformes en développant la concurrence et la baisse durable des prix (appliquer la loi relative à la régulation économique Outre-mer de 2012); promouvoir le développement endogène et miser davantage sur les ressources locales. Il faut en finir avec la « concertation bidon » avec les acteurs locaux et les collectivités d’outre-mer, et il faut appliquer le principe de subsidiarité : non, Paris n’est pas le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour les 2,5 millions de compatriotes ultramarins. Les compétences des régions ou collectivités d’outre-mer doivent être clarifiées et l’Etat doit jouer le jeu de l’assistance à compétences déléguées. Enfin accroître une politique en faveur de l’économie bleue permettra aux Outre-mer de prendre une place active en bénéficiant d’un tiers  du million d’emplois bleus à créer d’ici 2030.  En particulier, les territoires ultramarins doivent tous acquérir leur autonomie énergétique durable à  horizon 2030, en s’appuyant principalement sur les EMR, leur « or bleu ». A l’instar de rendre sa compétitivité aux grands ports de l’hexagone, les ports outre-mer doivent devenir leaders dans leur région.
o Deuxième levier : Entreprendre des actions efficaces en matière de santé publique
Face aux problèmes de santé publique très invalidant pour nos Outre-mer (liés à la chlordécone, pesticide très polluant utilisé dans les cultures locales ; à la prolifération des algues sargasses qui dégagent des gaz toxiques ; et à la drépanocytose, maladie pandémique qui touche près d’une famille sur deux dans certains territoires), il convient de décréter « Grande Cause nationale » la recherche et l’éradication de ces maladies. Il faut poursuivre les efforts pour rendre justice à nos compatriotes polynésiens atteints de cancer. Outre le mieux vivre et la santé publique, l’attractivité de nos territoires, leur développement économique et touristique, s’en ressentiront.
o Troisième levier : Redonner une chance à la jeunesse
La pyramide des âges outre-mer est la chance de la France. Il ne faut pas décevoir cette jeunesse. Aide au logement étudiant, en partenariat avec Action Logement, organisation de consultations de la jeunesse pour développer la citoyenneté, relance de la Délégation interministérielle à l’égalité des chances pour les Français d’Outre-mer sont des outils. Je m’attarde sur une proposition qui me tient à cœur: créer un « ERASMUS des outremer et de la mer ». Il faut encourager des périodes d’échanges pour la jeunesse (les lycéens, étudiants et apprentis ultramarins) entre les universités, écoles ou AFPA de la France Hexagonale et celles de la France des Outre-mer. Tout jeune compatriote ultramarin doit pouvoir effectuer un séjour en hexagone avant ses 25 ans, et, en parallèle, il faut encourager les jeunes métropolitains à étudier, à apprendre, à se former à de nouveaux horizons outre-mer. Il faut aussi également créer un « service civique de la Mer »,  pour encourager notre jeunesse à découvrir les activités nautiques et littorales au cours de sa vie, incluant pour un nombre significatif d’entre eux un séjour civique dans l’un de nos territoires ultramarins. Un « ERASMUS de la mer » européen pourrait également être proposé aux élèves des lycées maritimes et aux étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM).
o Quatrième levier : Œuvrer pour la continuité territoriale et l’adaptation de l’Europe aux territoires ultramarins
Comment ne pas s’interroger lorsque nos compatriotes corses bénéficient, pour 320 000 habitants, de 186 millions d’euros au titre de la continuité territoriale, contre seulement 40 millions d’euros pour les 2,5 millions d’Ultramarins ? L’égalité « réelle» dont s’est vanté le quinquennat finissant par des titres ronflants de loi s’est soldée par une diminution des crédits de la continuité territoriale de 25 % depuis 2007, pénalisant ainsi des milliers d’Ultramarins. Inspirons-nous des efforts de nos partenaires européens comme cela peut être le cas aujourd’hui de l’Espagne pour les Canaries, ou du Portugal pour Madère et les Açores. Il faut instaurer une meilleure réduction tarifaire des transports inspirée de celle instaurée en Corse et entreprendre la mise en place d’une couverture numérique à 100% en proposant des tarifs similaires à la France hexagonale.
Les territoires ultramarins connaissent des situations de traitements différents au regard de l’Union européenne, selon qu’ils ont dans le traité le statut de « région ultrapériphérique (RUP) » (les 4 régions) ou de « pays et territoires d’outre-mer (PTOM) ». Dans tous les cas, la France doit se battre beaucoup plus vigoureusement à Bruxelles pour l’adaptation des normes communautaires aux spécificités ultramarines, comme le Traité le permet, pour les RUP, ou pour veiller à des accords ACP non préjudiciables à nos PTOM. Bien que la France ait gagné auprès de la CJUE, en 2015, une interprétation  reconnaissant la possibilité d’adopter des mesures spécifiques pour tenir compte de la situation des RUP, tout reste à faire pour imposer auprès de la Commission une lecture de l’article 349 du traité favorable à nos intérêts ultramarins. Il faut s’en donner les moyens en comblant deux lacunes : à Bruxelles,  nomination d’un Conseiller pour l’Outre-mer et d’un Conseiller pour la Mer auprès de notre ambassadeur à la RP et une Conférence des Exécutifs ultramarins se réunissant une fois par semestre à Bruxelles, sous la présidence du ministre chargé des affaires européennes et du ministre chargé de l’outre-mer, en présence de nos députés européens, avant chaque négociation à Bruxelles d’une directive ou d’un règlement  pour veiller aux adaptations et comme « comité de suivi ».

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Pour répondre à tous ces défis, je propose de créer un grand Ministère des Outre-mer et de la mer.
Un ministère réduit à l’outre-mer régalien n’est plus du tout adapté aux défis ultramarins qui s’annoncent.
Un « ministère en charge de l’outre-mer » est une tradition républicaine. Son existence ainsi consacrée est une bonne chose, il faut s’en féliciter pour les 2,5 millions de nos compatriotes, mais qu’en a-t-on fait depuis, si on regarde bien, la IVème République ? Ce à quoi on a assisté depuis ces décennies de gouvernance de nos territoires outre-mer est une conception de ce ministère réduite, au mieux, à un mini ministère de l’intérieur de nos territoires ultramarins, au pire, à la succursale ultramarine de la place Beauvau, exilée rue Oudinot. En d’autres termes, ce ministère s’est borné depuis des décennies à une gestion purement « régalienne » et « ordre public » de la France « ultra hexagonale ». Nos territoires ultra marins n’intéressent, en définitive, la République française que soit pour réguler les conflits d’ordre public qui peuvent y éclater, et continueront toujours d’y sommeiller comme les volcans qui s’y trouvent faute de vraie politique économique, soit pour gérer le yoyo des statuts des collectivités d’outre-mer, pris comme branche du droit des collectivités locales gérée en effet par la toute puissante DGCL, statuts qui ont le triste recordman de l’instabilité et offre le modèle du prurit du « droit pris comme remède » à l’impuissance de remède économique.

Des administrations chargées de la mer éclatées ou rattachées à l’Environnement : une réponse inadaptée aux défis maritimes qui s’annoncent.
Le constat est celui d’une dispersion d’efficacité des administrations en charge des questions maritimes là où, d’une part, les professionnels du secteur ont réussi, à travers le « Cluster maritime français », à se regrouper en filière cohérente et où, d’autre part, la Commission n’a que deux interlocuteurs forts (DG Mare et EMSA). Pour résumer, les services maritimes et la construction navale sont suivis à Bercy, le tourisme est éclaté, le droit de la mer est au MAE, les énergies marines, la pêche et les transports maritimes sont suivis au ministère de l’Environnement. Cet éclatement est préjudiciable à une Economie maritime forte. Si la prise en compte du développement durable est un acquis des Grenelles conduits sous le précédent quinquennat, la tutelle écologique est un mauvais rattachement pour les « entrepreneurs de la mer ».  Je propose de créer une « DG Mare » à la française, et de mettre en place avec les acteurs professionnels une grande alliance pour le développement de l’économie maritime.

Ce qu’il faut, c’est rompre de manière presque révolutionnaire avec ce double constat, où il faut l’humilité de la droite à reconnaître son échec partagé avec la gauche: le ministère chargé de l’outre-mer devra être un ministère des richesses ultramarines ou rien.
C’est une vision résolument novatrice, presque révolutionnaire. Cette vision part d’un constat à réparer. Si 97% de la ZEE de la France sont ultramarins, si l’économie de chacun de nos territoires ultramarins est foncièrement dépendante des exports et imports par la mer, seulement 2,5% des fonctionnaires de l’actuel ministère des outre-mer travaillent sur les dossiers maritimes : on marche sur la tête !

L’Etat peut-il passer à côté de l’ensemble de ces défis ? Ma réponse est claire : c’est non !  Il faut que l’Etat se donne les moyens, en matière de gouvernance, d’organisation interne et de volontarisme politique pour porter cette double Ambition. Un grand ministère des «Outre-mer et de la mer » est inédit sous la Vème République. Il comporte beaucoup de logique de synergies entre « outre-mer » et « mer ». C’est l’Economie ultramarine, qui, en s’adjoignant l’Economie maritime, liées entre elles par des océans communs, devient une force. L’annonce d’un ministre en charge des «Outre-mer et de la mer »  constituerait un choc dans l’opinion : nos compatriotes ultramarins y verraient le signe que la Nation croit en eux, les acteurs de l’Economie maritime y verraient la preuve du volontarisme de l’Etat et de la reconnaissance de leurs métiers. C’est par une intervention mutualisée et plus efficace sous la houlette d’un Ministère régalien et économique des Outre-mer et de la Mer que l’Etat répondra à l’ensemble de ces défis avec une vision gaullienne du long terme.

Dans la lignée de mes compatriotes tarnais, de LAPEYROUSE à Jean-Louis ETIENNE, je crois plus que jamais que l’outre-mer et la mer constituent une chance inestimable tant pour la France que pour l’Europe. Paul CLAUDEL disait que « La mer c’est la vie du futur ». Pour le paraphraser, nous pourrions aujourd’hui avancer avec certitude que « L’Archipel France sur mer, c’est la vie de la France du futur ».

Philippe FOLLIOT
Député du Tarn, spécialiste des questions maritimes et grand connaisseur des territoires d’Outre-mer est l’auteur en 2009 de « France sur mer, un empire oublié », Editions du Rocher. Début 2015, il est nommé parlementaire en mission pour rendre un rapport sur l’avenir de Clipperton. Il est le premier élu de la République à s’y être rendu et est à l’initiative du retrait de l’ordre du jour à l’Assemblée nationale du Projet de loi portant sur la cogestion de l’ile de Tromelin par la France et l‘île Maurice…
Si vous voulez dialoguer avec moi, à la suite de cette tribune, adressez-moi un courriel à : contact@philippe-folliot.fr

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Philippe FOLLIOT pose une question au Gouvernement sur la lutte pour la déradicalisation

Le mercredi 1er février, lors de la séance de questions au Gouvernement, Philippe FOLLIOT a interrogé le Premier ministre sur les actions mises en œuvre pour la déradicalisation des djihadistes de retour sur le territoire national.
En effet, en 2016, le Gouvernement a mis en place un premier Centre de Prévention, d’Insertion et de Citoyenneté à Poutourny qui semble être un échec cuisant. Aujourd’hui, le bilan semble très négatif : seulement 3 individus pour 12 personnels encadrants ; près d’une dizaine de millions d’euros dépensés pour peu de résultat ou encore un organisme gestionnaire en pleine déliquescence.
Ainsi, face à cette situation, et alors que certains parleraient déjà de fermeture, Philippe FOLLIOT a demandé au Gouvernement quelle était la situation du centre de Poutourny et plus généralement du programme dans lequel il se place ; si l’ensemble des financements mis à disposition des associations et des centres publics étaient utilisés de manière efficace et transparente ; et enfin si la France, qui fait cavalier seul en Europe, obtient de meilleurs résultats que ses voisins.

Retrouvez le texte de la question et de la réponse :

M. Philippe Folliot:

Monsieur le Premier ministre, ce n’est un secret pour personne : les défaites militaires successives de l’organisation terroriste Daech entraînent un retour massif de djihadistes français sur le territoire national, dont des enfants, dont on estime le nombre à 400. Au-delà des arrestations et mises en détention, l’État doit mettre en place des actions efficaces visant, d’une part, à la prévention, d’autre part, à la déradicalisation de ces individus.

En 2016, vous aviez lancé un programme d’ouverture de plusieurs centres de déradicalisation, appelés centres de prévention, d’insertion et de citoyenneté. Le premier d’entre eux, ouvert en novembre 2016 à Pontourny, semble être un échec cuisant. Voyons son bilan. Le nombre de pensionnaires ? Jamais plus de sept, alors même qu’il aurait dû y en avoir vingt-cinq fin décembre. Aujourd’hui même, alors qu’un pensionnaire a pris la poudre d’escampette, tentant de rejoindre la Syrie, il n’y aurait que trois individus pour douze personnels encadrants. Le coût ? Près d’une dizaine de millions d’euros pour l’État, pour si peu de résultats. L’organisme gestionnaire ? En pleine déliquescence.

Certains de nos collègues, notamment de la majorité, dénoncent la faillite de ce concept, due à la fois à des critères jugés trop flous et à la difficulté de recruter des candidats. Si, malgré tout, le Gouvernement s’entêtait à poursuivre cette expérimentation, la défiance et les tensions sur place ont atteint un tel point que certains parleraient déjà de fermeture.

Quelle est donc, monsieur le Premier ministre, très concrètement la situation actuelle du centre de Pontourny, et plus généralement du programme en question ? L’ensemble des financements mis à disposition des associations et des centres publics ont-ils été utilisés de manière efficace et transparente ? La nouvelle direction du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation et la déliquescence de ce service, qui gère cette politique, posent problème. La France, qui fait cavalier seul en Europe, obtient-elle de meilleurs résultats que ses voisins ?

M. Bruno Le Roux, ministre de l’intérieur:

Monsieur le député, vous évoquez un problème particulièrement important et vous me permettrez de répondre très précisément à votre question.

D’abord, c’est au printemps 2014, et non en 2016, que Bernard Cazeneuve, sous l’autorité de Manuel Valls, alors Premier ministre, a mis en place un plan décliné en quatre objectifs pour lutter contre la radicalisation non seulement de ceux qui reviennent des théâtres d’opération, mais aussi de ceux qui vivent dans notre pays.

Le premier objectif est la détection des comportements et des situations à risque, par l’instauration d’un numéro vert et du Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation. À ce jour, le numéro vert a permis 5 600 signalements. Le deuxième objectif est la mise en place et la structuration de dispositifs territoriaux dans chacun des départements. Cette question est traitée de façon globale sur tout le territoire. Le troisième objectif est la structuration, au niveau central et à l’échelon national, d’un état-major de prévention de la lutte contre la radicalisation et le terrorisme. Enfin, le quatrième est la professionnalisation de la filière.

Le centre de Pontourny n’est qu’un exemple parmi les nombreux centres expérimentés sur le territoire : en effet, tout comme vous, nous recherchons la façon la plus adaptée de prendre en charge ce genre de radicalisation. Il convient de travailler avec des équipes pluridisciplinaires et des responsables religieux, qui peuvent intervenir, dans le cadre républicain. Je vous confirme que nous évaluerons tous ces centres de façon précise à la fin de l’année scolaire. J’ajoute qu’aucun individu présent dans le centre que vous avez cité n’a posé le moindre problème au niveau local. C’est pour cela que je continuerai à défendre cette expérimentation.

Retrouvez la vidéo en cliquant ici

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TROMELIN: La République bafouée!

Jusqu’où la France peut-elle se rabaisser ? Un pays a-t-il le droit de douter à ce point de lui-même pour qu’il en arrive à brader sa souveraineté ?
Par un vote qui aura lieu le 18 janvier à l’Assemblée nationale, la France s’apprête à céder de fait, et sans contrepartie,  une part de notre territoire national, l’ile de Tromelin et son considérable domaine maritime.
En apparence, il s’agit d’un  territoire minuscule  perdu dans l’immensité de l’Océan Indien,  à 450 km à l’Est de Madagascar et à 535 km au Nord de l’île de la Réunion, qui se borne à abriter trois agents des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Il n’est seulement connu du grand public que par l’aventure humaine exceptionnelle qui s’y déroula du temps de la traite négrière.

Mais dans les faits, il génère un potentiel économique exceptionnel,  280 000 km² de Zone Economique Exclusive. Presqu’autant que les 345 000 km² de la France hexagonale, Corse comprise.
Un patrimoine considérable pour un Etat puisqu’en droit de la mer, une Zone Economique Exclusive est un espace maritime sur lequel un Etat exerce ses droits souverains en matière d’exploration et d’exploitation des ressources économiques, environnementales, biologiques.
C’est ce patrimoine qu’un traité dit «  de cogestion » signé de façon très discrète le 1er  juin 2010  cédera à l’Ile Maurice sans contrepartie aucune si l’Assemblée nationale le ratifie le 18 janvier prochain, approuvant ainsi sans réflexion l’aveuglement de nos diplomates et la lâcheté de certains politiques.
Pour tout Français sensible aux intérêts de son pays, il tombe sous le sens que ce traité est inacceptable. Il est :

Scandaleux : il cède une partie de notre territoire sans aucune contrepartie : où est notre conception de la République « Une et indivisible » ?

Dangereux :   il ne mettrait pas fin aux revendications de l’île Maurice et créerait un précédent redoutable.
Unilatéral et déséquilibré : le traité ne prévoyant aucune forme de réciprocité ou contrepartie pour la France, notre pays serait perdant sur tous les plans.

Il saute aux yeux que la ratification de ce traité ne peut que justifier, légitimer et accroître les revendications, plus ou moins ouvertes, d’autres pays sur les autres îles françaises du secteur, dites «  îles Eparses »
Il est en effet de notoriété publique que les ressources en hydrocarbure du canal du Mozambique en général, et surtout autour de l’île française de Juan de Nova sont vraisemblablement aussi importantes que celles de la mer du Nord. Là encore, les enjeux sont colossaux. Il en va de même, dans l’océan Pacifique, pour l’île française de la Passion –  généralement connue sous le nom de Clipperton. Elle suscite depuis longtemps les convoitises du Mexique. De la même façon, le précédent de Tromelin ne pourrait que raviver l’intérêt  de l’Afrique de Sud et de l’Australie pour nos précieux territoires des Terres Australes.
La ratification de ce traité marquerait ainsi le début du démantèlement de notre domaine maritime, le deuxième au monde avec 11 millions de km². Et la fin de la singularité française, que certains politiques à courte vue s’obstinent encore à croire continentale et européenne. Elle  est  en réalité maritime et mondiale.
Notre domaine maritime est pour l’instant réparti sur  trois océans, tant dans des mers chaudes que froides. Il est d’une variété exceptionnelle à tous égards et notre « économie bleue » , qui se donne pour projet de former le socle de la survie de l’humanité au XXIème siècle est déjà forte de leaders mondiaux, qu’il s’agisse de PME ou de grands groupes multinationaux. Or trois des grands des défis à venir — nourrir plus de 9 milliards d’êtres humains, leur permettre l’accès à l’eau, passer massivement aux énergies renouvelables —ne pourront être relevés que par une exploitation raisonnable et raisonnée des ressources des mers et des océans.

Dans ces conditions, la France ne peut, et ne doit galvauder ses fabuleux atouts.
En 2013, une mobilisation parlementaire transpartisane avait écarté le danger d’une première tentative de ratification: à nos côtés Laurent FURST, député LR du Bas-Rhin, et Gilbert LE BRIS, député PS du Finistère, avaient mené le combat et nous avions pu compter sur la courageuse opposition du ministre de l’Outre-mer de l’époque, Victorin LUREL.
Le mercredi 18 janvier prochain, la nouvelle tentative de ratification de ce traité inique et suicidaire doit connaître le même sort.

Signez en cliquant sur le lien ci-après pour empêcher la ratification de ce traité inique: Cliquez ici pour signer la pétition!

 

Philippe FOLLIOT, Député du Tarn et co-auteur de « France-sur-Mer : un empire oublié »
Irène FRAIN, Ecrivain  (« Les Naufragés de l’île de Tromelin )

Retrouvez l’article paru dan sle Fiagro en cliquant ici: http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/01/09/31002-20170109ARTFIG00263-le-de-tromelin-la-republique-ne-peut-pas-brader-ainsi-sa-souverainete.php

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Lettre aux adhérents de l’Alliance centriste

Chers amis,

Cette fin d’année 2016 a été riche en évènements politiques pour notre pays en général et plus particulièrement pour l’Alliance centriste.
Elu Président de notre mouvement lors du Congrès du 3 septembre dernier, j’ai souhaité lui redonner de la visibilité au sein de l’UDI. J’ai ainsi rencontré le Président de l’UDI et les présidents de chacune des composantes.
Même si je regrette, que nous n’ayons pas pu présenter un candidat à la primaire de la Droite et du Centre, il nous a paru important de ne pas s’en désintéresser. Tout au long de la Primaire, j’ai donc demandé à vos présidents de fédérations de vous solliciter et de nous faire part de vos opinions.
Au premier tour, nous n’avons pas souhaité prendre position même si une grande majorité d’entre nous a soutenu Alain JUPPE. Comme notre 1er Vice-président, François ZOCCHETTO, l’a fait pour François FILLON, j’ai décidé, à titre personnel, de soutenir Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, candidate qui me paraissait apporter du renouveau dans ces primaires. Naturellement, je n’ai pas voulu lier l’Alliance centriste à ce choix.
Après les résultats du 1er tour, j’ai demandé à tous les présidents de fédérations de vous interroger sur votre choix entre les deux candidats. Une large majorité ne s’étant pas dégagée, nous vous avons laissé libre de vos choix mais en insistant sur la nécessité de s’unir, quel que soit le résultat, derrière le vainqueur de cette primaire.
Aujourd’hui, nous connaissons le résultat. François FILLON est sorti largement gagnant de cette Primaire. La conséquence, suite à cela, c’est que l’UDI s’en est trouvée affaiblie, du fait de la position évolutive de son Président, mais aussi parce que la majorité de ses cadres et membres avait souhaité soutenir fortement et publiquement Alain JUPPE.
La semaine dernière, le Président, Jean-Christophe LAGARDE, a convoqué les parlementaires et les présidents des composantes fondatrices pour échanger à ce sujet. Ne pouvant être présent physiquement à ces réunions, j’ai entrepris d’interpeller le président de l’UDI via des échanges de courriers, sur les problèmes de gouvernance et surtout sur le manque de collégialité dans les prises de décision.
Lors de cette réunion, l’une de mes propositions a été acceptée. En effet, prochainement sera instauré,  un nouveau Conseil de la présidence (organe qui assure la direction politique du parti) qui sera réduit au nombre de neuf : les présidents des composantes fondatrices, les deux présidents de groupes parlementaires, le 1er Vice-président et le Président de l’UDI. Cette nouvelle configuration permettra, je l’espère, une meilleure gouvernance au sein de l’UDI et de meilleures prises de décisions. J’insiste sur la nécessité de retrouver de la cohérence et de l’unité dans notre action, tant dans ces moments difficiles et troublés. Le rassemblement des centristes en particulier et des français en général me paraît essentiel.

Enfin, sachez que mardi 13 décembre, une délégation de l’UDI rencontrera François FILLON. En tant que Président de l’Alliance centriste, j’en ferai bien entendu parti, ainsi que François ZOCCHETTO (1er Vice-président de l’Alliance centriste) en qualité de Président du groupe UDI-UC au Sénat.
Cette rencontre permettra de défendre auprès du leader de la droite, nos idées sociales, européennes et humanistes, avec pour principal objectif de réussir l’alternance tant attendue par nos concitoyens.
Le lendemain, nous rencontrerons le Président du Sénat, Gérard LARCHER, chargé par François FILLON, de faire le lien avec les formations centristes.

De par ces différentes actions, j’ambitionne que l’Alliance centriste soit le ciment de la réconciliation de tous les centristes et que nous soyons ceux qui donnent l’impulsion de ce rassemblement.

Dans l’attente de vous revoir bientôt, je vous prie de croire, Chers amis, en mes salutations les plus centristes.

Philippe FOLLIOT

Président de l’Alliance centriste
Député du Tarn

Paris, le 12 décembre 2016

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Communiqué de l’Alliance centriste suite au résultat de la primaire

Communiqué

 

       Paris, le 28 novembre 2016

Prenant acte des résultats sans appel de dimanche soir, l’Alliance centriste tient à féliciter François Fillon pour sa très large victoire, source d’espoirs, démontrant une très forte envie d’alternance.

Conformément aux décisions du comité exécutif du 19 novembre 2016 et du bureau restreint de mardi dernier, notre mouvement en appelle donc à la cohérence, à l’unité et au rassemblement derrière celui qui a toute la légitimité pour représenter la droite et le centre.

Nous rencontrerons très prochainement François Fillon pour aborder avec lui les modalités de notre engagement à ses côtés pour, ensemble, gagner cette présidentielle, les législatives qui suivront et engager le processus du redressement de la France.

Philippe FOLLIOT
Président de l’Alliance centriste

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Lettre de Jean ARTHUIS aux présidents de fédérations Alliance centriste

Chers Amis,

La Primaire dite de la Droite et du Centre vient de désigner François Fillon comme candidat pour l’élection à la Présidence de la République du printemps prochain. Il est le candidat de la Droite.
Je reconnais que son programme économique est sérieux et courageux. En revanche, sa conception de l’Europe me déconcerte. François Fillon n’a pas de projet démocratique et politique pour l’Europe. Il souhaite la laisser dans la main des diplomates et mettre la souveraineté nationale, et donc le veto, au cœur du système, condamnant le continent à l’inefficacité et à l’inertie. Au fond, je le soupçonne de s’en tenir à l’Union européenne telle qu’elle est aujourd’hui, c’est à dire une addition d’égoïsmes nationaux, un simulacre d’Europe vouée à l’impuissance.

Après avoir regretté la décision UDI de ne pas participer à cette consultation électorale, j’avoue ne pas avoir compris les motifs d’engagement du parti en faveur de l’un des candidats Les Républicains. Au demeurant, je doute que ce ralliement lui ait été utile. N’ayant pas pris part au scrutin de la Primaire, je revendique ma liberté pour que les valeurs de notre famille de pensée soient défendues dans la campagne à venir.

Je souhaite soutenir un candidat qui porte l’ambition, grâce à l’Europe, de nous redonner notre souveraineté face aux défis de la mondialisation, qui place l’humanisme, la liberté et la responsabilité au cœur de son projet, qui nous libère du clivage clanique « Droite-Gauche » et des corporatismes de tous ordres. En conséquence, j’ai décidé de me mettre En Marche et de rejoindre Emmanuel Macron. Lors de nos entretiens, avant et après sa démission du gouvernement, j’ai acquis la conviction que sa philosophie et sa vision sont les plus en phase avec notre identité et nos valeurs.

Dans les semaines à venir, je vous proposerai une rencontre avec lui. Il aura ainsi l’occasion de réagir par rapport à notre manifeste centriste « Libres et responsables », adopté en février. Sa candidature doit enrichir le débat et enclencher la rénovation tant attendue de la vie politique.
Restant à votre écoute, je vous prie de croire, Chers Amis, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs

Jean Arthuis

Château-Gontier, le 1er décembre 2016

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Communiqué de l’Alliance centriste : 2ème tour de la primaire

Paris, le 22 novembre 2016

L’Alliance centriste salue la mobilisation de nos concitoyens lors de cette primaire de la Droite et du Centre qui traduit une véritable envie d’alternance et de changement.

Prenant acte de cette situation, du résultat de François Fillon, arrivé largement en tête au premier tour, de la diversité des opinions au sein de notre mouvement et du respect de la cohérence des choix de chacun et, enfin, d’une certaine illisibilité de la position de l’UDI, nous, Alliance centriste, appelons d’ores et déjà à respecter le verdict de dimanche prochain et à se rassembler autour du vainqueur du 2ème tour.

Philippe FOLLIOT
Président de l’Alliance centriste

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Projet de Loi de Finances 2017: Philippe FOLLIOT défend la juste reconnaissance des Anciens Combattants

Le mercredi 26 octobre 2016, Philippe FOLLIOT a participé, en commission élargie, à l’audition de Monsieur Jean-Marc TODESCHINI, Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants, sur les crédits « Anciens combattants, Mémoires et lien armée-nation »  dans le cadre du Projet de Loi de Finances pour 2017.

Après l’intervention de Monsieur le Secrétaire d’Etat, Philippe FOLLIOT a souhaité prendre la parole afin de l’interroger sur deux injustices. En effet, il a demandé à Monsieur Jean-Marc TODESCHINI quelles étaient les intentions du Gouvernement concernant la reconnaissance des pupilles de la nation et orphelins de guerre afin de corriger l’injustice liée à leur situation.

Aussi, il l’a questionné sur la situation spécifique de la communauté Harki. Saluant les propos du Président de la République lors de la cérémonie d’hommage lors de laquelle il a reconnu la responsabilité de la France dans l’abandon des harkis. Ainsi, Philippe FOLLIOT a demandé à Monsieur le Secrétaire d’Etat ce qu’il en était aujourd’hui et quelles actions le Gouvernement allaient mettre en place pour réparer cette injustice.

Aussi, il l’a interrogé sur des objectifs comme la consolidation du dispositif existant d’emploi réservés pour le rendre plus contraignant et l’étendre aux entreprises publiques, sur l’accès des jeunes de 3ème et 4ème génération aux grandes écoles ou encore sur la nomination de harkis dans les cabinets ministériels, conseils d’administration d’entreprises publiques ou encore dans les administrations centrales.

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Philippe FOLLIOT pose une question au Gouvernement pour défendre les buralistes

Le mardi 25 octobre 2016, Philippe FOLLIOT, suite à la proposition de loi qu’il a déposée sur le Bureau de l’Assemblée nationale, a posé une question au Gouvernement sur la situation des buralistes dans notre pays.
Rappelant que chaque jour en France, ce sont près de 26 000 buralistes qui accueillent plus de 10 millions de clients dans la France entière, Philippe FOLLIOT, sans jamais remettre en cause les politiques publiques contre le tabagisme, a souhaité défendre une profession déjà fort impactée.

Après avoir salué le rapport de son collègue Frédéric BARBIER sur « l’avenir des buralistes » publié en 2015, il a appelé de ses vœux la mise en place d’un nouveau contrat d’avenir plus favorable pour la profession et moins coûteux pour l’Etat car financé par les cigarettiers qui du reste pratiquent à outrance l’optimisation fiscale.
Ainsi, il a demandé à Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances d’entendre le cri du cœur des buralistes qui ne demandent qu’à avoir le droit de vivre dignement de leur travail et à obtenir des garanties quant à leur juste rémunération et à la diversification de leurs activités !

Retrouver le texte de la question et de la réponse de Monsieur le Secrétaire d’Etat ci-dessous :

Philippe Folliot. Monsieur le secrétaire d’État chargé du budget et des comptes publics, chaque jour, près de 26 000 buralistes accueillent dans notre pays plus de 10 millions de clients. Dans la France entière, que ce soit dans les quartiers ou dans les zones rurales comme en centre-ville, le bar-tabac-journaux est un lieu essentiel de convivialité, d’échange et de dialogue. Parfois, il est même le dernier « service public » !
Si nul ne remet en cause les politiques publiques de lutte contre le tabagisme, véritable fléau pour notre société, celle-ci ne doit pas se faire essentiellement au détriment d’une profession déjà frappée de plein fouet ! Monsieur le secrétaire d’État, les buralistes sont inquiets. En effet, la généralisation du paquet neutre à compter du 1er janvier 2017 et les nouvelles hausses de taxes qui risquent encore d’accroître le différentiel de prix entre la France et ses voisins vont fragiliser plus encore un réseau qui voit déjà un millier d’entre eux mettre, chaque année, la clé sous la porte. À ce titre, l’harmonisation des prix du tabac et des taxes au sein de l’Union européenne devra enfin être effectivement mise en œuvre pour lutter efficacement contre le trafic transfrontalier.
Je tiens ici à saluer le travail de notre collègue Frédéric Barbier qui, dans son rapport sur l’avenir des buralistes publié en octobre 2015, proposait de nombreuses solutions qui ont été étudiées, mais qu’il faut maintenant mettre en œuvre !
Il faut faire plus et mieux. Nous devons non pas laisser la technostructure décider, mais bâtir ensemble – parlementaires et Gouvernement – un nouveau contrat d’avenir plus favorable pour la profession et moins coûteux pour l’État car financé par les cigarettiers qui, du reste, pratiquent à outrance l’optimisation fiscale !
Ainsi, monsieur le secrétaire d’État, sans remettre en cause la lutte contre le tabagisme, je vous demande d’entendre le cri du cœur des buralistes qui ne demandent qu’à avoir le droit de vivre dignement de leur travail et à obtenir des garanties quant à leur juste rémunération et à la diversification de leurs activités !

Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du budget et des comptes publics. Monsieur le député, le dialogue entre la confédération des buralistes et le Gouvernement est actif. Je peux vous indiquer qu’à cette heure, pas moins de six réunions ont déjà eu lieu pour préparer et discuter le contrat d’avenir qui vient à échéance à la fin de cette année et étudier la façon de le renouveler. Nous aurons à nouveau l’occasion d’évoquer ces questions à brève échéance. Avec le président Montredon, nous nous sommes fixé comme objectif de conclure dans les prochaines semaines, en tout état de cause avant la fin de nos débats budgétaires.
Nous sommes d’accord sur quelques principes qui, je crois, font l’unanimité. D’abord, recentrer les aides sur les secteurs les plus fragiles, à savoir non seulement le monde rural – vous l’avez évoqué –, mais aussi les zones frontalières que je connais bien.
Ensuite, éviter les effets d’aubaine car certaines aides étaient versées sans condition à l’ensemble des buralistes, et ce point est partagé avec la Confédération des buralistes. Nous sommes proches d’aboutir. Il nous reste un point à discuter : celui de leur rémunération principale, c’est-à-dire la part principale de la commission que prévoient les buralistes – vous imaginez bien que les demandes sont encore un peu différentes. Les buralistes tiendront leur congrès dans une dizaine de jours. Le Gouvernement donnera alors sa position. Je pense qu’un accord est possible.
Sur les autres sujets, en termes de prévention notamment, nous sommes là aussi d’accord.
Là où nous ne sommes pas d’accord, c’est que, contrairement à ce que vous avez dit, il ne faut pas que ce soient les fabricants qui financent le contrat d’avenir. Je crois d’ailleurs que les buralistes ne le souhaitent pas. Le Gouvernement ne le souhaite pas non plus. Je suis prêt à venir en rendre compte devant tous vos groupes de travail ou vos commissions. Les discussions progressent et je pense que dans les prochains jours, nous arriverons à un accord.

Retrouvez la vidéo en cliquant ici

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Sortie du nouveau livre de Philippe FOLLIOT « ma France, Chroniques des temps présents et futurs »

Le 28 octobre 2016, Philippe FOLLIOT sort son nouvel ouvrage intitulé « ma France, Chroniques des temps présents et futurs« .

A cette occasion, M. Le Député et Président de l’Alliance centriste organise une rencontre à l’Assemblée nationale le mercredi 2 novembre.

Vous pouvez vous inscrire jusqu’au 26 octobre 2016, en envoyant un courriel à l’Allaince centriste (contact@alliancecentriste.fr) et en communiquant ces informations (votre nom, prénom, lieu de naissance et date de naissance).

Autrement, vous pouvez aussi commnder le livre en envoyant les informations demandées ci-dessous:

Votre nom

Votre prénom

Votre adresse postale

Pour recevoir le livre à votre domicile, merci de retourner un chèque de 15 euros (prix du livre + envoi) à l’ordre d’« Agir pour demain » avec les informations demandées ci-dessus à l’adresse suivante:

Philippe FOLLIOT, Député du Tarn

Permanence parlementaire

3 boulevard des Lices

81100 Castres

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Philippe FOLLIOT – Assemblée Nationale – Loi Montagne

Le lundi 10 octobre 2016, Philippe FOLLIOT, seul orateur à ne pas lire son discours, s’est exprimé, au nom du Groupe UDI, lors de la discussion générale du projet de loi de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne.

Après avoir rappelé et présenté l’acte I de la Montagne caractérisé par le vote d’une première loi en 1985, Philippe FOLLIOT a salué l’esprit de consensus qui avait animé les débats en commission des Affaires Economiques. Alors que notre pays vit des moments difficiles, il a souligné l’exemplarité des élus de montagne et l’implication de Monsieur Jean-Michel BAYLET,  Ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, lors de la conception de ce texte.
Après s’être félicité de l’adoption de deux amendements en Commission, un généralisant le Protocole Montagne pour les écoles des territoires de montagne, qui a été expérimenté pour la première fois dans les Monts de Lacaune dès 2008, et l’autre sur les travaux relatifs aux réseaux d’eau et d’assainissement, Philippe FOLLIOT a présenté les différents amendements relatifs à la Santé, à la téléphonie mobile et aux zones blanches ou encore aux parcs résidentiels de loisir, qu’il a déposés, au nom du Groupe UDI, pour la discussion en séance publique.
Si, selon lui, le texte va dans le bon sens, il n’est pas la grande loi que la population et les acteurs locaux attendent. Profitant d’être à la tribune de l’Assemblée nationale, il a poussé un « coup de gueule » et un cri du cœur en dénonçant  l’écart entre les orientations définies par la loi et les décisions prises localement. En effet, il s’est élevé contre la décision de fermeture de la Trésorerie de Vabre prise sans réelle concertation et contre la volonté des élus locaux et a considéré cette situation comme inacceptable !
Enfin, soulignant les opportunités qu’offrent les territoires de montagne (dynamisme des jeunes, environnement protégé, basse insécurité…), il a repris à son compte les paroles de Jean FERRAT  entonnant ainsi « Que la montagne est belle… »  et appelant de ses vœux l’arrivée du printemps…de la Montagne !

Lire l’intervention de Philippe FOLLIOT ci-dessous :

Philippe Folliot : Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la présidente de la commission, mesdames les rapporteures, mes chers collègues, 1985 fut une année fondatrice pour la politique de la montagne dans notre pays. En effet, nos prédécesseurs avaient adopté à l’unanimité un texte important qui a fait date dans l’histoire parlementaire. Ce texte a marqué un coup d’arrêt important à la désertification de nos territoires de montagne, en dotant notre arsenal juridique d’éléments législatifs qui ont permis de mieux tenir compte de la spécificité de ces territoires. Plus de trente ans après, il était essentiel d’actualiser cette loi, et c’est à ce travail que l’ensemble des acteurs s’est attelé : vous-même au premier chef, monsieur le ministre, vos services, l’Association nationale des élus de montagne, que je tiens à saluer pour sa forte implication dans ces débats, et enfin vous, chères collègues rapporteures du texte. On ne peut que saluer votre implication et le travail de fond que vous avez conduit. Vous avez essayé de rechercher le cadre le plus large et le plus consensuel possible. Dans ces moments un peu troubles et difficiles pour notre pays, il est important que nous sachions faire preuve d’unité. Espérons que l’esprit de montagne qui a soufflé sur nos travaux se retrouve dans d’autres cadres.

S’agissant de la méthode, nous pouvons toutes et tous nous retrouver eu égard aux résultats obtenus. Je veux profiter de ce débat pour rappeler qu’il n’y a pas « une », mais « des » montagnes dans notre pays. Les situations sont différentes entre les secteurs de haute montagne, qui bénéficient d’atouts, notamment touristiques avec les sports d’hiver, certains secteurs qui possèdent un tissu industriel particulièrement développé et d’autres, plus ruraux, plus agricoles, qui souffrent davantage à bien des égards.
Ce qui caractérise tous les massifs montagneux, c’est d’avoir été des terres de refuge. La montagne tarnaise s’inscrit tout à fait dans ce schéma historique, avec la Réforme d’abord, puis pendant la Seconde guerre mondiale, avec les premiers maquis du sud-ouest qui s’y sont développés. Un certain nombre de Juifs sont venus se réfugier dans cette montagne tarnaise car ils avaient des liens avec l’industrie textile de notre montagne. Bref, ce caractère de refuge est important du point de vue historique et mérite non seulement d’être souligné, mais encore d’être cultivé. Ces terres sont authentiques. Certes, le climat y est parfois rude, mais il existe un certain nombre de valeurs qui caractérisent les populations de montagne, particulièrement fières de leurs origines, particulièrement fières de leur appartenance à ce milieu montagneux. Cette singularité mérite d’être soulignée et mise en avant.
Sur le fond, même si chacun estime que ce texte est éminemment positif, force est de constater, monsieur le ministre, qu’il n’est pas la grande loi que l’on aurait pu espérer. Sur bien des points, nous restons en effet dans le déclaratif, dans la déclaration de bonnes intentions. Manquent un certain nombre de moyens pour mettre en œuvre un certain nombre de préconisations et faire en sorte qu’existe une réelle compensation des handicaps naturels des secteurs de montagne, enjeu essentiel pour nos territoires.
Y figurent cependant des avancées éminemment positives, cela mérite d’être souligné. Au cours des longues heures de débat qui nous attendent, nous devrons essayer d’enrichir ce texte et de le faire progresser dans le bon sens. C’est tout l’objet des interventions qui seront les nôtres pour défendre nos amendements. Certes, bon nombre de points ont déjà été actés lors du très positif et très constructif travail conduit en commission entre l’exécutif et le législatif.
Je voudrais en particulier me féliciter de l’adoption de l’amendement qui a permis de faire figurer dans la loi une circulaire concernant ce que j’appelle le « protocole montagne » pour l’éducation, visant à tenir compte des spécificités de ces territoires de montagne. Nous y sommes d’autant plus sensibles que la première expérimentation de ce protocole a eu lieu précisément dans la montagne tarnaise, ce dès 2008. Nous ne pouvons que nous en féliciter, car cela fonctionne. C’est la preuve que lorsque les administrations et les élus locaux travaillent suffisamment en amont, la main dans la main, pour anticiper un certain nombre d’évolutions plutôt que de subir les contraintes ensuite, le résultat est très positif.
De la même façon, nous avons été sensibles au fait qu’un amendement de l’UDI relatif à la problématique des agences de l’eau, de leur financement et des investissements en matière d’adduction d’eau potable et d’assainissement ait été retenu en commission. Je prendrai l’exemple d’une commune qui m’est chère, celle – pour ne pas la nommer – de Saint-Pierre-de-Trivisy dans le Tarn. Cette commune est en train de réaliser un projet intercommunal d’adduction d’eau potable dans lequel plusieurs centaines de milliers d’euros seront prochainement investis afin de desservir une petite dizaine d’abonnés, avec des linéaires très importants. Ceci est lié à la faible densité de population et au fait que la déclivité des terrains entraîne des coûts d’investissement un peu plus élevés. Il est donc essentiel que ces spécificités soient prises en compte, ne serait-ce que par rapport au taux des subventions qui peuvent être accordées aux collectivités pour réaliser de tels projets.
Nous vous proposerons d’autres amendements pour faire évoluer ce texte, notamment un amendement concernant la téléphonie mobile. Lorsque les grands opérateurs prétendent qu’ils couvrent 98 % de la population, ils disent peut-être vrai, mais les 2 % qui ne sont pas couverts par la téléphonie mobile sont toujours les mêmes, à savoir les habitants des secteurs ruraux de montagne. Afin d’assurer une meilleure couverture, et alors que la loi impose un point par commune – situé devant la mairie – où le téléphone portable doit passer, nous proposerons d’en imposer un second, choisi par le conseil municipal, pour permettre une meilleure couverture. Ce serait nous semble-t-il une bonne avancée.
De la même façon, accélérer « l’opticalisation », c’est-à-dire relier par la fibre optique les nœuds de raccordement des abonnés – les NRA – doit constituer un objectif majeur.
Le fait d’être toujours les derniers à être desservis a immanquablement des conséquences négatives aussi bien pour les habitants que pour les entreprises et les acteurs des services publics et privés de nos territoires de montagne.
Par ailleurs, il serait nécessaire de mener une réflexion sur les possibilités d’expérimentation dans les secteurs de montagne, dans le but de développer des pôles en matière d’éducation, pour la jeunesse, et de proposer un certain nombre de services qui pourraient être mutualisés. Cela permettrait de faire utilement avancer un certain nombre d’objectifs dans ce domaine.
En outre, je défendrai des amendements relatifs aux problématiques de santé, notamment par le biais d’un élément très spécifique qui concerne quasi exclusivement la montagne et les secteurs insulaires, notamment les petites îles du territoire, à savoir les propharmacies, particulièrement utiles en termes de services à la population dans un certain nombre de communes. Nous y reviendrons lors de la discussion.
Il me paraît également important que nous adaptions un certain nombre de textes – je pense à tout ce qui a trait aux parcs résidentiels de loisirs. En zone de montagne, du fait de conditions climatiques particulières, il faudrait pouvoir assouplir les règles : permettre par exemple que dans un camping, il y ait davantage de bungalows que ce qui est autorisé en bord de mer.
Cependant, permettez-moi, monsieur le ministre, de pousser un cri de colère. Il ne sert à rien de faire des déclarations ici, dans cet hémicycle, de faire preuve de bonnes intentions, lorsque l’on voit la façon dont se comportent les administrations sur le terrain.
Prenons l’exemple de la trésorerie de Vabre. Il y a quelques jours, j’ai reçu une lettre de M. Galvain, directeur départemental des finances publiques du Tarn, qui annonce qu’il va fermer cette trésorerie et qu’il rompt le bail liant l’État à notre communauté de communes.
Cette décision a été prise sans réelle concertation avec les élus locaux ou, du moins, n’a pas tenu compte de leur avis. Nous n’avons pas contesté l’annonce qui nous a été faite qu’il ne resterait, à l’issue de la fusion de deux communautés de communes, qu’une seule trésorerie. L’une des deux trésoreries actuelles étant située en périphérie de Castres, à dix kilomètres de cette ville, en zone de piémont, et l’autre en secteur de montagne, un consensus s’était exprimé parmi l’ensemble des élus du territoire pour que soit préservée celle qui était située en secteur de montagne – celle de Vabre. Or, l’administration, sans tenir compte de l’avis des élus, a décidé de fermer cette dernière et de maintenir l’autre, située en zone de piémont. Ce n’est pas acceptable. Il ne sert à rien que nous prenions ici des décisions si les orientations prises sur le terrain vont en sens contraire. Bercy est certes un État dans l’État, mais il faut, en la matière, une logique et une cohérence générales au niveau des services publics et au niveau de la politique et de la stratégie de l’État et de l’administration. C’est donc un cri du cœur, un cri de colère que je pousse à ce propos. Nous nous étions déclarés ouverts au dialogue sur cette fermeture de trésorerie. En outre, nous savons très bien que, dans quelques mois, on nous dira que cette trésorerie, située à dix kilomètres de la ville-centre qu’est Castres, sera fermée. C’est tout simplement inacceptable.
Ce dont nous aurions besoin, monsieur le ministre, dans ce texte comme d’une manière plus générale, c’est de lou biais, le bon sens paysan de nos montagnes tarnaises. (Sourires.) Si nous pouvions l’inscrire dans la loi, nous contribuerions à faire évoluer bien des choses.
Je terminerai par des éléments plus positifs. Si en effet nos montagnes ont des difficultés, elles sont aussi des territoires d’opportunité, avec des jeunes qui se battent pour tenter de créer des activités, des entreprises. Nos montagnes se caractérisent par un environnement protégé, préservé et, pour nombre d’entre elles, par un chômage peut-être moindre qu’ailleurs et par une insécurité bien moindre. Tous ces éléments nous laissent à espérer.
Pour conclure, permettez-moi simplement de chanter :
« Pourtant, que la montagne est belle,
Comment peut-on s’imaginer,
En voyant un vol d’hirondelles,
Que l’automne vient d’arriver ? »
Monsieur le ministre, au-delà de l’automne, c’est un printemps pour la montagne que nous attendons. Espérons que ce texte sera gage de vols d’hirondelles qui nous l’apportent.

RETROUVEZ LA VIDEO DE SON INTERVENTION EN CLIQUANT ICI

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Communiqué de Presse Alliance centriste

Paris, le 03 septembre 2016

Lors du congrès du 27 février 2016, l’Alliance Centriste, composante fondatrice de l’UDI forte de 12 parlementaires, avait annoncé son souhait de participer à la « Primaire de la droite » le 20 et 27 novembre 2016 pour l’élection présidentielle de 2017.

Cependant, aujourd’hui, les conditions ne sont pas réunies pour engager cette participation et promouvoir notre projet « libres et responsables ».

Aussi, deux résolutions ont été adoptées ce jour :

• La première : L’Alliance Centriste entend prendre part à l’élection présidentielle pour y défendre sa vision et ses valeurs : porter l’idée d’une Europe forte, politique et démocratique.

• La seconde : L’Alliance Centriste fait évoluer, sa gouvernance. Philippe Folliot, député du Tarn et jusqu’alors Président exécutif devient le nouveau Président de l’Alliance Centriste. Jean Arthuis, qui a décidé de privilégier son engagement européen, reste membre actif du mouvement. Il est nommé Président d’honneur.

Contact presse : Constance AZAÏS – 06 10 94 93 07
Contact@alliancecentriste.fr

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Communiqué Jean Arthuis

« LA PRIMAIRE DE LA DROITE ET DU CENTRE, C’EST NON »

Oui, j’en ai rêvé. Le congrès de l’Alliance centriste du 27 février, ayant approuvé son projet «Libres et responsables », a exprimé le souhait que nous puissions porter nos idées dans le débat public à l’occasion de la primaire de la droite et du Centre. J’ai alors clairement laissé entendre que je me tenais prêt pour m’engager dans une campagne de témoignage. Si j’ai tardé à prendre ma décision, c’est que le doute m’habitait. J’ai reporté de mois en mois ma déclaration avec le secret espoir qu’un évènement viendrait dissiper les motifs de ma réserve.

Le premier motif de réserve tient au fait que l’UDI s’est prononcé contre toute candidature centriste à cette élection primaire dite « de la Droite et du Centre ». Or l’Alliance centriste s’est constituée pour tenter de rassembler tous les centristes. A l’évidence, ma candidature susciterait le trouble dans un parti encore fragile. En tout état de cause, la plupart des parlementaires UDI et des cadres du parti ne semblent pas disposés à soutenir une candidature centriste. Dans ces conditions, faute de moyens et de relais, l’exercice porterait atteinte à la cause que nous voulons défendre. Au surplus, les membres de l’AC investis pour les prochaines législatives tomberaient sous la menace d’une exclusion et d’une marginalisation.

Mon second motif de réserve concerne mon mandat au sein du Parlement européen. La campagne pour la primaire m’obligerait à me mettre en congé pour trois mois au moins, dans une période cruciale au plan budgétaire. C’est en effet à l’automne que la commission des budgets que je préside est pleinement mobilisée par la discussion et le vote du prochain budget qui s’annonce à tous égards difficile. En outre, nous sommes engagés dans la révision à mi parcours du cadre financier pluriannuel, échéance cruciale pour sortir l’Union européenne de son impuissance. Je suis également personnellement impliqué dans trois actions à mes yeux prioritaires : la promotion de la mobilité longue des apprentis en Europe, la sortie de crise du monde agricole et la révision de la PAC, l’intégration politique de la zone euro.

En troisième lieu, cette élection primaire comporte des aléas périlleux pour la clarté du débat. Le corps électoral se détermine par rapport aux enjeux du moment. L’actualité va placer sur le devant de la scène les thèmes identitaires et sécuritaires. La séquence « burkini » en est la sinistre illustration. Dans un tel contexte, la surenchère sera vive pour rallier des voix susceptibles de se porter sur le Front National. Je doute, dans ce contexte, que notre message en faveur d’une « Europe puissance mondiale » soit audible, alors même qu’elle seule, à condition de l’extraire du simulacre où les chefs d’Etat ou de gouvernement la cantonnent, peut nous permettre de lutter efficacement contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme, les migrations et les fraudes fiscales.

Enfin, la primaire n’est pas l’élection présidentielle. Participer à la primaire, c’est opter pour un camp en risque de dérive droitière. Plus que jamais sachons donc rester « Libres et Responsables ». Ma décision est prise, je ne suis pas candidat à la primaire de la Droite. Notre devoir est désormais de tout faire pour qu’émerge un candidat partageant nos valeurs, notre vision et notre projet. Au moment où tant de voix prônent le repli sur soi et le nationalisme, nous veillerons à ce que la France rompe avec son manichéisme partisan mortifère, qu’elle remette la politique au service de l’intérêt général et convienne de partager avec ses partenaires européens les prérogatives souveraines qu’elle n’est plus en mesure d’exercer elle-même du fait de la mondialisation. Le clivage Droite/Gauche a vécu. Il est symptomatique que les extrêmes, de droite comme de gauche, expriment des propositions convergentes visant la sortie de l’Union européenne et le retour des frontières nationales. Désormais, le rassemblement se fera sur le thème de l’ouverture à l’Europe- une Europe « Puissance mondiale » qui protège intelligemment, une Europe gouvernée et non plus un simulacre d’Europe – ou bien le retour aux nationalismes et le repli sur soi. Oui l’élection présidentielle est bien le  rendez-vous crucial pour oser le renouveau et avancer en confiance.

Jean Arthuis

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Congrès Alliance centriste – Samedi 3 septembre 2016

Madame, Monsieur, Chers amis,

Eu égard à l’article 6 des statuts de l’Alliance centriste : « Le Congrès se réunit sur convocation du Président d’Alliance centristeau minimum tous les deux ans, ou à tout moment à la demande du Bureau, exprimée à la majorité de ses membres ».

Le dernier Congrès de l’Alliance centriste date du samedi 27 février dernier et fut un succès.

Aujourd’hui, nous avons le plaisir de vous inviter à notre Congrès extraordinaire, qui aura lieu le samedi 3 septembre 2016, à l’hôtel IBIS, 2 rue Cambronne, 75015 PARIS.

Nous vous remercions de vous inscrire avant le lundi 22 août 2016, en cliquant sur le lien ci-après et en remplissant le formulaire avec les critères demandés: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSemlKBR6n4Va7aiwm-6oQKAFm5nTeoH6SJTQSArvWCm5keUSw/viewform?usp=send_form

Pour toute demande d’information supplémentaire, veuillez contacter l’Alliance centriste en envoyant un courriel à l’adresse suivante: contact@alliancecentriste.fr .

En espérant vous voir nombreux lors de cet événement riche en échanges, veuillez croire, Madame, Monsieur, Chers amis, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

Philippe FOLLIOT

Président exécutif

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LEGISLATIVES – Liste des candidats Alliance centriste investis par l’UDI

Premiers candidats Alliance centriste investis par les Commissions Nationales d’Investitures UDI

14 – Calvados – 5ème circonscription: Dorothée PINEAU

16 – Charente – 3ème circonscription: Brigitte FOURE

22 – Côtes d’Armor – 2ème circonscription: Didier LECHIEN

31 – Haute Garonne – 9 ème circonscription: Florie LACROIX LOUBES

35 – Ille et Vilaine – 2ème circonscription: Laurence MAILLART MEHAIGNERIE

42 – Loire – 2ème circonscription: Nicole AUBOURDY

44 – Loire Atlantique – 6ème circonscription: Jean-Michel TOBIE

49 – Maine et Loire – 1ère circonscription: Laurent GERAULT

53 – Mayenne – 3ème circonscription: Yannick FAVENNEC

64 – Pyrénées Atlantiques – 6ème circonscription: Stéphane ALVAREZ

67 – Bas-Rhin – 2ème circonscription: Pascale JURDANT-PFEIFFER

69 – Rhône – 14ème circonscription: Maurice IACOVELLA

75- Paris – 17ème circonscription: Réservée

75 – Paris – 18ème circonscription: Maxence ANSEL

76 – Seine Maritime – 5ème circonscription: Philippe GRIGY

81 – Tarn – 1ère circonscription: Philippe FOLLIOT

81 – Tarn – 2ème circonscription: Patrice GAUSSERAND

81 – Tarn – 3ème circonscription: Marie GUIRAUD

86 – Vienne- 2ème circonscription: Philippe PALISSE

93 – Seine Saint Denis – 3ème circonscription: Marylise MARTINS

Français de l’étranger – 4ème circonscription: Caroline LAPORTE

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Tribune de Philippe FOLLIOT et Emmanuel DUPUY dans le Huffington Post

Beaucoup de questions restent en débat après l’attentat de Nice

L’État islamique a revendiqué l’attentat qui a frappé Nice et a coûté la vie à 84 personnes. Encore une fois, la France a été frappée par un acte de terrorisme atroce.
Alors que nos forces de sécurité ont déjoué plusieurs tentatives d’attentat ces derniers mois, et que le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve nous rappelait que le risque zéro n’existe pas, on peut se demander comment le gouvernement envisageait sérieusement de lever l’état d’urgence le 26 juillet prochain.
Cette forme de naïveté gouvernementale s’accompagne d’une vraie difficulté à mettre des mots sur le mal qui touche la France suite aux attaques de janvier 2015.
Alors que c’est la France qui est visée, son modèle, son mode de vie démocratique et républicain et de surcroît sa politique internationale, le gouvernement a commis une erreur initiale d’appréciation en s’évertuant à « catégoriser » les victimes. Il y a d’abord eu les journalistes avec Charlie Hebdo. Puis, avec le drame de l’Hypercasher, il y a eu les Juifs (déjà touchés par les actes odieux de Mohamed Merah en 2012), et enfin, les policiers ou les militaires. On avait tout simplement omis de dire aux Français qu’ils étaient tous des cibles potentielles de la folie meurtrière de Daesh !
La sidération de notre population après les attaques de novembre a donc été totale. Certaines victimes du Bataclan l’ont dit, elles ne se sentaient jusqu’alors pas menacées puisque ni juives, ni journalistes, ni membres des forces de sécurité. Il ne peut y avoir de réelle résilience sociétale dans ces conditions. La résilience est pourtant le socle nécessaire à l’établissement d’un état de « vigilance permanente » plutôt d’un état d’urgence permanent, comme il peut exister un en Israël.
En réalité, chaque défaite majeure de Daesh dans un engagement conventionnel là-bas, se traduit par un recours au mode terroriste ici. Notre soutien aérien aux forces qui luttent contre Daesh est légitime, mais faut-il pour autant continuer à faire croire aux Français que cela réduit le risque d’attaques terroristes sur notre sol ?
Nos concitoyens ont mérité un discours de vérité propice à faire naître l’esprit de résilience. Le regain d’adhésion récent des Français pour leur drapeau et pour leur hymne indique qu’ils sont prêts pour cela.
Mais il faut aussi s’interroger sur notre incapacité à reconnaître nos erreurs d’appréciation de l’évolution de la menace et sur la nécessité de réformer notre outil de renseignement à cette fin.
En dépit des satisfecit relevés dans la plupart des rapports parlementaires publiés depuis l’an dernier, dont celui des députés Pietrassanta et Fenech sur l’engagement des forces de l’ordre suite aux attentats du 13 novembre dernier, force est d’admettre que tout n’a pas été parfait, loin s’en faut.
Les Français le savent, et parmi eux les victimes d’attentats. Aussi il est grand temps de parler franchement de ce qui doit être amélioré. Le rapport de l’Assemblée nationale rédigé après les attentats de l’année dernière recommande une refonte du système de renseignement, notamment avec la création d’une agence nationale de lutte antiterroriste. Il s’agit ni plus ni moins que de la mise en place d’une instance supérieure comme celle instaurée aux États-Unis au lendemain des attaques du 11 septembre 2001. Pourquoi attendre ?
Il est donc d’autant plus important que les préconisations prônées par les députés Sébastien Pietrassanta et Georges Fenech dans le domaine du renseignement soit mises en œuvre dans les meilleurs délais, tout comme la nécessaire fermeture administrative des mosquées salafistes, ainsi que l’expulsion des imams radicaux.
Par ailleurs, le Président de la République a fait de nouveau appel à la réserve opérationnelle, en demandant cette fois la mobilisation totale des réservistes de la Gendarmerie.
Le hasard du calendrier a voulu que le rapport du Sénateur Jean-Marie Bockel rédigé suite à l’annonce de la future mise en place d’une Garde nationale, en novembre dernier, soit présenté au Sénat le 13 juillet.
Ses préconisations s’inscrivent totalement dans l’esprit du programme de Défense présenté par l’UDI en novembre 2013. Pourtant, en l’état actuel, on est loin de la nécessaire prise en compte de l’ensemble des mesures figurant dans le rapport comme celles figurant dans le programme de Défense de l’UDI, notamment celles incontournables pour mobiliser et mettre en œuvre des forces de réserve.
En effet, comment mobiliser aujourd’hui massivement des réservistes opérationnels de la Gendarmerie nationale qui ne bénéficient pas d’une couverture claire ni de garantie concernant leur emploi civil passés cinq jours de mobilisation ? Contrairement à ce qui vaut pour les réservistes américains, anglais ou encore canadiens, les mesures sociales et administratives préalables à l’emploi des réserves n’ont jamais été adoptées en France.
De plus, alors que l’objectif de la réserve opérationnelle avait été fixé à 100.000 hommes après la suspension effective du service national en 2001, nous avions en 2014 difficilement atteint les 54.000 contrats à servir dans les réserves, dont près de la moitié en Gendarmerie. Manque de valorisation, absence de garanties sociales véritables, entraînement difficile (nous sommes bien loin des trente à quarante jours d’entraînement annuel des réservistes anglo-saxons) et limitation à des emplois de renfort dont le plus retentissant est Vigipirate, on aura rarement plus mal utilisé une ressource volontaire et sincèrement motivée alors que tous les militaires de haut rang s’accordent à dire que les Forces Armées sont exsangues.
Il faut dire que l’intégration des réserves dans le giron des forces d’active n’est pas forcément du goût de tous. Dans le modèle anglo-saxon, l’intégration de la réserve a donné lieu à une diversité des recrutements qui a sonné le glas de l’accès aux hauts postes étoilés par les seules grandes écoles militaires. L’actuel chef d’état-major des armées américaines, le général Joseph Dunford, est d’ailleurs issu d’une formation universitaire pour officiers de réserve.
Ceci étant, le plan audacieux d’organisation des réserves présenté au Sénat en juin par le Général délégué aux réserves de l’Armée de Terre et la campagne de recrutement test lancée le 10 mars dernier sont autant de marques de progrès vers l’objectif annoncé des 40.000 réservistes des trois Armées pour 2019, contre environs 28.000 actuellement (soit une augmentation de 77%). Il est prévu, du reste, qu’un millier soit déployé en permanence pour des missions de protection sur le territoire national, contre 400 à 450 aujourd’hui.
Cependant, en l’état actuel des textes, quelle que soit l’ambition réelle du Président de la République lorsqu’il parle de mobiliser les réserves, il est permis de douter qu’on assistera prochainement à l’activation générale des 25.000 réservistes sous contrat que compte la Gendarmerie nationale. D’ailleurs on parle de chiffes en réalité bien inférieurs, avec un effort d’engagement de 4.000 réservistes de la Gendarmerie par jour d’ici la fin du mois de juillet.
Il conviendrait de revenir à la logique qui sous-tendait la défunte défense opérationnelle du territoire (D.O.T) : c’est-à-dire nous doter, à travers une réserve renforcée, de capacités de réaction face à des événements exceptionnels nécessitant le déclenchement d’opérations importantes de protection et de secours.
Bref, il nous faut parvenir – sous un nom ou sous un autre – à créer et disposer de véritables « forces territoriales de réserve », de véritables « réserves opérationnelles du territoire ».
Cette Garde nationale devrait, donc, le plus rapidement possible, prendre le relais des effectifs classiques de nos armées engagées dans les opérations intérieures « Vigipirate » et « Sentinelle », afin d’alléger les tensions pesant sur nos armées.
Alors que le monde dans lequel nous vivons est chaque jour plus instable et dangereux, nous devons non seulement donner des moyens supplémentaires à notre Défense, mais également susciter une prise de conscience collective.
Le spectre de la guerre civile, brandie par certains médias, n’est, heureusement pas encore une réalité. Pour en éloigner définitivement la perspective, il convient de penser aussi aux politiques à mener « en amont », en premier lieu desquels, au niveau de l’éducation et de la formation des jeunes, parfois pris dans un cycle infernal du décrochage éducatif, de l’exclusion sociale et de la rupture sociétale, qui laissent sur le « carreau » près de 150.000 jeunes français.
La réelle et effective prise en compte d’une ambitieuse politique de lutte contre la radicalisation, avec moyens afférents, est aussi une impérieuse nécessité. L’engagement de dizaines de milliers de citoyens au service de la France et de la sécurité de tous constituera une réponse déterminante face au terrorisme, car c’est par la résilience de chacun et de tous que nous pourrons faire face à la barbarie qui nous a frappé et menace malheureusement de nous toucher à nouveau.

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Communiqué de presse Jean ARTHUIS sur son déplacement à Gaza

Le Président de la Commission des budgets visite des projets soutenus par l’Union européenne à Gaza 

Jean Arthuis (ADLE, FR), Président de la Commission du Budget, s’est rendu mardi dans la bande de Gaza. Il a visité des projets financés par l’Union européenne visant à promouvoir un développement économique durable et un renforcement de l’autonomie des femmes de même que des projets d’infrastructure dans le domaine de l’eau, comme l’usine de traitement d’urgence des eaux usées NGEST située dans le Nord de Gaza et l’usine de dessalement récemment inaugurée à Deir Bala , à côté de Khan Yunis. M. Arthuis a rencontré plusieurs bénéficiaires des projets, les représentants des agences humanitaires et de développement qui mettent en œuvre ces projets ainsi que des représentants de la société civile. « Je suis très impressionné de l’esprit permanent de résilience de la population de Gaza et je suis très touché par leur espoir en un futur meilleur, en dépit de leur situation actuelle difficile » a déclaré M. Arthuis à l’occasion de sa visite. «Nous devons à la population de Gaza de continuer à faire tout notre possible pour améliorer la situation sur place. Les habitants de Gaza ont le droit de vivre dans la liberté et de la paix et de travailler pour un avenir meilleur et prospère pour eux-mêmes et leurs enfants. Pour moi, cela va de pair avec le respect des intérêts légitimes de sécurité d’Israël  » M. Arthuis, premier membre du Parlement européen à se rendre à Gaza depuis 2011, avait été chargé de visiter la bande de Gaza par Martin Schulz, Président du Parlement européen. Il est également tenu des réunions à Jérusalem, Tel Aviv et Ramallah et effectué des visites sur le terrain dans le sud d’Israël et la Cisjordanie.

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BREXIT : Les conditions sont réunies pour construire une Europe forte et démocratique

Les renoncements honteux concédés à David Cameron n’ont pas suffi pour convaincre les Britanniques de rester au sein de l’Union européenne. Il est triste de perdre un partenaire aussi attachant que la Grande-Bretagne après 43 ans de cheminement conjoint. Mais ce partenariat était bancal puisqu’il condamnait l’Union à n’être qu’une zone de libre échange offerte au monde. Or les Européens ont d’autres attentes que la consommation à bon marché. La campagne du Brexit a mis sur le devant de la scène des dirigeants dépourvus d’arguments pour convaincre les Eurosceptiques. L’électrochoc venu de Grande-Bretagne met en lumière l’immobilisme, les égoïsmes nationaux, l’impuissance face aux crises. Privée d’une vision et d’un projet, l’Union européenne se saisit de questions accessoires pour occuper des acteurs politiques et une administration qui s’enlise dans les procédures et la bureaucratie.Fondée au lendemain de la seconde Guerre mondiale pour transcender les nationalismes, l’Europe semble se résigner à leur résurgence. En fait, elle permet aux chefs d’États ou de gouvernement de prolonger l’illusion d’une souveraineté qu’ils n’ont plus les moyens d’exercer seuls dans des domaines aussi cruciaux que l’emploi, la défense et la sécurité, la maitrise des flux migratoires, la lutte contre les paradis fiscaux, la régulation numérique.
Avant d’aller plus loin, il est impératif de demander aux Européens s’ils estiment que ces questions peuvent encore être traitées efficacement au plan national. La plupart des dirigeants donnent en spectacle leurs échecs qu’ils imputent lâchement à l’Europe, bouc émissaire si commode. La construction européenne est en panne, sous la menace d’implosion, parce qu’elle s’opère à l’insu des peuples. Le simulacre d’Europe doit cesser.

Gage de la légitimité démocratique, le Parlement reste une singularité institutionnelle puisqu’il ne vote pas le consentement à l’impôt. Le budget de l’Union européenne, budget symbolique cantonné à 1% du PIB, est financé à 90% par les États membres. L’appoint vient des droits de douane dont le produit  s’érode du fait de la multiplication des traités de libre-échange. Corseté dans un cadre pluriannuel de sept ans, les crédits retournent vers les États membres à hauteur de 80%. Dépourvu de marge de flexibilité, ce budget n’autorise que de modestes gesticulations lorsqu’il s’agit de prendre en charge des réfugiés chassés par les guerres ou de contrôler les frontières extérieures. À défaut de traiter les questions supranationales, le Parlement prend souvent le risque de participer à l’édiction de normes et de règlements subalternes.

La Commission n’est pas le gouvernement dont l’Europe a besoin. Faute d’être politiquement dirigés, ses services sombrent dans la bureaucratie tatillonne.  Prisonniers de procédures complexes, ils ne peuvent communiquer directement avec les citoyens, les acteurs économiques et territoriaux. Ceux-ci ont besoin du concours de consultants et de spécialistes, sorte de décodeurs administratifs. Ce type de relation suscite plus d’incompréhensions et d’irritations que de satisfaction dans la diversité des pays. C’est ainsi que se creuse le fossé entre l’Union et les Européens.

En fait, le pouvoir décisif est dans les mains du Conseil. À l’écart du contrôle des Parlements nationaux sans pour autant s’exposer à celui du Parlement européen. Espace discret qui permet aux chefs d’État ou de gouvernement, comme à leurs ministres de régler dans la complaisance mutuelle les petites et grandes affaires, de se donner des éléments de langage, d’acheter du temps pour ménager les contextes électoraux les plus proches. Des sujets tels l’évasion fiscale ne pourraient-ils pas être traités au grand jour ? Les révélations du « Panama Papers » ou du « Luxleaks » ont déclenché une vague d’indignation au-delà des frontières nationales. La semaine passée les ministres des finances ont conclu un accord sans doute positif mais incomplet et timoré. Le débat public ne manquerait pas de faire justice aux résistances abusives et permettrait de stimuler une conscience européenne. Au fond, les dirigeants, jaloux de leurs prérogatives de souveraineté, détournent l’Europe de sa vocation. Prenons garde, la mystification et le déni de démocratie sont des ferments d’implosion. Le Brexit est clarificateur en ce que le Royaume-Uni était dans l’Union sans y être à part entière. Il appelle une réponse robuste car il ouvre la voie à deux périls. Le premier est de faire traîner en longueur la négociation de retrait britannique et corrélativement de déliter le fonctionnement des institutions. Le second est de laisser venir d’autres demandes de retrait conditionnées par de nouvelles revendications. L’épisode de février a laissé des traces, donnant une sinistre image d’une  gouvernance prête à toutes les concessions pour éviter le départ d’un pays. Si certains Etats membres souhaitent quitter l’Union, qu’ils en tirent les conséquences sans délais.

Aujourd’hui, l’Europe est scindée en deux cercles dont le plus engageant est construit sur le partage de la souveraineté monétaire. La zone euro s’est construite sur la promesse d’une prospérité générale et durable. Privée d’un pilotage politique, elle est menacée par l’ampleur des déséquilibres  internes, par la montée du chômage de masse. Elle suscite déceptions et malaises sociaux.  Depuis la mise en circulation de l’euro, le règlement de copropriété de la monnaie unique est transgressé sans que les contrevenants soient sanctionnés. Autrement dit, il n’y a ni règlement ni gouvernement. Le  désordre ne peut plus durer. C’est donc sur la zone euro, embryon du fédéralisme, que nous devons concentrer nos actions. Le cœur de l’Union européenne doit être doté d’un gouvernement, d’une Direction du Trésor, d’un budget et sans doute d’une chambre parlementaire. Mais l’architecture à lui donner appelle un débat totalement ouvert. C’est la condition de l’appropriation par nos concitoyens.

Le Brexit ouvre un espace de discussion. Les conditions sont réunies pour réviser fondamentalement les traités. L’Europe ne peut plus s’en tenir aux petits pas. Elle attend une architecture au service d’un projet associant la dimension sociale aux exigences économiques. Un moment privilégié de débat s’ouvre en France. Le coup d’envoi sera donné par la primaire de la droite et du centre. Il ne faut pas laisser passer cette chance et faire entrer l’Europe dans le débat public. La France de demain ne pourra pas se redresser avec des œillères. Notre avenir est dans une Europe forte parce que démocratique.

Jean Arthuis

Président de l’Alliance centriste

Député européen

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Philippe FOLLIOT intervient à l’Assemblée nationale contre l’instauration d’une taxe sur les eaux embouteillées

Mardi 14 juin 2016, en séance de nuit, l’Assemblée nationale étudiait la proposition de loi visant à la mise en œuvre effective du droit humain à l’eau potable et à l’assainissement.

L’eau constitue certainement l’un des défis les plus importants de notre siècle, à la fois parce qu’elle est en passe de devenir une ressource rare dans certaines zones de notre planète, mais aussi parce qu’elle représente un enjeu de santé publique majeur pour certains continents. Cette proposition de loi cherche justement à instaurer un droit à l’eau en France, ce qui représente une ambition tout à fait louable, humanitaire, et au-dessus de tout clivage politique.

L’article 5 instituait un Fonds de solidarité du droit à l’eau, au sein du Fonds national d’aide au logement (FNAL). Toutefois, les recettes de ce fonds auraient été constituées par une contribution de 0,5 centime d’euro par litre d’eau embouteillée vendue en France. Philippe FOLLIOT a donc déposé un amendement de suppression de cet article, puisque l’instauration d’une  telle taxe pour la filière des eaux en bouteilles serait particulièrement nuisible pour les entreprises minéralières de petites et moyennes tailles. Déjà fortement contributives, celles-ci sont soumises à un droit d’accise de 0,54 €/hL et à la surtaxe municipale perçue au taux de 0,58 €/hL, et pouvant s’élever à 0,70 €/hL.

Une nouvelle taxe qui augmenterait presque de moitié le niveau de taxation actuel aurait contraint les entreprises à réaliser des arbitrages budgétaires : suppression d’emplois, ralentissement voire arrêt de l’activité, gel des investissements notamment dans le développement durable.

Pourtant, ces entreprises, majoritairement situées dans des zones rurales et/ou montagneuses de notre pays comme le Tarn, participent activement au dynamisme économique local et au rayonnement international de nos collectivités. Ce sont 10 000 emplois directs non délocalisables et 30 000 emplois indirects qui sont directement menacés.

Dans un contexte national de relance économique, il n’était pas envisageable de porter un tel coup d’arrêt à cette activité. Le Député du Tarn a donc fait valoir son point de vue en hémicycle, ce qui a permis la suppression de l’article 5 de cette proposition de loi.

Vous trouverez ci-dessous l’intervention de Philippe FOLLIOT :

M. Philippe Folliot. À ce stade du débat, nous nous rendons compte qu’un certain nombre de points sont consensuels et que d’autres suscitent des interrogations.

Consensus : la finalité du texte, la lutte contre la précarité d’un certain nombre de nos concitoyens quant à l’accès à l’eau.

Consensus, également, bien que nous en ayons peu parlé : l’impact sur la santé du problème de l’hydratation et la nécessité de préserver les politiques liées aux fontaines à eau ainsi qu’aux dispositifs présents dans les entreprises, les administrations et autres structures afin de préserver la santé.

Consensus encore, visiblement : la version initiale de l’article 5 prévoyant la surtaxation des entreprises et des unités d’embouteillage était mauvaise. En fait, c’était une mauvaise solution pour que cette PPL bénéficie d’un cadre et d’éléments de financement.

Je ne me ferai en l’occurrence que l’écho de ce qui a déjà été dit. Les entreprises d’embouteillage d’eaux minérales sont déjà pas mal taxées avec la TVA, le droit d’accise – il est important –, la surtaxe municipale – elle aussi très importante.

Si des grands groupes, des multinationales, rayonnent à l’échelle mondiale, un certain nombre de PME travaillent aussi dans ce secteur – ma circonscription en compte deux. Ce sont des entreprises familiales qui, du reste, essaient de travailler de la meilleure façon qui soit pour maintenir l’emploi et les centres de décision au cœur de nos territoires ruraux. Nous ne pouvons pas non plus faire comme si cette dimension d’aménagement du territoire devait être totalement absente du débat : il s’agit d’un élément particulièrement important, essentiel.

L’État ne doit pas être pris en flagrant délit de contradiction compte tenu des propos qui sont tenus ici ou là quant à l’importance de la question de l’aménagement du territoire. En l’occurrence, ces entreprises qui sont au cœur de nos territoires ruraux, plus particulièrement en zones de montagne ou de moyenne montagne, permettent à une partie de la population de travailler en restant au pays, si je puis m’exprimer ainsi. Il serait contradictoire, demain, de les fragiliser, de même que leurs capacités d’investissement, d’embauches, de recherche et d’innovation.

Cela a été dit : ce secteur représente 10 000 emplois directs, 30 000 emplois induits et le plus souvent au cœur de nos territoires ruraux.

Cela me semble particulièrement important, tout comme il importe de parvenir à un consensus le plus large possible pour rejeter cet article 5 afin que le Gouvernement puisse peut-être proposer à l’avenir d’autres sources de financements.

Retrouvez la vidéo en cliquant ICI

Philippe Folliot

Député du Tarn

Président exécutif

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Tribune de Jean ARTHUIS dans le journal Le Monde

« Si vous ne voulez pas de l’intégration, alors il faut la Grande Bretagne. Si vous ne voulez pas de la Grande Bretagne, alors il faut l’intégration » ainsi parlait Paul-Henri Spaak, ancien Premier ministre belge et père fondateur de l’Europe, à l’occasion du refus par le général de Gaulle de l’entrée du Royaume-Uni dans la Communauté européenne. À l’occasion du référendum sur le Brexit, le théorème de Spaak montre toute sa prescience.

Le Royaume-Uni est depuis 1973 à l’intérieur de l’UE, ou presque. Exempté de rejoindre l’euro, absent des accords de Schengen, exonéré du respect de la Charte des droits fondamentaux, le Royaume-Uni est en réalité arrimé à l’Europe. Dispensé des devoirs de solidarité européenne (envers les pays de l’euro en difficulté ou de la gestion commune de la crise des réfugiés), le Royaume-Uni jouit pourtant de tous les droits et avantages que confère l’UE (accès au plus grand marché mondial, place d’or au sein des institutions européennes). Coquetterie ultime, les Britanniques bénéficient d’une « ristourne » sur le budget européen, âprement négociée en son temps par Madame Thatcher, toujours en application et supportée principalement par la France.

Les institutions européennes dans l’attente
En promettant un référendum à la veille des élections parlementaires anglaises de 2015, David Cameron s’est servi de l’Europe à des fins électorales. Partir ou rester, les Britanniques en décideront le 23 juin prochain. Mais depuis l’annonce de cette consultation, les institutions européennes sont comme tétanisées. À Bruxelles il est interdit de faire un geste avant la fin du mois de juin. La menace de sortie a hypothéqué bon nombre de sujets : proposition du budget européen pour 2017, débat parlementaire sur la migration ou sur les ressources de l’UE, auditions des ministres des finances pour discuter d’un budget de la zone euro, tous ces sujets aussi pressants soient-ils sont renvoyés aux calendes grecques ou, plus précisément, au calendrier anglais. Principe de précaution oblige.
L’Europe connaît l’une des plus grandes crises de son histoire et voilà que ses institutions se mettent en congés – étrange attitude quand on sait le peu d’implication du Royaume-Uni dans les sujets en question puisqu’il n’est ni dans la zone euro, ni dans Schengen et qu’il s’illustre par son attitude rétive lors des discussions budgétaires européennes. À la vérité, le référendum britannique révèle autant l’acuité de l’euroscepticisme britannique que la faiblesse du noyau prétendument « dur » européen. Car si nos amis britanniques venaient à prendre le large, la vraie question qui se poserait aux Français, aux Allemands, aux Italiens, aux Hollandais et aux autres pays de la zone euro serait : les Britanniques partis, quelle excuse va-t-on bien pouvoir trouver pour ne pas aller plus loin ?

Reparler d’Europe aux citoyens
Le silence que s’imposent les institutions est dangereux pour le fonctionnement de l’Union et mortelle pour l’idée d’Europe elle-même. Car cette dernière se meurt de ne pas parler à ses citoyens. Tout donne à penser qu’elle est organisée pour qu’elle soit faite dans le dos des peuples, en catimini. À chaque échéance électorale – aujourd’hui le référendum britannique, demain les élections en France et en Allemagne – l’Union se met en sourdine, les diplomates croisent les doigts pour que les urnes leur envoient des dirigeants conciliants et l’intégration européenne, irrémédiable parce que nécessaire, se fait dans la quasi-clandestinité, une fois les électeurs rentrés chez eux.
L’espace de débat ouvert par le référendum britannique va se refermer, occasion manquée. Un nouvel espace de discussion s’ouvrira en septembre, à l’occasion du débat présidentiel français dont le coup d’envoi sera donné par la primaire de la droite et du centre. Il ne faut pas laisser passer cette chance et faire entrer l’Europe dans le débat public. La France de demain ne pourra pas se faire avec des œillères. Son avenir est dans une Europe forte parce que démocratique.

Jean ARTHUIS
Député européen
Président de l’Alliance centriste

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Olivier CADIC: Discussion du Projet de loi « Travail » au Sénat

Sénateur Olivier Cadic : «Nous sommes le dernier grand pays européen à ne pas réussir à engager les réformes nécessaires pour simplifier le droit du travail»

 Le Sénat a débuté lundi l’examen du projet de loi Travail. Les sénateurs UDI-UC ont exprimé la position de la majorité sénatoriale et les points d’intérêt particuliers du groupe UDI-UC : priorité du niveau d’entreprise pour le dialogue social, simplification et adaptation du code du travail aux réalités économiques afin de faciliter les embauches et améliorer la compétitivité…

Intervenant au nom du groupe UDI-UC lors de la discussion générale, Olivier CADIC, sénateur des Français de l’étranger,  a pointé « un double problème : le poids de la réglementation et l’absence de dialogue social constructif.  » Il a expliqué pourquoi le premier est la conséquence du second.
En effet, en « l’absence de dialogue social constructif », les partenaires sociaux s’en remettent à l’Etat, ce qui explique notre propension à prévoir tous les cas de figure dans la loi, au lieu de s’en tenir aux dispositions d’ordre public.
Pour illustrer le « poids de la réglementation », le sénateur Cadic a brandi notre code du travail d’une main et le code du travail suisse de l’autre qui paraissait bien mince en comparaison : « Voilà un objectif de simplification ! » s’est-il exclamé, rappelant que « chaque matin 180.000 compatriotes quittent la France pour aller travailler en Suisse. Ils quittent le code du travail français, lui préférant le code Suisse ».

Le chef de file de l’UDI sur ce texte a déploré que nous soyons « le dernier grand pays européen à ne pas réussir à engager les réformes nécessaires pour simplifier le droit du travail ».
Pour le sénateur, « il faut simplifier, aller à l’essentiel, à ce qui doit être le socle commun de règles qui ne peuvent faire l’objet de dérogations, et à laisser le reste à la négociation collective ». C’est pourquoi il a indiqué avoir déposé, avec certains de ses collègues, des amendements « qui vont dans le sens de la simplification et qui évitent de sur transposer les directives européennes ».
Une ligne directrice fidèle au pacte fondateur de l’UDI et aux valeurs historiques du centre, citant même à la tribune l’ancien président Valery Giscard d’Estaing sur sa définition du libéralisme : « Pour moi, être libéral, c’est être partisan d’une évolution politique, économique et sociale fondée sur le transfert aux individus isolés ou organisés des responsabilités de décision, de comportements et de choix ».
Olivier Cadic a également déploré que « notre code du travail n’incite pas les entreprises à embaucher. Elles préfèrent le sous-emploi, la sous-production plutôt que le risque de ne pouvoir licencier si les résultats ne sont pas au rendez-vous. Lorsqu’une entreprise procède à un licenciement économique, la France est le dernier pays de l’OCDE à permettre au juge d’en vérifier la réalité en analysant les résultats du groupe au niveau international ».
En conclusion, il a formulé le vœu « que l’on trouve le courage de ne pas céder aux corporatismes, au défaitisme et que l’on tourne le dos au dogmatisme pour choisir le pragmatisme ».

Olivier CADIC

Sénateur des français de l’étranger

Délégué général de l’Alliance centriste

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Communiqué de presse de Philippe Folliot

PHILIPPE FOLLIOT REMET SON RAPPORT PARLEMENTAIRE SUR LE DEVENIR DE L’ÎLE DE LA PASSION (CLIPPERTON) À LA MINISTRE DES OUTRE-MER

 Nommé parlementaire en mission sur le devenir de l’île de La Passion (Clipperton) par le Premier ministre en septembre 2015, Philippe FOLLIOT a remis officiellement ce jour, jeudi 9 juin 2016, à Madame George PAU-LANGEVIN, Ministre des Outre-mer, le rapport qui en résulte.

Auteur en 2009 de France-sur-Mer, un empire oublié, spécialiste à l’Assemblée nationale des territoires d’Outre-mer que sont les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF), les îles Éparses et Clipperton, Philippe FOLLIOT a été au mois d’avril 2015 le premier élu de la République à se rendre sur cette île inhabitée, unique possession française dans le Pacifique nord. Le Député du Tarn avait alors tenu un carnet de bord et écrit au président de la République pour l’interpeller sur l’avenir de ce territoire, un des plus isolés au monde. Il confère pourtant à la France 436 000 km² de Zone économique exclusive, contre 345 000 km² pour la métropole.

Dans son rapport, intitulé « Assurer la gestion durable et la protection de l’unique territoire français du Pacifique Nord – Valoriser l’île de La Passion (Clipperton) par l’implantation d’une station scientifique à caractère international », Philippe FOLLIOT a formulé 21 recommandations.

Il préconise de créer une collectivité ad-hoc sur le modèle des TAAF, et propose de mettre en œuvre des mesures urgentes de gestion et de conservation, en procédant notamment à l’enlèvement des déchets, à la neutralisation des munitions datant de la seconde guerre mondiale, ainsi qu’à l’atténuation des facteurs de déstabilisation du milieu.

La renégociation des accords de pêche est un objectif fondamental, ainsi que la fin de la gratuité des licences de pêche.

L’ensemble de ces mesures ont pour vocation de favoriser l’implantation d’une station scientifique à caractère international, seule manière de réaffirmer la souveraineté nationale tout en valorisant ce territoire de la République et en protégeant ses espaces et ses richesses environnementales et halieutiques.

La Ministre des Outre-mer a remercié et félicité M. FOLLIOT pour son travail, et a indiqué que ce rapport constituerait une base utile de réflexion afin d’envisager les évolutions possibles pour le développement de l’île de La Passion. Le Député du Tarn espère que de très prochaines décisions seront prises pour sortir ce territoire de la situation d’abandon dans laquelle il se trouve actuellement. Une réunion de travail sera d’ailleurs organisée avec le Premier ministre, au mois de juillet.

Contact presse :

Jérémy HADDAD
06.74.30.43.91
pfolliot@assemblee-nationale.fr

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L’UDI 81 renouvelle ses instances départementales

L’UDI 81 a récemment organisé son Congrès départemental à Gaillac pour renouveler ses instances et réfléchir à un projet commun.

En présence de Monsieur Patrice GAUSSERRAND, Maire de Gaillac et conseiller départemental, de Madame Evelyne BRETAGNE, conseillère départementale du canton de Gaillac, ou encore de Monsieur Philippe BONNECARRERE, Sénateur du Tarn, la fédération tarnaise s’est réunie à la salle Dom Vayssette pour une matinée de travail.

En présence d’une majorité des adhérents, le Congrès a été introduit par Monsieur le Maire de Gaillac, qui a fait le bilan de ses deux premières années de mandat. La parole a ensuite été donnée au Sénateur Philippe BONNECARRERE qui a lui fait un point sur la situation politique locale, nationale et européenne. Après un point de règlements et une présentation de la liste des candidats par Philippe FOLLIOT, Président, et Monsieur Jean-Michel BOUAT, délégué départemental et conseiller municipal d’Albi, les adhérents ont voté pour renouveler leurs instances départementales.

A l’unanimité, Philippe FOLLIOT a été réélu Président de la fédération. Ont été élus au Bureau départemental : ANDRIEU Christian ; AZAIS Pierre ; BEN RAHAL Michel ; BRETAGNE Evelyne ; BOUAT Jean-Michel ; COLOMBINI Guillaume ; CROS Jean-Marie ; DEDIEU GISELE ; DESCOMPS-RODET Françoise ; DUCOS Jean-Michel ; DUMONTEIL Théo ; FABRE Jean-Louis ; FLORENCIA Loann ; GAUDEFROY Daniel ; GAUSSERRAND Patrice ; GUIRAUD-KERBOURIOU Marie ; GUILLAUMIN Eric ; MONTBROUSSOUS Julien ; PAILHE-FERNANDEZ Brigitte ; PARDO Jackie ; ROQUES-ETIENNE Muriel ; ROUSSEL Mélanie ; SORIANO René et VIDEL Daniel.
Ont été élus au Conseil national de l’UDI : AZAIS Pierre ; BOUAT Jean-Michel ; CROS Jean-Marie ; DEDIEU GISELE ; DESCOMPS-RODET Françoise ; DUCOS Jean-Michel ; GAUDEFROY Daniel ; GUIRAUD-KERBOURIOU Marie ; ROQUES-ETIENNE Muriel ; ROUSSEL Mélanie ; SORIANO René et VIDEL Daniel.

La matinée s’est ensuite poursuivie autour de trois tables-rondes sur l’Economie et social ; l’Organisation Territoriale et la Sécurité. Pendant 1h30, les adhérentes, par table-ronde, ont pu débattre, échanger et réfléchir à de nombreuses propositions. La restitution des travaux s’est faite devant l’ensemble des participants et les conclusions seront portées par les parlementaires et les membres élus au Conseil national. Une fois les résultats proclamés, Philippe FOLLIOT, élu Président, a conclu la matinée en faisant le point sur la situation politique nationale et parlementaire en évoquant les tensions autour de la Loi travail, les prochaines élections présidentielle et législatives ou encore sur les primaires du mois de novembre.

L’ensemble des participants s’est ensuite réuni pour partager le verre de l’amitié et poursuivre les débats et les échanges sur l’ensemble des sujets évoqués durant cette matinée de travail.

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Communiqué de presse de Philippe Folliot

En ma qualité de Président du Groupe d’Amitié France-Egypte de l’Assemblée nationale, c’est de tout cœur que, moi-même et mes collègues parlementaires du Groupe d’Amitié, avons une pensée émue pour les familles et les proches des victimes, et souhaitons témoigner au peuple Égyptien et à ses autorités, toute notre solidarité et toute notre émotion après ce terrible drame qui endeuille nos deux nations.

Notre déplacement de la semaine prochaine (avec Egypt’air), dans le cadre du Groupe d’Amitié, prévu depuis quelques semaines afin de rencontrer au Caire nos homologues égyptiens récemment élus,  n’en sera que plus légitime, plus fort et plus symbolique pour souligner la force et la pérennité de l’amitié franco-égyptienne.

Philippe FOLLIOT
Député du Tarn
Président du Groupe d’Amitié France-Egypte
Président exécutif de l’Alliance centriste

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Journée de l’Europe

Chers amis centristes,

Hier, lundi 9 mai, dite « journée de l’EUROPE », devait être pour nous l’occasion de rappeler avec passion et conviction, que ce long chemin qu’a été et qu’est encore la construction européenne constitue la clé de voute de notre engagement politique !

C’est en effet le 9 MAI 1950 que ROBERT SCHUMAN, dans une déclaration qui a marqué l’histoire, a posé les jalons d’un mouvement de réconciliation et, avant tout, d’une nouvelle vision sans concession d’un monde nouveau et porteur de progrès.
La CECA est née de cette déclaration forte et, imaginons-le, il n’était pas simple, dans cet après-guerre terrible, de prôner un rapprochement et une mise en commun.
Des ressources en charbon et en acier -quel symbole !- de la France et de l’Allemagne…

Mais ce fut le cas et portons donc un regard admiratif et quelque peu affectueux sur cette catégorie d’hommes d’ETAT capables de dépasser les visées simplistes, démagogiques et à courte vue de leurs collègues !
Au vrai -et chaque jour en apporte hélas la preuve -ca n’est pas si courant…
« Je préfère être impopulaire qu’irresponsable » disait -avec quelle lucidité RAYMOND BARRE, autre grand dirigeant rattrapé par les remontées marécageuses et médiocres du microcosme.

Mais souvenons-nous aussi qu’il y a  ce jour presque 60 ans -jour pour jour que se tenait à BRUXELLES au palais VAL PRINCESSE, ça ne s’invente pas, la conférence intergouvernementale.
Des 6 sur 2 dossiers à savoir :
– le projet de marche commun
– le projet EURATOM

Autres temps autres mœurs, le président du conseil français était GUY MOLLET, à une époque où notre pays était tragiquement englué dans la guerre d’ALGERIE.

Alors, chers amis, ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est que cette conférence a été conduite par la France d’une façon qui peut paraitre aujourd’hui surréaliste.
A savoir qu’elle voulait à tout prix aboutir sur EURATOM mais tout faire pour essayer de torpiller le projet de marché commun !
Le côté amusant, si on peut dire, est qu’on retrouve toujours les mêmes arguties et les mêmes frilosités chez nos gouvernants et les lobbies qui les inspirent : c’est la crainte, la peur de la concurrence, la volonté farouche de défendre des rentes de situation, des avantages acquis et avant tout, et c’est toujours aussi désolant, la peur d’aller de l’avant, de se confronter aux nouvelles réalités.

Et il est de fait que la France, à cette conférence, a mis sur la table des catalogues de conditions préalables, de délais d’adaptation, de motifs de blocage que ce fameux marché commun a bien failli capoter !

Français si vous saviez !

Et l’histoire est tragiquement cruelle puisque c’est à la suite du désastre de l’expédition de SUEZ et l’humiliation absolue subie par notre pays pour que ses dirigeants comprennent, enfin, que la France ne serait plus rien et ne compterait plus si elle restait isolée.
C’est ainsi que put commencer l’aventure du traité de ROME, et elle n’est pas achevée.

Alors quelles leçons pour nous centristes, 60 ans ou 66 ans après ?

La première est que, bien entendu, cette « ardente obligation » est plus que jamais valable !

Ça n’est pas ou plus une option, c’est une question de survie !

La seconde est qu’il s’agit d’un combat à mort -nous ne sommes pas naïfs- contre les forces de la sape, du découragement, du mensonge et de la capitulation.
Car qui peut croire une seconde que, si par malheur, on démolissait l’édifice, on ne se retrouverait pas, à court ou moyen terme, vassalisés par les uns ou les autres.

La troisième – et c’est notre honneur – est que le travail est loin d’être achevé et qu’il faut travailler dur pour :
Convaincre ;
Evaluer ;
Reformer ;
Proposer ;
Et se concentrer sur les vrais sujets.

Si on veut être écoutés et respectés, on doit être clairs, forts et fermes sur nos bases !
L’exemple du TAFTA est actuellement une caricature : on ne négocie jamais en position de faiblesse sinon le résultat est écrit d’avance ! Et ça n’est pas acceptable.

Restons donc à la fois passionnés et lucides sur ce chantier dont les fondations demandent déjà quelques contrôles techniques.
Beaucoup a été fait et seule la mauvaise foi peut nourrir des mauvais procès.
L’ouverture des pays, la libre circulation, les échanges de jeunes, la modernisation de secteurs entiers telle l’agriculture française, la monnaie unique qui nous protège et sécurise notre épargne et bien d’autres…

Beaucoup de sujets lourds liés, en particulier, au contexte international, nous impactent fortement mais la question qui se pose alors est double, à savoir :
– Serait ce très diffèrent sans l’EUROPE ?
– N’y a-t-il pas aussi, au fond, une responsabilité de nos pays qui, d’une part s’arc boutent sur des ersatz d’égoïsmes nationaux ou de prétendues souverainetés ?
– Et donnent-ils à l’EUROPE les moyens nécessaires à des politiques communes ou mutualisées ?

La réponse est limpide c’est NON !

Chers amis,
LA France N’EST RIEN SANS L’EUROPE
L’EUROPE N’EST PAS SANS LA FRANCE

Ce combat est toujours le nôtre et il faut le nourrir. Les sujets ne manquent pas et nous devons, nous centristes, en être les fers de lance !
Nous devons en convaincre les générations montantes qui bénéficient déjà largement de cette « nouvelle frontière » dont parlait JF KENNEDY.

Et nous devons aussi faire sortir notre pays de la honte qui consiste à envoyer au Parlement européen des cohortes de personnages qui n’y font que de l’obstruction ou de la présence médiatique !

Paraphrasant SIEYES et son pamphlet sur le tiers état nous devrions écrire nous centristes : « Qu’est-ce que l’EUROPE ? »  TOUT !
Qu’a-t-il été jusqu’ à présent dans l’ordre politique ? RIEN !
Que demande-t-il ?  A Y DEVENIR QUELQUE CHOSE
« SOYONS ENFIN DIGNES DE SCHILLER ET DE BEETHOVEN et de l’hymne à la joie » !
Vive l’EUROPE ET VIVE LE 9 MAI !

Michel Champon

Secrétaire général en charge du projet et des études

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Création d’une nouvelle fédération Alliance centriste à la Réunion

Le mardi 3 mai 2016, la première fédération de l’Alliance centriste Réunion s’est créée lors d’une assemblée générale constitutive à Saint-Denis, sus la présidence de Philippe Folliot, Président exécutif.

Le bureau départemental de cette nouvelle fédération est composé ci-après:

– M. Jean POLEYA: Président

– M. Vincent DUFAUD: Délégué départemental (en cours de nomination par les instances nationales)

– Mme Naomie GASTRIN: 1ère Vice-Présidente et déléguée des jeunes

– Mme Chantal CHARLETTE: 2ème Vice-Présidente

– Mme Christelle FANTELLI: 3ème Vice-Présidente

– Mme Marie-Annick TURPIN: Secrétaire

– Mme Astride SINALATCHIMY: Trésorière

 

Philippe Folliot a salué la création de cette fédération et a souligné son importance: « C’est un moment important pour nous car c’est la première des fédérations ultra-marines qui se constitue ici, à la Réunion ».

 Nous souhaitons donc bienvenue à l’AC 974 dans la famille centriste!

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Tribune Jean Arthuis: TTIP, ou le bonheur des peuples malgré eux

Le récent plaidoyer de Barack Obama pour un accord de libre-échange avec l’Union européenne, aux côtés d’Angela Merkel à Hanovre, me donne l’occasion d’exprimer, une fois encore, mon hostilité au projet de traité connu sous ses acronymes TTIP ou Tafta. S’il est vrai que le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement était juridiquement fondé à donner mandat à la Commission européenne, en 2013, de négocier un tel accord, il faut bien reconnaître que l’opinion publique a été écartée du débat sur les enjeux. Les gouvernements des pays européens ont cru qu’il suffisait de déclarer de façon péremptoire qu’ils se dotaient d’un levier puissant d’activité et d’emplois des deux côtés de l’Atlantique pour grappiller, çà et là,  un hypothétique pourcentage de croissance.

Discours basé sur des projections improbables, plaidoyer technique et conforme à ceux délivrés depuis plusieurs décennies par nos dirigeants pour tenter de convaincre les Européens des bienfaits d’une Union apolitique prenant pour interlocuteur les consommateurs plus que les citoyens. Car pour nos chefs d’États, jaloux de leurs prérogatives de souveraineté, il est vain de réfléchir à un pilotage politique de l’Europe. Réunis en conclave, derrière des portes closes, nos chefs d’État sont plus soucieux des éléments de langage qu’ils formuleront de retour de Bruxelles que du bien commun ou du sens qu’il convient de donner au projet européen.

Faute de pédagogie et de discussions publiques, nos concitoyens commencent à manifester leur scepticisme à l’endroit de cette Union des petits arrangements, faite sur un coin de table et dans la quasi-clandestinité. Trou noir de l’économie mondiale, l’UE  peine à convaincre de ses vertus tant nos dirigeants la cantonnent à une addition d’égoïsmes nationaux.

Je suis subjugué par l’angélisme, ou par le cynisme, de nos gouvernants. Ils sont capables de choisir le libre-échange tout en proclamant leur attachement aux normes de tous ordres, notamment sociales et environnementales, qui contraignent tous ceux qui produisent et créent des emplois sur leurs territoires à s’exiler. À défaut d’avoir prise sur la réalité, le pouvoir réglemente et communique, donnant en spectacle son impuissance. Les mêmes, ne manquent jamais de se lamenter sur l’ampleur du chômage que génèrent leurs incohérences.

Ce n’est pas par anti-américanisme que je m’oppose au TTIP, bien au contraire. Je partage le rêve de Victor Hugo qui déclarait devant la Conférence de la paix, en 1849, « Un jour viendra où l’on verra ces deux groupes immenses, les Etats-Unis d’Amérique, les Etats-Unis d’Europe, placés en face l’un de l’autre, se tendant la main par dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies ». Mais avant de négocier un traité de libre-échange avec un Etat fédéral puissant, prompt à infliger de lourdes amendes à leurs banques et entreprises industrielles, les européens  seraient bien inspirés de se donner une gouvernance digne de ce nom. Je plaide en ce sens pour une refonte de nos textes fondateurs donnant lieux à un débat publique européen en contraste avec les méthodes de négociation du TTIP pour que les Européen « fassent constitution » et que les États-Unis d’Europe que Victor Hugo appelait de ses vœux voient enfin le jour.

Je n’arrive pas à comprendre que l’énergie de nos dirigeants n’aille pas en priorité à l’achèvement du marché unique européen et à la refondation du projet avant que de se déployer pour un hypothétique TTIP. Autrement dit, l’urgence est de promouvoir la convergence des législations à l’intérieur de l’Europe et de doter l’Euro de véritables institutions politiques et démocratiques pour faire émerger un espace économique optimal.

L’Allemagne qui recevait ce weekend le Président Obama ne peut prétendre conduire l’Europe au détriment de ses partenaires. Une part significative de ses exportations se retrouve dans les déficits commerciaux d’une partie des Etats membres de l’UE. La conclusion  du projet de TTIP ne ferait qu’accroître les déséquilibres qui mettent l’Europe en danger. Les limites de la régulation par les marchés sont atteintes. Il est devenu urgent d’enclencher le sursaut politique et de rétablir la légitimité démocratique. Le débat public ne peut plus attendre.

Jean Arthuis

Président de l’Alliance centrsite

Député européen

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Réaction de Philippe Folliot suite aux déclarations de Jean-Christophe Lagarde sur la primaire

Suite aux décalrations de Jean-Christophe Lagarde, Président de l’UDI, lors de l’émission « Questions d’info » LCP/France Info/ Le Monde/ AFP (Mercredi 30 mars 2016), sur la non-participation aux primaires de la droite et du centre, retrouvez la réaction de Philippe Folliot, Président exécutif de l’Alliance centriste en cliquant sur le lien ci-après: http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2016/03/31/25006-20160331ARTFIG00087-lagarde-menace-d-exclure-d-eventuels-candidats-a-la-primaire-issus-de-l-udi.php

L’Alliance centriste

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Philippe FOLLIOT interroge le Ministre de l’Intérieur en Commission Défense

Philippe FOLLIOT, Secrétaire de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées, est intervenu lors de la séance du 23 mars 2016, durant laquelle était auditionnée le Ministre de l’Intérieur Bernard CAZENEUVE. Sa présence permettait notamment de poursuivre les travaux de la commission sur le continuum entre défense et sécurité nationale, «  inscrit dans le Livre blanc, et donc dans la loi de programmation militaire », comme le rappelait la présidente Patricia ADAM.

Ainsi, Philippe FOLLIOT a souhaité interroger le Ministre sur la mise en place du PNR (Passenger Name Record), qui permettrait de recenser l’identité de tous les individus empruntant un avion dans l’espace aérien. Le vote de celui-ci a été repoussé par les députés européens de gauche au Parlement européen. Or, cet outil apparaît comme particulièrement important pour la lutte contre le terrorisme, puisqu’il permettrait notamment de connaître avec exactitude les noms des personnes qui se rendent en Syrie à l’échelle de l’Europe (la création du PNR a finalement été votée le 14 avril par les euro-députés).

Il a également souhaité avoir des précisions quant à l’annonce des 1600 hommes supplémentaires déployés à la suite des événements terroristes survenus à Bruxelles (BRI, GIGN, GIPN et RAID).

Enfin, il l’a questionné sur la déterritorialisation des moyens d’intervention, afin de savoir s’il avait la possibilité de choisir quelle force doit intervenir peut importe le cadre territorial de compétence.

Vous trouverez ci-dessous les extraits des comptes rendus correspondant :

« M. Philippe Folliot. Vous avez évoqué la problématique du PNR, c’est-à-dire du suivi des passagers, avec une pointe d’ironie et d’amertume. L’Europe prend du temps pour prendre des décisions et encore plus pour les appliquer. Concrètement, que peut faire la France pour essayer de faire avancer les choses plus rapidement en la matière ? Par ailleurs, puisqu’il existe déjà EUROJUST et EUROPOL, à quand une cellule européenne de coordination du renseignement ?
J’en viens au déploiement supplémentaire, dans l’urgence, de 1 600 hommes. Pouvez-vous préciser d’où ils viennent ? Pour soulager la tension sur les effectifs, serait-il possible d’envisager une évolution législative autorisant le recours aux entreprises de services de sécurité et de défense (ESSD), notamment pour les gardes statiques, à l’image de ce que nous avons déjà fait pour la protection des navires ?
Quant à la déterritorialisation des moyens d’intervention, pouvez-vous vous-même choisir, monsieur le ministre, qui, entre GIPN, GIGN et moyens de la préfecture de police, doit intervenir, en vous affranchissant du cadre territorial ?
[…]
M. le ministre. Je vais essayer de répondre le plus précisément possible à l’ensemble de ces questions.
Monsieur Folliot, nous avons voulu un PNR européen qui prenne en compte un certain nombre d’éléments dont nous avons besoin pour assurer la traçabilité du retour des terroristes des théâtres d’opérations : les vols charter – il est rare que ces individus voyagent en première classe –, les vols intra-européens, les infractions nationales et internationales. Nous avons souhaité que la durée de conservation des données soit de cinq ans et la durée de masquage de six mois. Tout cela a abouti un intense dialogue entre la Commission européenne, le Conseil européen et le Parlement européen. Le trilogue s’est réuni et un accord a été trouvé entre les trois institutions au mois de décembre, au terme d’une longue négociation. Aujourd’hui, il s’agit de soumettre le texte au vote. Or le Parlement refuse de l’inscrire à l’ordre du jour de ses travaux !
Disons les choses clairement. Dans un contexte de menace terroriste extrêmement élevée, le refus de certains groupes – les Verts, les sociaux-démocrates et les libéraux – de soumettre le texte à la délibération est totalement irresponsable. Et voici que M. Verhofstadt, eurodéputé libéral, publie une tribune pour dire qu’il veut non pas d’un PNR croupion mais d’un PNR européen. Mais un PNR européen, c’est nécessairement la juxtaposition des PNR nationaux, l’interrogation par les États-membres des PNR nationaux ! Sinon, il est impossible de mettre en place les plateformes nationales PNR qui garantiront, pour chaque PNR, la protection des données personnelles. On ne peut pas vouloir un PNR européen et refuser l’échange des données entre les PNR nationaux lorsqu’on est attaché à la protection des données ; cela n’a aucun sens. Il faut donc que le texte soit adopté rapidement. De même, en ce qui concerne la directive sur les armes, les décisions prises doivent être appliquées rapidement. Sur ces sujets, il n’y a plus de décisions à prendre : elles ont été prises, et il faut les appliquer. Si les institutions européennes ne comprennent pas que la non-application des décisions prises est une manière de ruiner la réputation de l’Europe dans sa capacité à protéger ses citoyens, alors elles seront responsables de la déréliction de l’Europe ! Il faut le dire très clairement : ce n’est pas responsable, ce n’est pas sérieux. Quand le risque est grand, on doit s’élever au-dessus d’un certain nombre de considérations partisanes et politiques et prendre ses responsabilités. Quant à l’idée d’un service de renseignements européen, je n’en dirai pas plus…
La déterritorialisation de la BRI, du GIGN et du RAID est l’objet de deux démarches. Tout d’abord, avec le directeur général de la police nationale et le directeur général de la gendarmerie nationale, nous allons présenter, dans quelques semaines, un schéma d’implantation des antennes du RAID, de la BRI et du GIGN. Elles couvriront l’ensemble du territoire national et, en cas de tuerie de masse, la complémentarité des implantations permettra aux forces d’intervention rapide d’intervenir dans des conditions bien plus optimales. Ensuite, ce schéma permettra-t-il l’intervention du GIGN dans Paris ? Oui, car un inventaire de compétences est en cours, et le GIGN a des compétences que d’autres n’ont pas, de même que le RAID a des compétences que le GIGN n’a pas. Si nous avons besoin de recourir aux compétences spécifiques des uns ou des autres, je ne vois aucune raison de ne pas y faire appel. Le RAID pourra donc intervenir en zone gendarmerie si nécessaire. Je veux faire sauter ces cloisons, très réelles, à l’intérieur de la maison « intérieur » ; ce n’est pas facile, mais je le ferai, parce que l’intérêt de la lutte antiterroriste l’impose. »

Philippe FOLLIOT

Député du Tarn

Président exécutif

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Drame de Bruxelles : urgence d’agir au-delà des frontières nationales

Le terrorisme vient à nouveau de frapper. Après Madrid, Londres et Paris, Bruxelles devient à son tour le théâtre de la violence barbare et aveugle. Cette fois, en plein cœur du quartier des institutions européennes emblématiques de soixante-dix ans de paix sur le continent. Après le concert, la terrasse de café et le stade de football, c’est à un autre symbole du vivre ensemble européen que s’est attaqué le fanatisme. Si la Belgique est touchée, l’onde de choc atteint tous les Etats membres de l’Union. Allons-nous enfin prendre la mesure de nos obligations?
Symptôme d’une époque instable dans laquelle l’obscurantisme refait surface, le terrorisme est un mal avec lequel nous allons devoir apprendre à vivre. Nous devons désormais apprendre à vivre avec la menace terroriste. C’est dire combien notre vigilance est requise. Mais la Sûreté et la Sécurité sont au coeur des missions assumées par les Etats. Or ceux-ci sont encore jaloux de leurs prérogatives et les services de renseignements tardent à échanger leurs informations. On se souvient qu’au lendemain des attentats du Bataclan Salah Abdelslam, contrôlé par les forces de police françaises, poursuit sa route vers la Belgique où il est fiché comme dangereux. Les services en cause disposent de systèmes nationaux de données et s’abstiennent de tenir un fichier commun.
Le Ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve ne manque pas une occasion de dénoncer les lenteurs du parlement européen à propos de l’adoption du projet de PNR, le fameux Passenger Name Record , dispositif que les Américains ont adopté dès après les attentats du 11 septembre 2001. Il permet de retracer le parcours d’individus ayant pris des vols à destination de l’Europe. Je salue le volontarisme de notre Ministre mais ne nous racontons pas d’histoires. Les propositions aujourd’hui sur la table ne vont pas jusqu’au bout de leur logique. Je plaide bien sûr pour que nous avancions vite sur ce dossier. Mais nous ne pouvons pas nous en satisfaire. Ce que le texte prévoit c’est la création de 28 bases de données nationales, sans fichier central alimenté automatiquement. Le partage d’informations sera seulement volontaire. Les ministres de l’intérieur ont refusé le partage obligatoire et systématique d’informations précieuses, au nom de la souveraineté nationale. Ils ont ajouté qu’il leur faudra deux ans pour transposer et appliquer le dispositif.
C’est le même attachement obsessionnel à la souveraineté nationale qui empêche nos chefs d’Etat ou de gouvernement de créer un corps de garde-côtes et de garde-frontières pour protéger les frontières extérieures de l’Europe. L’Union va-t’elle enfin cesser de n’être qu’une addition d’égoïsmes nationaux. C’est dans ces conditions, que les Européens se montrent incapables de peser sur les affaires du Monde, au Moyen-Orient comme en Ukraine. Contraints à sous-traiter à la Turquie le contrôle d’une partie de ses frontières extérieures, à quel prix?
La démonstration est pourtant cinglante. Faute d’avoir doté l’Union des moyens requis, les Etats membres donnent en spectacle leur impuissance. S’ils ne veulent pas devenir les fossoyeurs de l’idée européenne, nos dirigeants doivent passer aux actes et proposer des véritables solutions européennes. Il est temps de reconnaitre que dans la mondialisation un nombre croissant de prérogatives de souveraineté ne seront exercées effectivement que si elles sont partagées. Je veux encore croire au sursaut pour que l’Europe reprenne sa place dans l’Histoire.

Jean Arthuis
Président
Député européen

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«Un jour noir pour la Belgique, un jour tragique pour l’Europe»

Les attaques terroristes qui ont ravagé Bruxelles ce matin constituent un terrible rappel de la prégnance de la menace qui, désormais, s’est ancrée durablement dans le quotidien de l’ensemble des citoyens européens.

Nous devons, en ce moment de douleur, nous associer et partager le deuil du peuple belge. Il faut également saluer la détermination des autorités belges, qui agissent pour sécuriser Bruxelles et rassurer la population, et plus largement l’action des services d’urgence.

Après Paris, Istanbul, Ankara, Bamako, Ouagadougou et Abidjan ces derniers mois, la ville de Bruxelles est durement frappée par ce qui apparaît comme étant une attaque coordonnée, préméditée et savamment programmée, suite à l’arrestation, il y a quelques jours, de Salah Abdeslam, dans la commune de Molenbeek, grâce à l’action efficace et concertée des polices belges et françaises.

Cette arrestation nous a montré la voie à suivre pour l’approfondissement de la coopération sur le plan policier et judiciaire. Pour y parvenir, la seule solution est l’intensification des échanges d’informations entre les pays désignés par Daesh comme cibles privilégiées.

Tout doit donc être fait en faveur de la mise en place du registre européen des passagers aériens (PNR), alors que le vote du Parlement européen à ce sujet est bloqué par certains élus, qui doivent désormais prendre leurs responsabilités ! Par ailleurs, la création effective d’une cellule européenne de coordination du renseignement – dans l’attente d’une Agence dédiée – sur le modèle d’Eurojust et d’Europol est urgemment attendue, comme cela avait été indiqué à la suite des attentats de janvier 2015 à Paris.

La France a décidé, à juste titre, de renforcer ses contrôles dans les transports publics, de renforcer la sécurité aux frontières, de mobiliser 1600 policiers et gendarmes supplémentaires, de renforcer le niveau d’alerte de l’Opération Sentinelle, de mieux coordonner les moyens de l’Etat et les autorités politiques locales et régionales. Toutefois, cela ne suffira pas à éviter d’autres bains de sang. Il convient de tendre vers davantage de responsabilité. La résilience et la vigilance citoyenne constituent une arme puissante. Brandissons là avec détermination. S’il est impossible de vivre au quotidien dans l’état d’urgence, l’état de vigilance maximum est, quant à lui, un « état d’esprit » que nous devons tous intérioriser. Cela me semble être le comportement le plus juste à adopter en ce moment tragique.

Philippe Folliot

Président exécutif

Vice président de l’UDI chargé des questions défense et de sécurité

Député du Tarn

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LIBRES ET RESPONSABLES

« La liberté est un système de courage » (Charles Péguy)

La France est capable du meilleur comme du pire. Ses enfants peuvent devenir des talents reconnus mondialement, tels les mathématiciens, scientifiques, artistes, sportifs… ou sombrer dans les ténèbres du désespoir et s’abandonner au terrorisme. La vocation de la France est la grandeur. Jetons donc aux orties le « déclinisme » ambiant. Mettons un terme au spectacle de l’impuissance politique, sortons de l’exaspération, de la colère, et mettons notre révolte au service de l’action positive. Écoutons l’historien Patrick Boucheron. A l’occasion de sa leçon inaugurale au Collège de France, le 17 décembre, il nous livre un message optimiste qui nous place face à nos responsabilités : « Il y a certainement quelque chose à tenter. Comment se résoudre à un devenir sans surprise, à une histoire où plus rien ne peut survenir à l’horizon, sinon la menace de la continuation ? Ce qui surviendra, nul ne le sait. Mais chacun comprend qu’il faudra, pour le percevoir et l’accueillir, être calme, divers et exagérément libre». Sachons stimuler notre imagination et conjuguer avec ardeur les vertus inestimables de la lucidité et du courage. Abandonnant la loupe pour la longue-vue, libérés de la tyrannie du court terme, nous imaginons la France dans vingt ans, ouverte sur le Monde, accueillante, prospère, solidaire. Une France écoutée et influente dans une Europe au sein de laquelle elle partage avec ses partenaires de larges prérogatives de souveraineté pour être en mesure de les assumer effectivement. La France qui, grâce à l’Europe, participe à l’organisation du Monde.

Avec la mondialisation l’humanité n’a d’autre choix que de prendre son destin en mains. La COP 21 qui vient de se tenir à Paris est une avancée prometteuse. Il ne sert à rien de pleurer sur la globalisation et de prôner le repli sur soi, le rétablissement des frontières, le rejet de l’étranger, le retour du nationalisme. Au contraire, nos valeurs humanistes nous dictent de prendre part à l’organisation du monde pour qu’elle offre à chaque homme, quel que soit son pays, son territoire, l’espérance et la confiance en son avenir. Nous partageons les propos de John Fitzgerald Kennedy dans son discours pour la Paix : « Car au final, nous habitons tous cette même petite planète. Nous respirons tous le même air. Nous chérissons tous l’avenir de nos enfants. Et nous sommes tous mortels ».

Mais si nous voulons être entendus au plan mondial, ce ne peut être qu’avec la force et le crédit d’une Europe enfin rassemblée dans une volonté de puissance, de dépassement des égoïsmes nationaux. Depuis 1989, la chute du rideau de fer et son rapide élargissement, l’Union peine à retrouver son âme et sa boussole. Le défi européen c’est une Europe dotée de compétences souveraines (monnaie, économie et finances, diplomatie, défense armée, numérique, énergie…) et gouvernée en conséquence pour dynamiser son économie, assurer le plein emploi, maîtriser les flux migratoires, lutter contre le terrorisme, assurer la sécurité des Européens, combattre les fraudes fiscales. Une Europe qui parle aux Européens. Cette puissance européenne ne peut se faire à 28. Le cœur de l’Europe c’est l’Euro, sa relance part d’une impulsion courageuse des six pays fondateurs.

Pour être entendus au plan européen, les Français doivent d’abord mettre de l’ordre dans leur propre maison. Oser les réformes structurelles sans cesse ajournées par lâcheté des majorités successives et de leurs gouvernements. Ce qui appelle une autre approche collective, libérée des clivages partisans qui stérilisent l’action et marginalisent le pays. La tâche à accomplir est immense : rétablir la compétitivité des entreprises, encourager l’innovation, fortifier l’école et l’enseignement, simplifier les législations et règlements, requalifier les cités et banlieues, les territoires ruraux abandonnés par l’Etat, calibrer au plus juste la dépense publique, rompre avec les déficits chroniques et l’endettement qu’ils déchaînent, libérer les initiatives locales et les expérimentations, décentraliser les actions pour la formation professionnelle et l’emploi. Une vision de moyen et long terme doit permettre de rompre avec les politiques d’affichage immédiat et de bluff en vigueur.

Mais pour être entendus, les citoyens sont appelés à s’engager dans les rouages de la vie collective. Ils sont acteurs de leur destin et veulent s’impliquer dans le débat sur les options qui conditionnent leur avenir. À l’évidence les partis politiques n’organisent plus la confrontation d’idées et n’éclairent plus le chemin du débat public. Vides d’adhérents, vides d’idées, ils sont devenus des appareils tournés sur eux-mêmes. Village Potemkine de la vie politique, les partis distraient les media et désolent nos concitoyens. Notre famille, le centre, n’est pas exempte de critiques à cet égard. Notre plateforme « Libres et responsables » tend à réunir des femmes et des hommes libérés de leurs étiquettes politiques autour d’une vision du Monde en devenir et n’ayant d’autre ambition que de formuler des propositions crédibles et de concevoir un projet pour la France.

Notre vision

Si la mondialisation est aussi vieille que le Monde, le XXème siècle a changé la donne. Les moyens modernes de transport et de communication, la révolution numérique, ont renversé nos frontières traditionnelles, mis en échec nombre de législations et régulations nationales, délocalisé aisément activités et emplois, fait naître des empires technologiques et financiers déjouant la puissance des États-nations. La compétition est avivée, implacable, désordonnée, déclenchant des drames économiques et climatiques. La violence des krachs financiers, propagés instantanément au monde entier, s’apparente à celle des tsunamis. Les déséquilibres deviennent vertigineux, l’enrichissement sans limite des uns insulte la pauvreté affligeante des autres. Crises sociales, misère, guerres, migrations de populations, émaillent l’actualité.

La mondialisation devient le bouc émissaire. Des voix s’élèvent pour « démondialiser », préconiser le repli et le rétablissement des frontières. Il est vain de braquer nos regards dans le rétroviseur, c’est prendre le risque d’un retour aux nationalismes qui ont ensanglanté le continent européen pendant la première moitié du XXème siècle. Pour nous, la nostalgie est une impasse.

Le défi que nous devons relever est d’assumer la mondialisation. Les hommes ont envahi notre planète. Un nouveau chapitre de l’histoire de la Terre vient de s’ouvrir. Jamais la responsabilité politique n’a été à ce point prégnant : par aveuglement, par abandon, par passion, par folie, les hommes peuvent anéantir la vie. Nous n’avons d’autre choix que de participer à la régulation du Monde. Qui peut croire que la France, à elle seule, pourrait peser sur l’évolution, la régulation et sans doute la gouvernance générale ? Les forces significatives sont à l’échelle des continents. C’est donc l’Europe qui nous donnera les moyens de faire respecter, sinon partager, nos valeurs. D’ores et déjà, nous mesurons l’incapacité de nos États à exercer effectivement leurs prérogatives de souveraineté, qu’il s’agisse de diplomatie, de Défense, de Sécurité, de maîtrise des flux migratoires, de régulation du numérique, nos dirigeants donnent en spectacle leur impuissance. Face aux promesses déçues, l’exaspération gronde.

Nous avons la conviction que l’Europe nous donnera les moyens de prendre part à l’humanisation de la mondialisation. Celle qui donnera l’égalité des chances à tous les hommes, où qu’ils résident. La construction de l’Union européenne est en chantier. Du fait de l’égoïsme des États membres, elle reste une communauté disparate, privée de gouvernement et de boussole. Les crises majeures auxquelles elle fait face aujourd’hui, l’euro, les migrations, le terrorisme, l’atonie économique, le chômage, constituent autant de cas d’école pour une pédagogie convaincante. La France doit retrouver sa place dans le leadership européen. Pour cela, elle doit être exemplaire et crédibiliser ses messages par la réussite des actions qu’elle mène au plan national.

La conduite de la politique n’est plus compatible avec les approches dogmatiques et le déni de réalité, comme l’illustre les atermoiements du président de la République. Les normes édictées au plan national sont promptement contournées du fait de la globalisation. Les activités, les emplois comme la matière imposable sont devenus hautement volatiles. N’ayant plus réellement prise sur les réalités, les acteurs publics cèdent à la tentation du paraître et de la communication, aux annonces vite démenties par la réalité. L’art de gouverner s’est perverti.

Le temps est venu de rappeler les principes de base et de recadrer la méthode. Seule une France apaisée, sereine et confiante pourra regarder l’Europe et le Monde bien en Face.

Notre méthode

L’État Providence nous a anesthésiés, repliés dans des revendications corporatistes, conservatrices. La priorité est de replacer les citoyens dans leurs responsabilités en les libérant du corset de normes et de règlements qui freinent l’audace et l’esprit d’initiative. La citoyenneté est indissociable de la contribution aux charges publiques, au payement de l’impôt et des cotisations sociales.

Notre fiscalité est assise sur une série d’hypocrisies. Première d’entre elle, l’illusion de l’égalité devant l’impôt quand notre système est mité de niches fiscales. L’idée séduisante mais inexacte selon laquelle il est politiquement correct de faire payer les entreprises, autrement dit « les patrons » a organisé méticuleusement le chômage de masse. En effet, au stade final, les entreprises répercutent toujours le poids des prélèvements qu’elles acquittent sur les prix proposés aux consommateurs. Ce sont donc les ménages qui payent l’impôt, toujours. Dans la mondialisation et à l’heure où les ressources se font rares, il est temps de rendre sympathique l’impôt de consommation, autrement dit  la TVA. Controversé, il reste l’impôt le plus juste car il pèse, contrairement aux charges sociales, du même poids sur ce que nous produisons en France, et ce qui est fabriqué ailleurs. L’allègement du coût du travail doit améliorer la compétitivité. Le chômage et l’exclusion déshumanisent un pan entier de la société. La véritable injustice est de laisser une partie de la population sans travail, en lui assurant un pouvoir d’achat financé par la dette publique. Au risque de laisser courir l’idée que ceux qui ne travaillent pas disposent de ressources plus importantes que ceux qui perçoivent un salaire au niveau du smic. Cynisme à l’encontre des générations à venir et abandon de souveraineté au profit de nos financiers et des marchés.

L’endettement public, depuis quarante ans, est devenu abyssal. Globalement, nos dépenses publiques atteignent 57% de notre Produit Intérieur Brut, soit dix points de plus d’en Allemagne. La réduction ne peut plus attendre. Elle nécessite arbitrages et réorganisation en profondeur. Il faut aborder ce défi avec confiance car la restriction des moyens financiers est le plus puissant stimulateur de l’innovation et de l’intelligence. Nous observons que la réforme des collectivités territoriales n’a jamais pu prendre corps par la loi. En revanche, la réduction des dotations versées par l’Etat depuis ces dernières années suscite de nombreuses initiatives de mutualisation des moyens, de transformation des services, voire la fusion de communes jusque-là inenvisageable. Le cap à suivre est l’équilibre et la performance.

Tous les agents publics, élus ou fonctionnaires, conformément au principe fondamental énoncé dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen doivent « rendre compte de leur administration ». Autrement dit, la transparence reste la meilleure prévention contre les gabegies et les dérives. Le rôle des élus, notamment des parlementaires, est de contrôler l’action du gouvernement et des administrations publiques. Au motif de vouloir exister, nous avons multiplié les lois et règlements inutiles aux seules fins de prolonger les illusions. En conséquence, moins de textes normatifs et plus de contrôles par les élus eux-mêmes.

Pour remettre la France en marche, dynamiser son économie, rétablir sa compétitivité, relancer les investissements productifs, de courageuses réformes structurelles sont désormais incontournables. Elles ont pour objet de libérer les énergies, l’inventivité, l’envie d’entreprendre bridés à l’extrême par la constitutionnalisation du principe de précaution. L’hystérie normative doit cesser. Les règles qui encadrent la vie des entreprises, pour tendre vers la pleine efficacité, doivent être simples, larges, nettes et stables, dans tous les domaines (fiscalité, droit du travail, environnement, sécurité, santé). Au surplus, l’avènement d’un marché unique européen et la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes, impliquent la mise en convergence des législations et réglementations. N’attendons pas de l’Europe  qu’elle généralise le modèle français. Nos performances plaident contre nous.

La France souffre de sa gouvernance. Les majorités successives et leurs gouvernements ne parviennent pas à enclencher les réformes. Elles opèrent dans la réalité virtuelle. Une fois élus, les présidents de la République et leur gouvernement occupent le pouvoir sans l’exercer. À l’évidence, il est maintenant démontré que les grandes réformes ne peuvent être conçues et conduites en opposant un camp contre l’autre. La division droite/gauche donne un poids excessif aux extrêmes des deux bords dont curieusement les programmes se rejoignent (abandon de l’euro, sortie de l’Union européenne et retour à la souveraineté nationale). Des majorités d’idées, des coalitions peuvent se constituer autour de propositions débattues dans la clarté devant les Français. Le pragmatisme et l’efficacité doivent primer sur l’esprit de clan.

En tout état de cause, les effets d’annonce et d’optique sont déclarés hors-jeu. L’affichage immédiat est une supercherie. Les acteurs politiques doivent se montrer pédagogues.
Nous attendons du prochain président de la République et de la prochaine majorité parlementaire qu’ils rendent le pouvoir à des Français plus libres et responsables.

 

NOS DOUZE PROPOSITIONS POUR UNE FRANCE LIBRE ET RESPONSABLE

I – UNE ECONOMIE LIBEREE AU SERVICE DU PLEIN EMPLOI

Une économie plus compétitive grâce à l’allégement massif des charges sociales assises sur l’activité (salaires et revenus des professions indépendantes), compensé par un accroissement du taux de TVA;

Mesure immédiate : la TVA sociale.

Un droit du travail simple et stable facilitant l’embauche de nouveaux salariés ;

Mesures immédiates : instauration du contrat de travail unique, flexibilité accrue du temps de travail en fonction du niveau d’activité, généralisation d’un système de négociation décentralisée au niveau le plus proche des entreprises.

Une reconnaissance des formes nouvelles de collaboration en adéquation avec un monde de l’activité en mouvement ;

Mesure immédiate : clarification du  statut de travailleur indépendant en vue d’ouvrir largement la voie à des nouvelles formes de collaboration et d’économie participative.

 

II – UN ENSEIGNEMENT ET UNE FORMATION RESPONSABLES

Un enseignement en phase avec les besoins de la société afin que l’école soit un premier pas vers l’activité;

Mesures immédiates : Promotion de l’apprentissage impliquant un partenariat école/chefs d’entreprise et, en parallèle, promotion du statut d’apprenti européen facilitant la mobilité des apprentis avec l’appui des bourses Erasmus.

Des établissements plus autonomes pour définir leur projet pédagogique avec les parties prenantes (parents, collectivités territoriales, milieux professionnels);

Mesure immédiate : revaloriser les rémunérations des membres du corps enseignant, et préciser l’autorité des directions d’établissement.

Décentralisation du service public de l’emploi en lien avec la formation professionnelle ;

Mesure immédiate : régionalisation de Pôle emploi et implication des entreprises dans la reconversion par le recours à la formation en alternance, déclinaison du modèle « apprentissage ».

 

III – UNE ADMINISTRATION PERFORMANTE

Rendre la parole aux territoires et libérer leur créativité en décentralisant et éliminant les dualités de compétences entre les institutions publiques (État, Régions, Départements, communes, institutions sociales);

Mesures immédiates : Suppression des compétences partagées, fusion des Caisses départementales d’allocations familiales et des services d’aide sociale des conseils départementaux. Laisser aux collectivités territoriales une forte capacité à expérimenter et innover (ex. les Maisons d’assistantes maternelles).

Une sphère publique plus flexible en limitant le statut de la fonction publique (État, collectivités territoriales) aux missions régaliennes et en réduisant l’appareil institutionnel et politique.

Mesure immédiate : réduction du nombre des parlementaires, députés et sénateurs et suppression du Conseil Économique, Social et Environnemental.

Une administration performante soumise à l’exigence et à la rigueur;

Mesures immédiates : Fin des « 35 heures » dans les trois fonctions publiques,  prime de résultat et rétablissement de la « journée de carence ».

IV – UNE PUISSANCE EUROPEENNE

Une Europe politique, prenant appui sur la zone euro (19 États) et découplée du grand marché à 28. L’Union européenne, addition d’égoïsmes nationaux, a vécu. Le temps est venu de constater que le mouvement s’opère à deux vitesses. L’urgence est de consolider le cœur historique;

Mesure immédiate : Proposer aux six pays fondateurs de mettre à l’agenda du Conseil européen une proposition de refonte des Traités pour donner à la zone euro les moyens d’une politique économique créatrice d’emplois.

Une Europe de l’essentiel centrée sur la monnaie, la défense, la sécurité, l’asile, le contrôle des frontières extérieures, la politique de l’énergie. En contrepartie, l’Europe cesse de s’immiscer dans les réglementations relevant des États membres ou de leurs échelons décentralisés;

Mesure immédiate : création d’un parquet européen, mutualisation des moyens diplomatique et consulaire et création d’une armée européenne composée des instruments militaires des six pays fondateurs, institution d’un corps de gardes-frontières et gardes côtes.

Une Europe plus juste profitant d’une monnaie unique pour instaurer une fiscalité harmonisé entre européen et profitant du poids de cette monnaie pour lutter contre les fraudes et les paradis fiscaux. Les Européens doivent avoir l’ambition d’utiliser leur monnaie comme instrument de régulation et de sanction des opérateurs extérieurs, comme le font les États-Unis d’Amérique grâce au dollar.

Mesure immédiate : création d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe pour assurer une concurrence loyale et freiner les délocalisations d’activités et d’emplois hors de l’espace européen. Mise en place d’une assiette commune d’impôt sur les bénéfices des entreprises.

*
*          *

La France, patrie de la liberté, a placé son sort dans les mains d’une aristocratie bureaucratique, d’une République monarchique. Elle s’est ligotée de toutes parts au cœur d’un monde qui bouge à vive allure et s’adapte. Les alternances politiques sont sans effet sur la conduite des affaires publiques. Le théâtre médiatique, s’il aide encore à espérer accéder au pouvoir, ne parvient plus à masquer l’impuissance. Il est vain d’imaginer notre avenir sans relever les défis de la mondialisation et porter des projets en harmonie avec la puissance que nous apportera une Union européenne en marche vers le fédéralisme.
Pour remettre la France en marche, osons la liberté. La liberté stimule la responsabilité, elle se nourrie du courage.

Fait à Château-Gontier, le 3 mars 2016

Jean ARTHUIS

Président

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Primaires 2016: une candidature libre et responsable

A l’occasion de son Congrès tenu ce-jour à Paris, et réunie autour de son président Jean Arthuis et de son président exécutif Philippe Folliot, l’Alliance centriste, composante fondatrice de l’UDI, a lancé sa plateforme « Libres et Responsables ».

Elle exprime une vision de la mondialisation et de ses défis, présente pour la France et pour l’Europe un projet ambitieux et pragmatique.

L’Alliance centriste (15 parlementaires), à la veille des échéances électorales de 2017, entend porter ce projet à la primaire « de la droite et du centre » par le biais d’une candidature.

Jean Arthuis & Philippe Folliot

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Libres et Responsables: l’Alliance centriste prend les devants

« La liberté est un système de courage » (Charles Péguy)

Les formations centristes sont appelées à faire connaître leur position à propos de la Primaire organisée par Les Républicains, ouverte à la Droite et au Centre en vue de désigner le candidat qui sera investi pour prendre part à l’élection présidentielle du printemps 2017. D’ores et déjà, plusieurs parlementaires centristes ont pris parti pour l’un ou l’autre des candidats connus issus de rangs des Républicains. Situation regrettable, révélatrice de la fébrilité que suscite l’état de santé de l’UDI.
L’UDI, par la voix de son président, Jean-Christophe Lagarde, conditionne son implication dans la primaire à un accord électoral sur les législatives qui suivront l’élection présidentielle. En résumé, prenant en compte l’hypothèse de l’élection du candidat de la Droite et du Centre, les députés sortants Républicains et UDI sont investis comme candidats uniques appelés à soutenir le nouveau Président de la République. Dans les circonscriptions détenues par un député de gauche, la répartition des investitures à des candidats uniques se ferait dans la proportion de 2/3 Les Républicains, et 1/3 UDI. Qui peut valider un tel accord? Nicolas Sarkozy, en sa qualité de président des Républicains. Mais je doute qu’il puisse s’engager au nom d’autres candidats. Au surplus, s’il validait ce dispositif, il serait immédiatement récusé par ses concurrents Républicains. Cet accord serait encore perçu comme une tambouille et cuisine politicienne que les Français rejettent fortement.
Il n’y aura pas d’accord électoral. S’il doit y avoir un accord électoral, il ne pourra se conclure qu’avec celui qui sortira vainqueur de la primaire.
Dans ces conditions, l’UDI peut-elle désigner un candidat, et un seul en raison du cahier des charges adopté par Les Républicains? Les déclarations récentes et diverses des parlementaires UDI en faveur de candidats Les Républicains entame la crédibilité du candidat éventuel de l’UDI. En outre, son score servirait de référence pour évaluer le poids des centristes dans les investitures pour les législatives.

En conséquence l’UDI n’est pas en mesure de présenter un candidat estampillé dans la primaire. Peut-elle apporter son soutien à l’un des candidats membres des Républicains? Il est déjà trop tard eu égard aux choix des parlementaires. Et ce serait la négation de l’UDI comme parti politique. En tout état de cause, si cela devait se faire, ça ne pourrait résulter que d’une adéquation entre la vision, les valeurs et le projet de l’UDI et les propositions portées par le candidat choisi. A ce stade, les programmes rendus publics par les candidats sont trop sommaires, l’UDI n’a rien mis sur la table et elle tarde à développer la structure appropriée pour y parvenir à brève échéance.

C’est dire l’urgence de nous identifier par notre propre projet. S’il doit y avoir des candidatures centristes à la primaire, elles n’engageront que les composantes dont les candidats sont issus. L’Alliance centriste prend les devants. En débattant, adoptant et publiant notre manifeste « Libres et Responsables », nous posons un jalon au sein de la famille centriste. Nous le proposerons à nos partenaires au sein de l’UDI.

L’absence de candidats centristes lors de la primaire a l’inconvénient de laisser le Centre en marge de la scène médiatique. A charge pour nous de démontrer que nous travaillons le fond. Les citoyens sont exaspérés par les petits calculs et les querelles de personnes. Nous nous devons de préparer une candidature centriste à la primaire pour la présidentielle 2017. Si in fine nous devrions nous rallier à un candidat de la Droite, il ne pourra s’agir que d’une convergence de valeurs, de vision et de programme. Pas question de choisir un tel parce que nous récusons tel autre. Notre adhésion ne peut être que fondée sur des convictions partagées, à l’abri des petits calculs.

En résumé, travaillons le fond et préparons des candidats incarnant le renouveau politique. Pour accéder aux responsabilités, nous participerons à la primaire pour convaincre nos concitoyens que nous avons une « valeur ajoutée » spécifique. La politique reste évidemment un rapport de forces et de crédibilités.

Jean Arthuis
Président de l’Alliance centriste

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Philippe FOLLIOT interpelle la Secrétaire d’Etat en charge du Numérique sur la problématique des zones blanches

Le jeudi 26 février 2016, Philippe FOLLIOT a interrogé le Gouvernement au sujet de la problématique des zones blanches.
Regrettant qu’aujourd’hui encore trop de villages ruraux français, notamment dans le Tarn, soient privés de connexion internet et de réseau en téléphonie mobile délitant peu à peu le lien social des populations isolées, il s’est étonné que, dans le Tarn, seule une commune  figure dans le plan d’amélioration de la couverture mobile du territoire mis en place par le Gouvernement.
Il a aussi souligné l’incohérence de la politique du Gouvernement qui par exemple oblige les agriculteurs à faire par internet leur déclaration pour la PAC alors que nombre d’entre eux sont situés en zone blanche, n’ont pas accès à internet et ne peuvent donc pas répondre aux demandes de l’Etat en la matière.
Ainsi, au vue des inégalités croissantes entre les territoires et des problèmes persistants causés par cette situation inacceptable en 2016, il a demandé à Madame la Secrétaire d’Etat comment le Gouvernement allait agir pour répondre à cet enjeu majeur au cœur des préoccupations de nos concitoyens et ce particulièrement dans l’Est du département, dans les monts de Lacaune.

Vous trouverez la question et la réponse ci-dessous :

M. Philippe Folliot. Madame la secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, je voudrais attirer l’attention du Gouvernement sur le sujet des zones blanches, qui doivent être urgemment équipées en téléphonie mobile et en internet.

En effet, de nombreux foyers ruraux peinent à obtenir une couverture numérique raisonnable. La part de la population située dans une zone dépourvue de réseau téléphonique et de connexion internet est estimée à 20 %, et plus de trois quarts des Français seraient encore privés de très haut débit. Or une bonne couverture numérique contribue à créer et à consolider le lien social, lien qui ne cesse de se déliter dans les régions les plus isolées de notre pays. En outre, les investissements dans ce domaine sont nécessaires pour favoriser le développement économique. À l’heure du « tout numérique », les entreprises ne peuvent pas se permettre de s’installer dans des territoires où le réseau est de mauvaise qualité, voire inexistant et les populations sont gênées dans leur vie quotidienne.

Face à ce problème, vous avez, avec le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, lancé le plan « France Très Haut Débit ». Dans un courrier en date du 26 novembre 2015, vous nous avez ainsi annoncé qu’à la suite d’une campagne de mesures réalisée dans 620 centres-bourgs, 171 ont été identifiés comme n’étant pas couverts. Mais au vu de la liste des bénéficiaires, je constate que, pour le département du Tarn, seule la commune d’Algans figure dans le plan d’amélioration de la couverture mobile du territoire mis en place par le Gouvernement.

Par conséquent, trop de villages ruraux se voient encore privés de connexions internet et du réseau de téléphonie mobile tout en assistant de bien loin au développement dans les métropoles de technologies toujours plus rapides et performantes. Dans le Tarn, c’est notamment dans les zones de montagne et dans l’est du département que la situation est inquiétante. Nombre de communes de ce territoire disposent de moins deux mégabits de débit, soit le Moyen Âge de l’internet ! Ces inégalités entre territoires ont trop duré et participent à la fuite de nos entreprises et de nos services hors de nos villages et de nos campagnes, favorisant ainsi la désertification rurale.

Je souhaite savoir ce que les pouvoirs publics comptent faire afin de résoudre ce problème majeur pour nos concitoyens.

Mme Martine Pinville, secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire. Monsieur le député, je vous prie tout d’abord d’excuser l’absence de Mme la secrétaire d’État chargée du numérique, qui m’a chargée de vous transmettre sa réponse.

La couverture numérique en réseaux à très haut débit fixes et mobiles est une priorité pour faire de l’égalité des territoires une réalité. Comme vous le savez, le Gouvernement s’est engagé à améliorer l’accès au très haut débit et aux services mobiles de communications électroniques.

Notre priorité, c’est de répondre à l’urgence en visant en premier lieu les communes qui n’ont aucun accès au mobile. Nous avons lancé deux campagnes de vérification de terrain pour établir une liste de communes à couvrir. Elles ont permis d’établir une liste de 268 communes qui pourront bénéficier, de la part de l’ensemble des opérateurs de réseaux mobiles, d’une couverture en internet mobile d’ici la fin 2016, ou six mois après la mise à disposition d’un pylône. D’ici la mi-2017, les quatre opérateurs auront l’obligation d’équiper en haut débit mobile 2 200 communes qui n’y ont pas accès. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes – l’ARCEP – pourra sanctionner tout manquement. Enfin, une mesure complémentaire a été prévue pour identifier 800 sites d’intérêt particulier, qu’il soit économique, touristique ou lié à un service public, qui pourront être couverts au cours des quatre prochaines années.

S’agissant plus particulièrement du département du Tarn, 15 communes ont été signalées et vérifiées. Deux de ces communes, non couvertes, devront être équipées conjointement par les quatre opérateurs : Algans et Vieux. Par ailleurs, sur les 32 communes du Tarn qui n’ont pas accès à l’internet mobile, 14 restent à équiper et bénéficieront d’une couverture 3G d’ici la mi-2017.

La relance du programme de résorption des zones blanches mis en place par le Gouvernement vise ainsi à répondre à l’urgence. Si ce programme n’épuise pas la question de la couverture du territoire en services mobiles, il permet, à court terme, d’améliorer la situation dans près de 3 300 communes rurales.

S’agissant du très haut débit fixe, les échanges se poursuivent entre les services de l’État et le conseil départemental du Tarn, dans le cadre de l’instruction du dossier. L’élaboration de projets d’infrastructures aussi ambitieux est complexe et nécessite la mobilisation de toutes les énergies. Nos services sont pleinement mobilisés à cette fin, mobilisation qui, je le sais, fait écho à celle du conseil départemental du Tarn.

Sur l’ensemble du territoire, 13,9 millions de locaux sont éligibles au très haut débit et tous le seront d’ici 2022. C’est l’engagement du Président de la République.
La couverture numérique en réseaux à très haut débit fixes et mobiles est une priorité pour faire de l’égalité des territoires une réalité. Comme vous le savez, le Gouvernement s’est engagé à améliorer l’accès au très haut débit et aux services mobiles de communications électroniques.

Notre priorité, c’est de répondre à l’urgence en visant en premier lieu les communes qui n’ont aucun accès au mobile. Nous avons lancé deux campagnes de vérification de terrain pour établir une liste de communes à couvrir. Elles ont permis d’établir une liste de 268 communes qui pourront bénéficier, de la part de l’ensemble des opérateurs de réseaux mobiles, d’une couverture en internet mobile d’ici la fin 2016, ou six mois après la mise à disposition d’un pylône. D’ici la mi-2017, les quatre opérateurs auront l’obligation d’équiper en haut débit mobile 2 200 communes qui n’y ont pas accès. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes – l’ARCEP – pourra sanctionner tout manquement. Enfin, une mesure complémentaire a été prévue pour identifier 800 sites d’intérêt particulier, qu’il soit économique, touristique ou lié à un service public, qui pourront être couverts au cours des quatre prochaines années.

M. Philippe Folliot Je vous remercie, madame la secrétaire d’État. Cependant, il y a toujours un décalage entre de telles annonces et les réalités du terrain. Par exemple, dans la commune de Saint-Pierre-de-Trivisy dont je suis élu, un jeune médecin est venu s’installer, mais l’absence de haut débit a compliqué son installation en l’empêchant de communiquer avec les autres médecins – et je ne parle pas de la télémédecine, qui est hors de portée.

De même, on constate l’inadéquation entre la stratégie de l’État et la réalité, quand on demande aux agriculteurs de remplir par télédéclaration les formulaires de la PAC alors qu’ils n’ont pas accès au haut débit dans leurs exploitations. La différence de traitement est trop grande entre le monde rural et le monde urbain : il est urgent d’y remédier.

Philippe FOLLIOT

Président exécutif

Député du Tarn

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Congrès de l’Alliance Centriste

Le Congrès de l’Alliance centriste aura lieu le samedi 27 févrer 2016 à l’Assemblée Nationale.

Voici l’Ordre du jour:

MATINEE (Réservée aux adhérents)

9H00 ACCUEIL

9H30-10H00
1. CONGRES STATUTAIRE
• Présentation du rapport moral
• Approbation des comptes

10H00-12H30
2. DEBAT AUTOUR DU PROJET ET LA STRATEGIE PRESIDENTIELLE A ADOPTER
• Présentation du programme « Libres et responsables »
• Débats sur les amendements et contributions des fédérations par les Présidents

3. POSITION POLITIQUE DANS LA PERSPECTIVE DES ELECTIONS EN 2017
• Primaire de la présidentielle
• Présidentielle
• Législatives
• Sénatoriales

 

********
12h45-14H DEJEUNER AU RESTAURANT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
********

APRES-MIDI

14H-16H
4. PRESENTATION DE LA SYNTHESE DU PROGRAMME SUITE AUX DEBATS ET ECHANGES DE LA MATINEE

5. CONCLUSIONS
• Philippe Folliot, Député du Tarn – Président exécutif de l’Alliance centriste
• Jean Arthuis, Député européen – Président de l’Alliance centriste

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Communiqué de Michel Champon – Secrétaire général en charge du projet et des études

« Un Ersatz de remaniement ministériel pour quoi faire? 

Où est la France dans cette décision? »

La nouvelle composition du gouvernement annoncée jeudi dernier ne laisse pas sans de lourdes interrogations ?
Au-delà des questions de personnes, qui sont certes importantes mais au fond subalternes, le vrai sujet est avant tout celui du sens de l’action, et de l’appréhension forte des enjeux et des défis qui sont devant nous et qui font l’objet d’attentes insatisfaites de nos compatriotes.

Et déjà, force est de constater que les ministères économiques, qui sont au cœur des urgences, sont soit rétrogradés comme MACRON soit renvoyés au fin fond de l’ordre protocolaire comme le BUDGET !
Mais il est vrai que les déficits publics sont un non-sujet !
Quant aux reformes sur le droit du travail, on a hélas bien compris des propos du Président que rien ne serait décidé sans l’aval des états-majors syndicaux, y compris les referendums d’entreprises…
Dans ces conditions, on peut être surs du résultat hélas…

Pour la vision et l’innovation, il faudra là aussi attendre la suite ?
Qu’on en juge : M BAYLET sera ministre de l’aménagement du territoire, des collectivités territoriales … et de la ruralité !
Beaux sujets certes mais pour faire quoi à un moment ou l’ETAT n’a plus un sou et, pour ne citer que la ruralité et l’aménagement du territoire, les CPER sont déjà signes et entres en vigueur ?

Autres réflexions :
–          Quel message sur l’EUROPE ? Les médias ratiocinent sur AYRAULT le germanophile… Peut-être, mais juste observer qu’il n’est pas ministre des affaires européennes ! (Ou est M.DESIR ?). Et que la situation du monde est telle qu’il faudra assurer une présence forte et permanente sur l’ensemble du globe. Ça n’est pas une mince affaire.
–          Pourquoi un gouvernement aussi pléthorique et doté de portefeuilles ésotériques telle  « l’égalité réelle », voire d’une utilité douteuse telle « l’aide aux victimes » ? Faut-il vraiment dépenser de l’argent public sur des sujets qui, en réalité, doivent être suivis par des administrations ? Au pire cela dénote des dysfonctionnements majeurs, mais dès lors c’est plus grave pour la gestion publique.
–          On ne s’étendra pas outre mesure sur les portefeuilles attribués aux personnalités venues du monde improbable des verts car on a bien compris, ici, que seule la communication et la gesticulation en étaient à la source…

 

Au-delà de cet affligeant constat se posent cependant des problématiques lourdes qui se présenteront à tous les partis de gouvernement. Sans doute est-ce aussi un sujet de réflexion pour nous ?
–          Tout d’abord, cette démarche démontre, mais de façon quasi caricaturale, que notre pays est entré dans une phase de présidentialisme exacerbée ?
Le Président nomme et vire ad nutum, sans contrôle, sans logique et surtout sans qu’il y ait de contrôle politique au sens noble du terme. Car on oublie souvent que, dans les grands pays, qui sont souvent des états fédéraux au demeurant, la séparation des pouvoirs est bien établie et qu’il y a donc une réelle régulation démocratique. Dans notre pays, encore hyper centralisé, le Président veut à la fois présider, c’est à dire s’occuper des intérêts supérieurs du pays, et gouverner, c’est à dire passer du coq à l’âne en permanence ! C’est une dangereuse illusion et au-delà des capacités d’un homme ou d’une femme. L’échec est assuré et il faudra s’en souvenir pour la suite…
–          De même, et certains médias l’ont souligné hier, force est de constater la faiblesse et l’indigence du vivier en personnalités en mesure d’assumer des postes ministériels. Du coup, les nominations – et on l’a vu hier – viennent en quasi-totalité de la haute fonction publique ENA en tête ou d’apparatchiks. Ça n’est pas du tout une preuve de bonne santé démocratique dans un pays où, sans aucun doute, les talents ne manquent pas ! Et soyons justes : ce constat ne concerne pas que la gauche et on risque de voir la même chose en 2017 si on n’y prend garde.
–          Au fond, et c’est là encore un joli sujet, tout ceci démontre hélas la grande misère et la grande viduité de nos partis politiques, qui ne savent – à l’exception de l’AC qui s’y efforce ! – ni constituer des gisements d’idées et de propositions, ni permettre l’admission et la promotion de nouveaux cadres pour le pays. Leur fonctionnement, qui évolue souvent entre le mini césarisme ou la guerre des clans sur fond de réseaux et d’enjeux de pouvoirs subalternes, ne correspond pas ou plus du tout à la réalité de la société, ouverte sur le monde et qui ne connait plus ni portes ni fenêtres! Et, on ne peut que le déplorer, des mouvements qui se prétendent eux-mêmes à la pointe de la démocratie moderne et de l’innovation politique ne sont pas les derniers à donner une image exécrable d’un fonctionnement opaque et courtisan…
–          Il faudra prendre garde a tout ça si – quel que soit le camp – on ne veut pas à nouveau décevoir en cas d’alternance ?
–          La majorité en place nous donne le mauvais exemple et nous indique le chemin à ne pas suivre !

A nous de relever ce défi!
Michel Champon
Secrétaire général en charge du projet et des études

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Révision Constitutionnelle

L’année 2015 aura été marquée par de terribles et lâches attentats perpétrés sur notre territoire. Le 7 janvier 2015, le journal « Charlie Hebdo » était attaqué, ses journalistes pris pour cible tout comme la Communauté juive et nos forces de police. Pour la première fois depuis très longtemps, notre liberté d’expression et nos valeurs étaient remis en cause par un groupe de terroristes venus pour tuer.

Le 13 novembre dernier, c’est notre jeunesse et notre mode de vie, et au-delà le Sport et la Culture, qui ont été pris pour cible lors d’une attaque aveugle et sanglante à Paris et Saint-Denis. Pour répondre au défi de l’unité nationale, le Président de la République, après avoir déclaré l’Etat d’urgence, a réuni le Parlement réuni en Congrès à Versailles le lundi 16 novembre 2015. Lors de son allocution, il a annoncé de nombreuses mesures pour lutter contre le terrorisme et combattre l’organisation DAECH.

Ainsi, un projet de loi constitutionnelle pour protéger la Nation face aux attaques terroristes a été présenté devant l’Assemblée nationale le vendredi 5 février, le lundi 8 février et le mardi 9 février 2016 avec pour objectif d’inscrire l’Etat d’urgence et la déchéance de nationalité dans le Constitution française.
Le lundi 8 février, la constitutionnalisation de l’Etat d’urgence a été adoptée. Je n’ai pas pu participer au vote car j’étais en circonscription pour répondre à des engagements pris avant l’inscription du texte à l’ordre du jour. Néanmoins, je m’étais déclaré favorable à la constitutionnalisation de l’Etat d’urgence qui, selon moi, ne posait pas de problèmes majeurs s’il pouvait être mieux durablement par le Parlement. Un amendement déposé par le Groupe UDI, que j’avais cosigné, a été adopté pour rendre plus effectif ce contrôle.

Le mardi 9 février, j’ai participé aux débats sur l’article 2 relatif à la déchéance de nationalité (https://www.youtube.com/watch?v=5Ho2gLcUm44). J’ai alors déclaré en séance que pour moi la déchéance de nationalité posait un certain nombre d’interrogations et n’était pas la préoccupation première des français. Regrettant la création d’une nouvelle iniquité entre les binationaux et les mononationaux et doutant de l’efficacité de la mesure au demeurant symboliquement importante, je me suis abstenu lors du vote de l’article 2.

Néanmoins, je souhaite qu’un message soit envoyé à ceux qui nous combattent et je voterai toutes les mesures qui iront dans le bon sens pour lutter contre ce terrible fléau qu’est le terrorisme. La France est un grand pays et le premier devoir de l’Etat est de protéger son territoire et ses habitants. Ainsi, en responsabilité, je voterai cette révision constitutionnelle.

Philippe FOLLIOT

Président exécutif

Député du Tarn

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Communiqué de presse de Jean Arthuis

« Petit marchandage ou Brexit »

« Une Europe réformée ou une Europe sans lui, c’est le message qu’essaye de délivrer David Cameron avec son référendum.

Le Premier ministre britannique entend encore réclamer de nouvelles concessions à ses partenaires européens. Dans ses intentions, le Premier ministre britannique s’oppose à l’intégration politique au sein de l’Union et exige le pluralisme des monnaies. Il prive ainsi l’Europe d’un instrument dont les USA se servent pour infliger de lourdes amendes à des banques et à des entreprises industrielles européennes.

David Cameron dessine une Europe à la carte vouée à l’impuissance et à la désintégration. Il se range ainsi du côté des eurosceptiques par opportunisme politique répondant à son opinion publique nationale.

Partisan d’une Europe fédérale, je  dénonce « le chantage permanent ». Depuis des années, la Grande-Bretagne et ses représentants dans les institutions européennes agissent comme les protagonistes de la complexification de l’Union européenne et apportent quotidiennement de l’eau au moulin des populistes et europhobes. À l’heure de la mondialisation, je plaide pour une Union plus étroite entre les peuples. Je dénonce l’ingratitude de Cameron qui a laissé à la France le soin d’assurer le contrôle de sa frontière au prix d’une zone d’accueil monstrueuse d’inhumanité à Calais.

La position prise par le Président du Conseil pour trouver un accord à tout prix est incompréhensible et inacceptable. David Cameron a plusieurs fois opposé son veto à des réformes nécessaires pour la santé de l’euro, je rappelle au Président français la possibilité qui lui est offerte de faire de même sur les propositions de Donald Tusk.

Le referendum de Cameron est l’affaire des Britanniques. Plutôt qu’un marchandage minable, proposons leur de partager notre vision de l’Union européenne en devenir, une Europe politiquement gouvernée, une Europe puissance mondiale, une Europe compétitive, Une Europe solidaire. Seul point d’accord avec Cameron, oui il faut changer les traités pour que l’Europe revienne dans l’Histoire. »

Jean ARTHUIS

Président de l’Alliance centriste

Député européen

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Communiqué sur l’emploi de Michel Champon – Secrétaire général en charge du projet et des études

« Un slogan français pour traiter la question de l’emploi : AUX GRANDS MAUX, L’ABSENCE DE REMEDES ! » NOUS NE POUVONS PAS L’ACCEPTER ! »

Le sujet emploi – chômage en France a une réalité : 5.000.000 de chômeurs et de précaire !
Son traitement, par d’ailleurs une multitude parfois non identifiée d’acteurs et de structures, a une apparence: l’inertie !
Et son approche politico syndicale a une triste logique : le dialogue de sourds !

A noter d’ailleurs que, suivant les intervenants, qui viennent souvent de la sphère publique ou de « l’expertise intellectuelle », les solutions préconisées slaloment allègrement entre : « Il faudrait tout revoir, la fiscalité, les régimes sociaux, les retraites, etc. » et les incantations d´un passé révolu qui se jettent à la figure les vieilles caricatures des «patrons voyous, de la fièvre inextinguible du profit à tout prix, de l’exploitation de classes, et pour les autres des salariés qui en veulent toujours plus, il faut partager le travail ».
Au-delà de ces brillantes analyses, certes passionnantes au plan philosophique mais dont le réalisme échappe au commun des mortels, la triste réalité de notre pays se résume hélas aux constats suivants :
– La France est et reste à la traine ;
– Elle a fait et fait le choix de l’acceptation du chômage de masse au lieu de la dynamique du travail ;
– Elle prend donc le risque insensé à la fois de diviser le pays au fond et de porter atteinte, à terme, a la protection sociale ;
– Elle s’enfonce dans des déficits publics abyssaux qui ne résisteront pas à des hausses de taux d’intérêts !

Les acteurs institutionnels, quant à eux, s’en tiennent benoitement à des discours ou des postures toutes faites et pré établies :
– L’ETAT, pour sa part s’arc boute sur des enjeux de pouvoir illusoires et dépassés mais bien ancrés chez les ayatollahs de service, notamment les fonctionnaires du ministère du «travail ».
– Les syndicats -tout au moins les technostructures syndicales souvent issues de la sphère publique -qui s’en tiennent à défendre ceux qui sont déjà protégés au détriment de ceux qui n’ont rien. Et qui, surtout, se trouvent investis dans les discussions avec le gouvernement d’une compétence politique qu’ils n’ont pas et qu’ils n’ont pas à avoir ! et ceci pour une raison simple c’est qu’ils sont IRRESPONSABLES… Ça compte en démocratie.
– Les organisations officielles d’employeurs ne sont pas exemptes non plus de critiques avec leurs demandes souvent pathétiques, peu imaginatives et arc boutées de façon quasi obsessionnelle sur le licenciement !
Ont-ils donc si peu confiance dans leurs entreprises et leur capacité managériales ?

Bref ; on perd du temps sur des faux semblants ou des dialogues de sourds inopérants et stérilisants !
C’est donc là que le politique doit se retrouver et prendre ses responsabilités !
Comme le disait DANTON à la tribune de la CONVENTION : « vu l’importance du problème il faut DE L’AUDACE, ENCORE DE L’AUDACE ET TOUJOURS DE L’AUDACE ! »
Si on considère que des choix clairs doivent être fais pour rétablir la confiance -qui est la base de la dynamique économique –  pour favoriser l’emploi en ouvrant les portes et les fenêtres soit en libérant les énergies, il faut y aller carrément !
Mais, dans cette optique, il faut DECIDER sans tenir compte des chausse trappe, chantages ou blocages venus de sphères non démocratiques et irresponsables.
Le cas échéant, un gouvernement digne de ce nom ne devra pas hésiter à soumettre ses options au referendum car il faut assumer ses responsabilités.
Et le pays jugera au résultat ! c’est la logique et rien n’est irréversible …

Pour un mouvement social, libéral, démocratique et européen comme le nôtre, nous pouvons déjà afficher des options claires, nettes et précises telles que :
– La simplification du contrat de travail ;
– La prise en compte des nouvelles formes d’emplois, participatif et parfois non salarial ;
– Le droit à l’expérimentation suivant la zone géographique, ou le secteur d’activité, ou la taille de l’entreprise par exemple sur les seuils sociaux ;
– L’organisation du travail laissée libre à la négociation d’entreprise – y compris la durée du travail ;
– L’officialisation des referendums d’entreprises

Ces mesures, essentiellement politiques, et d’autres biens sûr, sont de vraies et belles responsabilités pour des partis ou des personnes qui ont l’ambition de gouverner notre beau pays !
Il faut donc y aller, fort et vite !

Michel Champon                                                                                                                                                               
Secrétaire général en charge du projet et des études

Philippe Folliot

Président exécutif de l’Alliance centriste
Député du Tarn

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